Cosmobrown, je le connais depuis la sainte époque de MySpace, premier du nom. Il possédait d’ailleurs l’une des pages les plus originales de la plateforme. Un gros bordel organisé entre GIF animés et collage photo grand format totalement barré, bien dans l’esprit agité de ce versaillais fier défenseur de l’orgy pop.
En ce temps reculé, son premier album « Playin’ With Ya » (sorti en 2010 mais qui tournait déjà un peu partout dès 2008), chargé en hits électros pop, balançait sacrément du côté du dancefloor (Illusion, I’m Only Playin’ With Ya, Catch The Sun).
Une vraie pépite du genre qui lui valut d’être cité comme l’un des 25 meilleurs projets de MySpace par Rolling Stones cette même année.

4 ans plus tard, alors qu’on avait plus ou moins cru à l’extinction du grand chauve aux sunglasses, Cosmo est de retour avec l’EP « Tragic Holiday ».
Pour se mettre en jambe, le chanteur nous propose un « Back To Basics » aux rythmes syncopées entre house, soul et disco sur lequel sa voix suave ne demande qu’à s’exprimer.
L’instrumentation du titre trouble aux premières écoutes par son côté bi-goût où du couplet au refrain, il y a comme deux mondes. Pourtant, Cosmobrown y joue les séducteurs avec une classe inimitable, surtout lorsqu’il est rejoint ses ravissantes partenaires BB Danger, Marlyne B. et Georgette aux choeurs. Drôle d’expérience à vivre.
Place ensuite à la synthpop sur l’éponyme « Tragic Holiday ». Nappes lentes envoyées par son acolyte Julien Baril et univers cosmique pour destination inconnue. Tout un programme (spatial) que nous offre avec constance cette fois-ci Cosmobrown. Des voix solennelles et sensuelles entremêlées et pénétrantes à l’instrumentation minimaliste hypnotique, le dépaysement est total pour ce voyage pas commun.
Quant à la version extended mix du même titre, impossible de ne pas penser un seul moment au « Video Killed The Radio Star » de The Buggles. Cosmobrown donne dans le revival électro et ça s’entend !
Plus proche de son précédent répertoire, « Do It Do It » fait le pari de nous faire danser jusqu’à l’épuisement avec un électro pop très inscrit dans les années 2000. Instrumentation agressive, chant nonchalant, on finit surtout éprouvé par ce revival. Dommage.
On lui préférera (presque) d’ailleurs son remix synthpop atmosphérique à l’ivresse dub signé par Douze.
Pour finir avec les pistes originales, Cosmobrown joue sa carte de grand séducteur, rose à la bouche, sur l’élégant « Complex ». Accompagné tranquillement au piano, à la basse et à la batterie, l’artiste parisien fait du charme à ses dames d’un soir, pour le grand gala de fin d’année. Un sacré séducteur ce Cosmo !

« Tragic Holiday » de Cosmobrown est disponible depuis le 26 mai 2014.
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