[Clip] Ignatus – Le détroit de Béring

Issu du projet collectif [e.pok], dont le disque est prévu pour le 27 octobre prochain, « Le détroit de Béring » nous conte les souvenirs d’un voyage et de ses étapes grâce à la profondeur sobre et émouvante d’Ignatus, artiste en constante évolution, en mouvement perpétuel et à l’inspiration intarissable. L’amour dans sa froideur glaciale, l’espoir de la chaleur de l’autre, à travers une mise en images sobre et somptueuse.

Depuis longtemps maintenant, Ignatus multiplie les expériences sans jamais se répéter. Auparavant chantre d’un renouveau de la chanson française, le compositeur s’est peu-à-peu orienté vers ses propres désirs, ses impulsions artistiques à la fois intimes, romantiques et poétiques. Avec [e.pok], collectif mélangeant sons acoustiques et électroacoustiques et art-vidéo, l’homme se met en scène dans les réminiscences d’une histoire qui ne peut être que la sienne. Première étape de ce périple, « Le détroit de Béring » porte en son sein autant de solitude que de désir, appelant l’être adoré sans jamais savoir si sa venue se confirmera ou non. Un pan d’histoire qui lui appartient mais qui revêt, au fil du court-métrage, une dimension universelle poignante et sortant nombre d’anonymes de l’oubli.

Les photographies défilent, noires et blanches, chacune d’elle traduisant, par son intensité mouvante, le gel le plus mordant et l’isolement total de l’homme face à une nature hostile. Mais celui-ci ne perd jamais espoir, reste constamment éveillé, emporté par une force qui le dépasse. La chaleur des mots d’Ignatus, ses gestes quotidiens rassurants et revigorants, impactent sur les visions que nous contemplons sans pouvoir prononcer le moindre mot. La blancheur de la neige et des paysages déserts enlace le réconfort d’une ode à l’inconnue, à sa présence tant voulue et indispensable. Quelques fondus au gris entre des plans de décors abandonnés, où la plaine féroce reprend ses droits, permettent aux séquences de respirer, de reprendre leur souffle malgré la glace qui emplit les poumons. Le réconfort viendra d’un piano, d’un chant, d’une lueur mélodique que l’on distingue, au loin, et qui nous pousse à avancer, quel qu’en soit le prix ; tout en sachant que notre arrivée ne sera ni mirage, ni illusion, mais bel et bien une libération.


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