David Abel, Beyond The Black Sea

David Abel aura traversé les mers pour amener jusqu’à nous sa musique, de ses racines en Nouvelle-Zélande à son Montmartre d’adoption, en 2007.

Des collaborations musicales fructueuses et dix-huit mois de travail constant l’auront mené à ce premier album « Beyond The Black Sea« , suite de son brillant « The Charming Ruin EP » paru il y a près de deux ans.

Son premier album, dont la sortie est programmée ce lundi 30 janvier, sonne avec sincérité, celle d’un voyageur insatiable de rencontres humaines et riches des musiques qu’il a pu découvrir au fil de ses années d’écriture.

C’est une invitation dans les paysages du folk parfois aromatisés de quelques notes bluegrass et country qui nous est offerte dans « Beyond The Black Sea », une musique pleine de relief et de couleurs, celles des sentiments où la tendresse et la mélancolie sont évoquées et ressenties à bien des moments.

Souvent réduits à l’essentiel, les arrangements acoustiques de cet album donnent une place de choix à la vraie émotion, amplifiée en présence de son amie Chloé Dunn venue apporter une touche de douceur et de mélodie aux textes.

Mention spéciale à « Every Corner », parfait titre folk, efficace dès la première écoute à la mélodie envahissante, à la manière d’un Cocoon, et à « Potter Fields » où l’imagerie des grands espaces en parfaitement véhiculée.

Sans être un artiste à part, suivant la route déjà prise par les amoureux d’un folk véritable sans fioritures, David Abel signe avec sa petite bande de musiciens un beau disque, comme on se plait à posséder et parcourir un beau livre.

« Beyond The Black Sea » est même particulièrement soigné, et ce sera mon mot de la fin, jusqu’à m’avoir fait parvenir son album dans une petite enveloppe en papier kraft refermée à l’aide d’une corde tressée. De quoi avoir su susciter encore davantage mon intérêt pour la musique et l’artiste.

davidabel.bandcamp.com
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