Colt Silvers, 1984 et Phyltre : l’indie rock alsacien et avignonnais de passage par la Maroquinerie

Le 8 mars, c’était Deaf Rock qui régalait à La Maroquinerie. À l’affiche, 1984, Phyltre et Colt Silvers. Je ne connaissais pas ces groupes et je préférais ne pas écouter avant d’y aller pour assister à de vraies découvertes.

Du monde, il y en avait ; la jolie salle située dans le 20e arrondissement de Paris était bien remplie et l’ambiance propice à passer une bonne soirée. En regardant le ticket d’entrée, j’ai réalisé que Phyltre était la première partie. C’était écrit en plus petit.

Phyltre

Phyltre

Peu après 20h30, les quatre Avignonnais arrivent sur scène éclairés par une lumière tamisée. Le frontman se tient au centre de la scène, le regard fixe. Et ensuite, tout le monde se met à jouer.
Ma première remarque, c’est que je n’apprécie pas trop l’attitude du chanteur que je trouve arrogante. Plus tard, je réaliserai que tout est calculé. Le jeu de scène du groupe est réglé au millimètre près. Même les pas de danse de la personne citée juste au-dessus.
Mais au-delà de cet a priori négatif, dire que Phyltre est un mauvais groupe serait un mensonge. Sur scène, ça envoie vraiment. Beaucoup.
J’ai apprécié les interactions avec le public, notamment sur l’une des chansons qui commencent par des « clap clap ».

Phyltre

En ce qui concerne les titres, ils sont entraînants et chantés en français. Ce qui est un très bon point. Le titre qui m’a le plus marqué est « Club RIP », très réussi et très abouti. Un tube en puissance.
Trop souvent, les groupes français optent pour l’anglais et à moins de faire une musique vraiment originale, il est difficile de sortir du lot. En choisissant la langue maternelle de Franck Ribéry, le quatuor ne se ferme pas la porte à d’éventuels passages en radio. Bien vu.

1984

1984

C’est un trio qui s’est installé sur la scène de la salle située rue Boyer. Dès les premières notes, je réalise que ce sera moins dansant que le groupe précédent. Sur scène, ça bouge aussi beaucoup moins. Si je devais être objectif, je dirais que c’est bien exécuté, mais que leur musique ne révolutionne rien du tout. Ça part un peu dans tous les sens.

1984

Le bon point c’est que le chanteur de 1984 ressemble un peu à Joseph Gordon-Levitt.

Colt Silvers

La barbe. Oui, le chanteur de Colt Silvers a une grosse barbe imposante. Dans cette formation, les claviers prédominent. Leur place en tête d’affiche n’est pas usurpée dans la mesure où c’est le projet qui semble le plus abouti des trois.

Colt Silvers

Dans l’air du temps, les Colt Silvers ont de beaux jours devant eux. S’il ne fallait retenir qu’un morceau, ce serait « Zugzwang ». Il serait aussi efficace à la radio qu’en club et ça, c’est un bon point. S’ils passent par chez vous, allez les voir.

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