[Clip] [Exclusivité] MAKJA – Car née de doutes

Revenir à ses racines tout en ayant été bouleversé par la vie, ses chemins croisés, ses routes abandonnées auxquelles on a donné une seconde chance ; toute l’histoire de MAKJA est transfigurée dans ce magnifique « Car née de doutes », déchirant hommage à l’escapade humaine, à la terre originelle et aux rencontres qui marquent et aident à avancer.

Un parcours atypique dessine les contours de MAKJA : projet né dans les années 1990, alors que le hip-hop traçait ses premiers sillons, il se familiarise avec les mots, leur musicalité, leur sens. Ces mêmes substantifs qu’il va, au fil des années, offrir, avec cœur et intensité, à ceux que l’on a tendance à rejeter ou mettre de côté : prisonniers, personnes en foyers, écoles… Une vocation, diront les uns ; un sacerdoce, penseront les autres. Car MAKJA est avant tout une aventure aussi spirituelle que culturelle, une semence plantée dans le sol du savoir pour grandir et se répandre. Avec « Car née de doutes », le compositeur marque un temps d’arrêt, une pause, une respiration ; dans les paysages corses qui l’ont vu grandir, il se ressource et, devant nous, renaît. Avec, constamment, ce désir de nous montrer quels sentiers il faut prendre pour partir en quête de soi, de son essence autant que de son existence.

« Mes chemins de croix et de pénitence. Il n’existe pas de route connue d’avance. » L’art se met au niveau de l’individu au fil de ces errances, du regard profond et habité de l’auteur sur les courants, les pierres et les ciels qui, face à nous, s’entrelacent, en plans serrés, pour former une seule et même créature. L’imaginaire aura rarement été aussi réaliste, façonnant une créature d’argile, d’eau et de granit qui bouge au rythme berçant et lyrique de « Car née de doutes ». Une vocation que l’on remet en question ? Pas longtemps, en tout cas. En effet, le messager, observant ses fondations et son périple, fixe le futur avec autant de sérénité que de curiosité. Chaque verbe, chaque note, chaque instrument est un pas supplémentaire. La marche devient course, comme pour atteindre le lieu propice à la conclusion d’un cycle et au commencement d’un autre. Une idylle, comme MAKJA le dit si bien lui-même ; une union qui enlace l’être, l’environnement et la pensée, avant un final d’une beauté subjuguante et bouleversante. Une trace que l’on veut impérativement suivre ; une renaissance unie à une formidable libération.


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