[Live] Julia Jacklin et Olympia aux Étoiles

On avait laissé Julia Jacklin il y a trois avec ses partitions mélancoliques aux forts accents americana. La voici de retour dans la capitale, encore plus forte avec « Crushing », déjà dans nos favoris de l’année. Pour l’accompagner, une autre Australienne s’est révélée au public parisien : la fascinante Olympia.

crédit : David Servant

Cette dernière, embarquée par Julia Jacklin dans ses bagages en guise de première partie, Olympia est venue présenter un deuxième album qui ne devrait tarder à être annoncé. En solo, avec sa guitare électrique, la chanteuse se dévoile au travers de compositions jangle pop et sa voix mélodieuse qui nous baladent dans un univers catchy. Une version dépouillée d’un disque évidemment plus produit et complexe à appréhender, mais dont l’interprétation montre également tous les atouts avec classe et maîtrise.

La native de Wollongong a un très bon lot de tubes dans son coffre, mais dont elle n’a encore révélé que le réjouissant « Shoot to Forget ». Sa chevelure blond platine et sa pop y invoquent en même temps Molly Rankin (Alvvays) et autres Amber Arcades. Pour la suite, il faudra encore attendre un peu, mais en guise de rattrapage son premier long-format sorti il y a trois ans de manière assez confidentielle donne déjà le ton. L’Australie ne nous avait donc pas encore montré toutes ses perles.

Révélation folk avec « Don’t Let the Kids Win » il y a maintenant trois ans, Julia Jacklin était attendue au tournant au début de l’année avec son nouveau disque « Crushing ». Écriture piquante et sensible, morceaux minimalistes ou partitions plus enjouées, elle a pleinement rempli son contrat de conteuse de déboires amoureux. Introspective, généreuse, cathartique, elle s’illustre en studio comme sur scène, jouant des expressions dans sa voix et d’arrangements très influencés country.

De la fragilité vocale d’une Sharon Van Etten, aux accents americana de ses productions évoquant sa cousine kiwi Nadia Reid, Julia Jacklin envoûte toujours, en guitare-voix ou en full-band, puisqu’elle a quatre acolytes sur scène à ses côtés pour reproduire le champ instrumental de ses deux albums. « Body », « Don’t Know How to Keep Loving You » ou le plus ancien « Pool Party » s’enchaînent ainsi dans cette ambiance de partage intime et respirant la sincérité, transcendée par la délicatesse vocale de leur interprète originaire des Montagnes Bleues. C’est une Australienne décidément pas comme les autres, qui passe sûrement un nouveau grand cap avec son « Crushing », pour s’élever parmi les grand(e)s singer-songwriters de 2019. Il va en effet falloir aller la chercher pour lui ravir le sommet des best of annuels.


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