C’était le dernier happening de l’été au Ferrailleur dans le cadre des concerts sauvages. Ce jeudi 4 septembre, sous un ciel légèrement voilé, le trio LUPO a offert aux Nantais une performance mémorable, entre phrasé percutant et respirations électroniques, pour une émotion tout sauf synthétique.

Avec son premier long format, Nuits d’ailleurs, LUPO invite à un voyage renouvelé, sans perdre le charme omniprésent du récit. On plonge comme dans un livre à travers les mots de René Bergier, conteur et chanteur aux textes incandescents qui mêlent le réel au fantasme, le terre à terre à l’azur. Entre slam élancé et électronique vagabonde, le groupe déploie ses territoires imaginaires avec une force créative évidente, investissant la scène de plain-pied avec envie et complicité.
Sur la pelouse synthétique devenue son terrain de jeu, René Bergier saute et virevolte, micro au poing. Il est accompagné par Nicolas Hild, technicien bienheureux à la batterie et aux machines, et Fabien Tabuteau, exigeant aux synthés et à la guitare. Leur générosité scénique est totale. Durant un peu plus d’une heure, le trio a livré un concert que l’on aurait aimé voir durer une vie, tant la traversée était à leur image : authentique, brûlante, contagieuse et terriblement vivante.
Maîtres de leurs émotions et de leurs « Sentiments », à l’instar de ce nouveau titre joué dos au soleil couchant sur la Loire, LUPO offre à voir le meilleur de la chanson française à texte : pleine d’ambition, d’enjeux et de réflexion sur l’instant présent.
Intensément prenant et pourtant si doux et tendre, ce concert fut une parenthèse précieuse dans une époque frénétique.
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