[Live] CocoRosie au Cabaret Sauvage

CocoRosie fait son cirque ! C’est au Cabaret Sauvage que les sœurs Casady ont choisi de se produire pour un concert exclusif le 16 juillet dernier, avant la sortie de leur sixième album, « Clownwidows ».

CocoRosie © Solène Patron

« Rejoignez CocoRosie sur la piste aux étoiles pour un avant-goût sonore et onirique des reines-clowns et de leur cirque-monde. Venez déguisés et le plus beau des clowns recevra un prix ». De toute évidence, l’annonce lancée sur Facebook est entendue vu le nombre de passants-clowns croisés alors que l’on s’approche du Cabaret Sauvage. Visages peinturés, salopette à pois, nœud papillon ou chapeau melon : la soirée s’annonce des plus prometteuses…

Clowns par Solène Patron

Aaah, le Cabaret Sauvage ! On ne peut trouver endroit plus approprié pour ce concert.
Un chapiteau de bois, une salle circulaire sertie de miroirs, des boiseries, un parquet de bal… L’atmosphère est onirique à souhait malgré la chaleur accablante (certains clowns regretteront d’avoir oublié leur maquillage waterproof…). Il ne manque plus que les sœurs Casady pour semer leurs graines de rêves. Mais qui dit cirque, dit d’abord numéro de saltimbanque. C’est donc Spleen qui endossera (tant bien que mal) le rôle du « bouffon égaré » pour chauffer une salle pleine à craquer.

Spleen par Solène Patron

Puis, les fées CocoRosie débarquent sur scène et le cirque devient aussitôt majestueux. À droite : Coco (Bianca), toujours plus à l’aise dans son look garçon manqué avec short de boxe et chaussettes montantes. À gauche : Rosie (Sierra), telle une poupée vêtue d’une robe à froufrous, perruque disco et oreilles de Minnie. Deux styles aussi opposés que leurs attitudes respectives : la première arbore un sourire discret (un tantinet boudeur) qui annonce « attention fragile », quand la deuxième bouillonne de vitalité et n’hésite pas à danser au plus près du public.

Minnie par Solène Patron

Si tout semble les opposer, c’est avec magnificence que les deux sœurs jouent de leurs différences. Et pendant tout le show, la profonde complicité qui les unit fait merveille. Sierra joue au piano, passe à la harpe et dévoile sa voix lyrique. Bianca s’affaire sur des rythmes préprogrammés pour habiller les morceaux de sons aussi étranges que sa voix grinçante et nasillarde. Autour de ces feux croisés : Taku au clavier et à la trompette, et Tez au beatboxn qui nous régale de beats et scratchs aiguisés.

CocoRosie par Solène Patron

CocoRosie maîtrise à la perfection l’art du brouillage des pistes, et développe une esthétique musicale toujours aussi unique. Un mélange des genres qui confronte sans complexe pop psyché, électro ou trip hop sous des airs baroques et fantasques.

Les demoiselles enchaînent les tubes comme les costumes, nous en mettent plein la vue. L’ambiance monte crescendo sans jamais faiblir, jusqu’au final où le concert prend des allures de fête géante. Les clowns d’un soir et autres personnages extravagants sont tous invités à défiler sur le podium avant de rejoindre le groupe sur scène. Après un final explosif, le public repart comblé et des étoiles plein les yeux.


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