Local Natives – Hummingbird

Déjà la troisième écoute, et toujours le même plaisir de reprendre à la première piste comme s’il ne s’était encore rien passé.
Après Gorilla Manor en 2009, le quatuor californien sortira le 29 janvier prochain son second album Hummingbird, après avoir dévoilé Breakers puis Heavy Feet.

Local Natives - Hummingbird

Mais prenons donc l’écoute dans l’ordre, car cet album impose sa première force par son tracklisting  à la trajectoire directe et harmonieuse.

La mise en bouche se fait sur « You & I », sublime pop-rock ornementé de la voix douce et tenue de Taylor Rice.
« Heavy Feet » consacre alors toute l’intensité et la sensibilité possible dans quatre minutes d’une orchestration onirique et léchée, puissante et prenante.

Local Natives soigne l’enchainement des plus mélancoliques sur « Ceilings », planant et veillé par ses chœurs doucereux avant de dévoiler le (trop) discret « Black Spot » qui met bien du temps à prendre son envol sur près de cinq minutes (trop longues).

On sautera donc du train avant le crash pour prendre une direction plus porteuse sur « Breakers », pop méticuleuse calée sur des montagnes russes avec ses descentes vertigineuses et ses ascensions progressives.

On observera le chemin parcouru sur « Three Months », où le chant de Taylor Rice fait des merveilles, troublant de sincérité, accompagné sobrement au piano et aux rythmiques, tandis qu’on cherchera à s’enfuir sur « Black Balloons », indie pop concentrée et perdue, sûrement trop appliquée pour qu’on y prenne véritablement goût.

Ce sera d’ailleurs loin de changer avec « Wooly Mammoth », qui ne brillera que sur ses tous derniers couplets où la voix résonnante de son leader et les rythmiques lourdes et prenantes l’empêcheront de tomber aux oubliettes.

Local Natives

« Mt. Washington » par contre sera l’un des plus beaux passages de ce second disque des Américains. Après une introduction acoustique, l’invitation se fait pressante par le chant de Taylor, l’incursion du piano puis de la batterie pour un titre indie pop indétrônable.

L’exploration touchera à sa fin sur l’intense « Colombia » donnant des frissons dans tout le corps par son minimalisme pur, où le duo chant piano sera complété par des touches légères de guitare et de basse.

Conclusion tout aussi soignée et sublime sur « Bowery », où les chœurs ont encore leurs mots à dire et leur émotion à véhiculer.

À l’écoute de ce second disque des natifs de Los Angeles, on croit sur parole ces quatre musiciens quand ils se disent de la Cité des Anges avec leurs voix aériennes et planantes. Local Natives nous fait profiter d’une suite cohérente à leur premier essai, qui même si elle s’essouffle un peu parfois, reprend ensuite du poil de la bête pour nous livrer une majorité de compositions mémorables.

Local Natives 2

Hummingbird des Local Natives sera disponible le 28 janvier chez PIAS et Infectious.

thelocalnatives.com

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