[Clip] Gaumar – Buée

Tandis que l’exil enfantin peut devenir un difficile recommencement, « Buée » nous raconte l’histoire d’amitié et de confidence entre deux âmes s’étant enfin trouvées, contre le destin et l’adversité. Le film émouvant d’une innocence qui, dans sa simplicité, parvient à dépasser les âpretés et bouleversements du quotidien.

Nous avons tous connu ce sentiment si dur à accepter. Quand nous avons dû partir, loin de nos amis, des lieux familiers, pour intégrer de nouveaux murs, voir de nouveaux visages. Reprendre là où on ne se sent pas à sa place, la sensation constante d’être regardés comme des étrangers nous frappant en plein visage. « Buée » débute ainsi, au milieu des imprévisibles visions d’une existence qu’un déménagement a bouleversée. La jeune fille a peur, se sent égarée. Elle cherche, tant bien que mal, des repères. Ceux-ci prendront vie dans l’affection intense du texte de Gaumar, dans la simplicité du détail, dans la confession faite à l’être aimé. La complicité visuelle est d’une pureté immaculée, tant et si bien qu’elle nous donne envie, ne serait-ce que le temps d’une chanson, de la ressentir à nouveau.

Alors que la peur de l’absence nous saisit lors de secondes suspendues, la beauté de la scène finale de « Buée » nous emporte, nous fait tourner la tête et chavirer le cœur. Un miracle d’une justesse profonde et sensible, ne sombrant jamais dans la facilité lacrymale. On se passionne pour ce duo improbable mais tellement heureux et communicant sa joie, ses expériences et ses sourires. Un bain de jouvence rare, de ceux que l’on n’ose plus mettre en scène mais dont l’effet, en plus d’être immédiat, perdure tout au long des journées qui suivent sa découverte. Gaumar a su nous toucher, nous prendre par surprise et nous attendrir. Remercions-la chaleureusement. « La moindre chose que j’aime, je la serre un peu trop fort… »


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