Iceage – Søvage et sans concessiön

Tout commence avec une déflagration, « White Rune » et ses râles hypnotisant, qui met tout le monde d’accord dès la première écoute : on peut encore écrire des hymnes à la fois punks, garages, suants et entêtants. Les responsables sont de jeunes danois de 20 ans de moyenne d’âge, sans iroquoise, mais avec encore du kiri sur les joues et leur premier album disponible en import.

Sans concession est l’expression qui résumera le mieux New Brigade. 
Opaques, courts, nerveux, les morceaux ne sont jamais spectaculaires, jamais dégoulinants de gimmicks ou de mélodies racoleuses, mais fonctionnent toujours immédiatement.

Et quelle maturité ! Chaque nouvelle tentative du groupe de Copenhague sonne comme une nouvelle claque. Celle de réussir à convoquer les fantômes de Joy Division à qui l’on aurait collé une crête et dont la fureur ne serait plus contenue, ainsi New Brigade (la chanson) et ses faux-airs de « Love Will Tear Us Apart ».

Le groupe maitrise, en plus, déjà cet art du changement de tempo, se lançant dans des courses effrénées avant de tout relâcher, puis de repartir de plus belle, emmené notamment par un batteur épileptique.

A la fois appliqué et déchainé, Iceage rend hommage avec cet album à 40 ans de musique sauvage en apportant sa propre pierre à l’édifice.

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