Granville intime et Lilly Wood & The Prick déroule au Chabada

Mercredi dernier, une chouette soirée s’annonce au Chabada !
Archi-comble en raison des places sold out depuis plusieurs semaines, j’arrive dans la grande salle une bonne vingtaine de minutes avant le concert essayant de me placer à travers un public impatient et en majorité féminin.

Il faut dire que ce soir les filles mèneront les garçons, avec deux chanteuses lead, Melissa et Nili au charme certain, chacune dans un registre bien à elle.

Granville

Au programme, Granville, quatuor caennais dont le premier album, Les Voiles a le vent en poupe depuis sa sortie récente avec l’impeccable tube french pop « Jersey », lui-même entouré des excellents « Le Slow » et « Nancy Sinatra ».
Granville est l’hôte du second groupe de la soirée en la personne de Lilly Wood & The Prick, formé autour du duo emblématique Nili Hadida et Benjamin Cotto et venu présenter aux Angevins son second album « The Fight » sorti l’an dernier. Récit d’une soirée entre french pop et pop à l’américaine.

Un peu avant 21h, Granville entre sur scène devant un public accueillant.

Moins enjoué et vivant que sur l’album au début, le groupe démarre timidement son concert sur « Les Voiles », avec une certaine fragilité touchante émanant de sa chanteuse Melissa. Fort heureusement, ses trois musiciens plus (r)assurés mettent leur interprète en confiance et l’on passera vite des moments touchants aux moments entrainants.

Granville

Très complices, Mélissa charmera avec sa voix à la France Gall sur « Adolescent » en faisant les yeux doux à son acolyte Sofian à la guitare, lui renvoyant des sourires amusés, tandis qu’Arthur à la batterie, et leur nouveau bassiste joueront avec sincérité et bonne humeur.

Granville

Sur un set pas plus long que leur premier album, une bonne demi-heure en somme, Granville a interprété son joli répertoire aux couleurs tamisées. Heureux de jouer pour nous, de présenter leur album en live, et nous de les découvrir sur scène, l’ambiance était jeune, charmante et décontractée, et c’était presque à nous rendre nostalgiques de l’été en hiver !

Granville

Avec Lilly Wood & The Prick, changement d’ambiance pour un show à l’américaine, bien loin des concerts auxquels nous ont habitués pas mal de groupes français.

Tout semble préparé dans le détail par le duo geek français, montre Casio dorée au poignet gauche pour Nili et pendentif vert phosphorescent porté en collier pour Benjamin, entouré de musiciens méritants.

Lilly Wood & The Prick

Sur un set d’une heure, une grande partie du nouvel album « The Fight » aura été écoulée de « Long Way Back » à « Let’s No Pretend » en passant par les anciennes compositions emblématiques du duo « Down The Drain » et « My Best ».

Lilly Wood & The Prick

Avec Lilly Wood & The Prick, on aura révisé les continents sur la robe de Nili, bougé les bras et les jambes dans tous les sens, vu s’allumer les flammes des briquets derrière nos têtes sur « Briquet », chanté avec Benjamin sur Le Mas, et le public sauter en l’air sur des chansons souvent énergiques et maitrisées sur le bout de doigts.

Lilly Wood & The Prick

Malgré toutes ces bonnes choses, le set aura cependant pâti de l’organisation scénique trop étalée pour favoriser un échange qu’on aurait souhaité plus présent et régulier entre les musiciens, et par là, une complicité plus marquée entre les deux figures centrales du projet parisien.

Lilly Wood & The Prick

De plus, on aura pu regretter une alternance trop forte des titres hypertoniques enchainés à d’autres plus mous du genou, dont le badant « This Is A Love Song » qui aura certain coupé l’élan de certains d’entre nous.

Cela dit, ce fut une bonne soirée passée en compagnie de deux groupes français dont on ne peut qu’être fier de leurs compositions efficaces et sincères. Mais l’on ne pourra également pas s’empêcher de souhaiter vibrer davantage en live pour mieux encore associer l’atmosphère des albums à leur présence scénique.

granvillegranville.com
lillywoodandtheprick.com
lechabada.com

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