[Live] Flavia Coelho au Chabada

Flavia Coelho, véritable bombe de scène, était de passage au Chabada. Malgré la baisse de température annoncée par Météo France, un pic de chaleur a pourtant irradié la salle angevine. L’origine ? La performance survitaminée de la Brésilienne.

Flavia Coelho © Pauline Celle

C’est par le live que j’ai découvert Flavia Coelho – et c’est en concert que je l’aime le plus. Petit coup d’œil dans le rétro. En 2012, j’assiste, dans une Cigale pleine à craquer, à la déflagration Flavia Coelho. Une onde de choc chargée d’émotions positives envahit le public. Généreuse jusqu’au bout, Flavia Coelho fait le show. Elle vient alors de sortir son premier album, « Bossa Muffin », qui a largement séduit la critique et le public.

L’été dernier paraît « Mundo Meu ». C’est ce deuxième album qu’elle est venue défendre au Chabada. Le flow de la brésilienne est toujours saisissant, accompagné de mélodies entêtantes et solaires. On ne peut y échapper. « Mundo Meu » est un instantané de la richesse musicale brésilienne. Trois ans après la Cigale, j’attends Flavia Coelho au tournant.

En fond de scène, un poster reprend la silhouette de la brindille brésilienne. Ses musiciens, Victor Vagh aux claviers et Al Chonville à la batterie, ouvrent le bal. Le temps de se mettre dans l’ambiance et voilà que les spots nous révèlent une Flavia Coelho prête à bondir. La scène est son territoire.

Première surprise : elle joue de la guitare pendant une grande partie du concert. Je crains alors une performance un peu statique – mes doutes sont rapidement effacés par l’incroyable énergie de ce petit bout de femme. Je retrouve la Flavia Coelho de la Cigale : radieuse, spontanée et bourrée d’optimisme.

Durant une heure et demie, on est habilement mené d’une ambiance à une autre. Flavia Coelho nous plonge au cœur de son univers musical : de l’afrobeat à des morceaux franchement dub – on pense notamment au titre « Periferia » étiré de quelques minutes et agrémenté de bonnes basses – en passant par des titres plus langoureux, bercés de sonorités bossa. Le cœur et le corps suivent dans un même élan de bonheur. Et lorsque Flavia, séductrice et taquine, aborde son titre phare « Por Cima », elle annonce que « c’est le moment d’échanger son 06 ». Le ton est donné, ce qui fait rire une partie du public. Mine de rien, tout le monde reluque tout de même son voisin – on ne sait jamais…

A mi-parcours du concert, Al Chonville, le batteur, troque ses baguettes contre le micro. C’est avec surprise que l’on découvre sa voix caverneuse et profonde. Le public le contemple, médusé par ce timbre si grave. Un beau moment.

La folle performance de Flavia Coelho touche à sa fin. Pour clore cette belle soirée, elle décide de nous donner son petit « truc » pour rester optimiste. « C’est simple », explique-t-elle. Elle fait alors s’accroupir l’ensemble de la salle, quelques secondes, avant de monter, monter et sauter ! C’est vrai, c’est simple. Mais ça marche.


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