[Clip] Elias Dris – Turn Off The Night

Baigné d’images subliminales entre ombre et lumière, « Turn Off The Night » d’Elias Dris est une performance à la fois éprouvante et magnifique, conciliant le processus d’inspiration et la transmission physique et mentale à travers une collection d’illustrations profondément marquantes.

Le noir et le blanc. La nuit et le jour. Mais, plus que tout, le testament d’une vie, de moments choisis et éprouvés jusqu’à l’overdose. Il y a tout ça dans « Turn Off The Night » : une histoire d’amour au cours de laquelle il est question de choix, de partage, de symbiose. Un idéal que l’on espère, que l’on prie en attendant qu’il se réalise, ou non. Ces visages nous fixant, ombrés et impersonnels, se donnent la substance par un baiser rapide et volé, une procréation faisant de la passion un élément visible et palpable. Entre ces courbes et reflets, Elias Dris joue, concentré, imprégné par ce qu’il montre autant que par ce qu’il voit et met en scène. Il souhaite que la nuit s’éteigne, que le désespoir s’efface. Et, avec lui, les ténèbres de la séparation.

Imprégné d’une culture parallèle qui nous manque au quotidien, de ces penseurs libres et volontaires que l’Amérique des années 60 nous a offerts, « Turn Off The Night » n’est ni folk, ni rock ; c’est un hymne, une prière, l’interprétation sans fard d’un homme dont la transe se matérialise et dont l’imprécation nous paralyse. Un hommage vibrant et inoubliable aux liaisons égarées, aux pères d’une certaine idée de la contre-culture, aux enfants de la connaissance par l’expérience psychique et sensible. Ne reste plus qu’à savoir, lorsque l’aube viendra, ce qu’elle nous réserve, bon ou mauvais ; mais, en compagnie d’Elias Dris, tous les miracles et toutes les révélations sont enfin du domaine du possible et du tangible.


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