[Live] Jack Lena, in a hurry et Treaks à Trempo

Dans la Grèce Ancienne, les Anthestéries fêtaient le dieu Feu triomphant des ténèbres. Pour sa première carte blanche, l’association et collectif Muses réunissait ce jeudi soir à Trempo, le temps d’une soirée inaugurale « Anthestérie #1 », trois formations audacieuses naviguant entre folk onirique, synth pop avant-gardiste et post-punk explosif. Retour en textes et en images sur cette nuit musicale pleine de belles surprises.

Treaks – crédit : Fred Lombard

Jack Lena

Le premier groupe à se produire ce soir, c’est Jack Lena, duo folk de la région parisienne. Un écrin sobre et aéré, idéal pour se laisser porter par la voix rêveuse et atmosphérique de Morgane accompagnée d’Hugo à la guitare électro acoustique. Un heavenly folk envoûtant qui n’est pas sans évoquer la voix de contralto angélique de la chanteuse de London Grammar, Hannah Reid. Durant la performance du tandem, l’envoûtement sera constamment maintenu, soutenu par les compositions originales, mais également une reprise magnétique et inspirée de « San Francisco » de Maxime Le Forestier, suivie d’un medley enchanteur joué en solo à la lyre, sur une chanson de La Chica. On en retiendra un concert très apaisant devant un public plus qu’attentif et discret transporté par la douceur des émotions d’un combo voix – guitare. Un vrai cocon de douceur et une parenthèse idéale pour déconnecter du réel.


in a hurry

Plus radical dans sa proposition, le jeune in a hurry compose sur scène une pop cybernétique et exploratoire, très expérimentale et synthétique, inspirée par la pop mélancolique de James Blake, l’electronica dansante de The Blaze et la future pop d’Oklou. Accompagné aux machines, pads et claviers par deux ami·e·s sur scène, in a hurry expose au vocodeur ses états d’âme avec une intensité généreuse, renversante et souvent troublante tant sa performance se montre viscérale et sans garde-corps. Un vécu transcendé et mutant, intime et puissant, qui se nourrit de la house, de la techno et des musiques club.


Treaks

Pour Treaks, le plaisir d’offrir et nous, la joie de recevoir les décibels à profusion est toujours intacte depuis notre première rencontre l’été dernier sur l’esplanade du Hangar à Bananes, dans le cadre des concerts sauvages du Ferrailleur. Pas de doute, le post rock des Nantais·e·s se fait toujours aussi fun et puissant pour le power trio. Ça s’amuse et ça joue terriblement bien, avec une efficacité redoutable. Au chant et à la guitare, Clothilde est toujours là pour faire la comique de service en prenant la pose, quand elle ne revendique pas haut et fort, avec beaucoup plus de sérieux et de rage, l’impératif consentement sur le nécessaire et cinglant « Tiny Brains ». Et à ses côtés, les très efficaces Théophane à la basse et au clavier et Owen à la batterie ne font jamais pâle figure et encore moins de la figuration en assurant un jeu parfaitement maîtrisé, métronomique et technique comme du math rock. De quoi faire grimper la température de quelques degrés dans le club de Trempo pour finir cette soirée « Muses » en beauté.


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Fred Lombard

Fred Lombard

rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques