Dalva, intime à la Dame de Canton

Johan était venu me saluer deux jours auparavant, m’avait reconnu parmi les invités de cette première soirée d’ouverture du Badaboum alors que ses amis d’In The Canopy jouaient ce jeudi-là. On avait eu l’occasion de discuter quelques minutes, sincèrement et simplement de nos projets respectifs, de la chronique écrite au sujet de son EP « Mercenaire » en septembre dernier.
Il m’avait alors proposé de venir le voir en concert samedi à la Dame de Canton, et on lui avait dit qu’on passerait très certainement avec Juliette !
Tout cela partait donc d’une rencontre fortuite. Et nous voilà donc samedi dernier à embarquer sur le quai de la Dame de Canton pour découvrir Dalva et avant cela, son ami Raphaël Herrerias venu assurer la première partie de soirée.

crédit : Fred Lombard
crédit : Fred Lombard

Après la belle découverte de Raphaël Herrerias dont j’ignorais jusque-là tout du projet, j’attends avec curiosité ce qu’a à nous offrir Dalva en concert.
Accompagné d’ Erwan Karren à la basse et aux choeurs, et plus tard à la guitare, et de Thomas Chalindar à la batterie, le trio nous embarque dans une seconde partie de soirée aussi mystérieuse que fascinante.
La Dame de Canton tangue un peu alors que le temps dehors se gâte et qu’on voit les bateaux plus libellules que mouches avec leurs néons éblouissants passer devant les hublots de la péniche amarrée.
Pour autant, pas besoin d’avoir le pied marin pour partir en ballade avec Johan et ses musiciens, car la musique suffit à l’invitation.
Dalva en concert, c’est finalement très proche à ce qu’on avait entendu sur disque. On retrouve cette musique riche de sons et de sens, cette pesanteur des mots, qui nous arrête dans notre course.

crédit : Fred Lombard

Alors on se pose, on s’assoit pour écouter et apprécier le moment rare qui se déroule face à nous, pour se perdre un peu plus dans cette jungle sonore où le français triomphe toujours.
On est attentif aux mots, aux souffles, à ces sourires et ces regards parfois sévères, parfois concernés, parfois plus doux.
On aime cet échange honnête et si humain, ce troc des sentiments où l’émotion s’échange contre de l’attention.
Qu’on adhère pleinement ou pas à l’univers du musicien, Dalva défend un projet singulier dans le grand monde de la chanson folk française, parfois sombre, mais profondément authentique.
Plus que marin, c’est le pied lunaire et l’oreille curieuse qu’il fallait avoir ce soir-là pour apprécier Dalva et son univers foisonnant et riche dans les compositions et les textes. On s’est laissé emporter, on n’a pas vu l’heure passer.

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