[Interview] Circa Waves

L’Angleterre est une fois de plus à deux doigts de créer une nouvelle sensation de rock à guitares. Après quelques singles remarqués et la tournée NME dans les plus grandes salles de Grande-Bretagne en compagnie notamment d’Interpol, Circa Waves s’arrête le temps d’un concert à Paris au Café de la Danse.
Joe Falconer, guitariste du groupe, nous raconte comment les choses sont allées aussi vite pour un groupe formé il y a à peine un an.

Note for our readers : an english/original version of this interview is available after the french one.

Circa Waves

  • Le groupe a seulement été formé l’année dernière. Peux-tu nous dire comment vous êtes parvenu à atteindre ce point aussi vite ?

J’aimerais pouvoir ! Je pense que c’est dû au fait que nous avons beaucoup tourné. On a essayé de faire autant de concerts que possible. On pense vraiment que montrer aux gens un show live excitant est le meilleur moyen de leur dire que notre groupe est un groupe qu’il faut écouter. Également, on a tous déjà été dans des groupes auparavant, donc quand les opportunités sont apparues, on se sentait déjà prêt à les saisir.

  • Vous avez récemment participé à la tournée organisée pour le NME et joué dans de très grandes salles avec des groupes comme Interpol. Tu peux me parler de cette expérience ?

C’était surréaliste. Pour nous, c’était notre première occasion de jouer dans des salles plus grandes et je pense que ça nous a permis de franchir un palier, et de faire de nous un meilleur groupe. Et puis le fait de pouvoir voir Interpol tous les soirs était un gros bonus.

  • Circa Waves est un groupe jeune, mais vous avez dès le départ reçu un énorme soutient de la part du NME, avec de nombreux articles et la tournée. Vous ne ressentez pas un peu de pression sur vos épaules du coup ?

On n’y pense pas vraiment. Si tu commences à trop réfléchir à ce genre de trucs, tu perds de vue ce qui est important. Évidemment, on est très reconnaissant envers NME pour ce soutien, mais on ne fait pas de la musique pour eux, et ça n’est pas la presse qui va se pointer tous les soirs à nos concerts et acheter nos albums. Notre seule responsabilité est par rapport à nos fans, car sans eux, ça sert à quoi la hype ?

  • On vous a beaucoup comparé aux Strokes, même si je trouve personnellement que vous apportez une touche toute british au mélange. Est-ce que c’est quelque chose que vous avez à l’esprit quand vous composez vos chansons ? Je veux dire cette volonté de s’échapper de vos influences pour développer votre propre identité ?

Je pense que ce truc avec les Strokes c’est un petit peu facile.
Quand on a commencé à sortir nos morceaux, les gens ont ressenti le besoin de trouver un point de comparaison, ce qui est légitime. Mais si les gens viennent à nos concerts et écoutent nos nouveaux morceaux je pense qu’ils verront qu’on a définitivement notre propre son, qu’on a pu réellement affûter grâce au fait d’avoir beaucoup tourné l’année dernière.

  • Votre musique sonne directe et est remplie de guitares excitantes. Avec la nouvelle scène en train d’émerger en Grande-Bretagne, menée par les Arctic Monkeys, vous pensez que les guitares sont de retour une fois de plus ?

Oui, la musique à guitare est de retour, mais pour moi elle n’était jamais vraiment partie. Je pense que sa popularité fonctionne par cycles. En ce moment, on se sent un peu en saturation par rapport à la pop music lente bourrée de sons électroniques, et les gens ont envie d’entendre à nouveau quelque chose de guttural et de simple.
Tu peux pas remplacer le côté direct d’une chanson jouée par une guitare, ça touche quelque chose immédiatement en toi. C’est quelque chose qui parle à beaucoup de gens dans leur jeunesse. Ce sont les guitares qui nous ont donné envie à tous de devenir musiciens. On s’asseyait en rond dans nos chambres en essayant de jouer sur les chansons qu’on aimait tout en rêvant de former un groupe. Ça, c’est quelque chose que tu ne peux pas faire avec la musique electro.

  • Quand peut-on espérer votre premier album ? Est-ce que les chansons sont prêtes ?

On devrait pouvoir le sortir au début de l’année prochaine. On a terminé l’enregistrement il y a quelques semaines. Le plan c’est maintenant de jouer ces chansons au plus de gens possible pour qu’ils soient aussi excités que nous le sommes.

  • Vous avez choisi de sortir une version de « Stuck in my teeth » uniquement en vinyl. Pourquoi cette décision ?

La sortie vinyl a coïncidé avec le Record Store Day, ce qui était vraiment cool. On l’a sorti sur un super vinyl jaune. Tu peux aussi le trouver en format digital, mais pour nous quand il est question de faire une sortie physique, le vinyl est très important. La façon dont les gens écoutent la musique a changé, et je pense qu’on a ont tous la nécessité d’avoir dans les mains quelque chose de tangible, et le vinyl est parfait pour ça. On est tous de grands consommateurs de vinyls, donc on va continuer à faire ça pour chaque sortie.

  • C’est votre 3e show à Paris, comment étaient vos premières expériences chez nous ?

On adore Paris, le public est toujours génial et il comprend bien ce qu’on essaye de faire. C’est une ville tellement cool, on est toujours heureux de voir qu’on est bien accepté ici.

  • Ce nouveau concert à Paris a pour but d’annoncer votre participation aux Eurockéennes. Ca vous fait quoi de jouer dans de gros festivals à travers l’Europe tout l’été ?

On est très excités, c’est quelque chose qu’on a toujours voulu faire, car on est déjà tous allés à des festivals en tant que fans. Je suis impatient à l’idée de pouvoir jouer pour des gens qui ne nous ont jamais entendus avant, et de leur donner le meilleur show possible. Je pense que notre style fonctionne bien avec les festivals, on est un groupe qui fonctionne à l’énergie, et ça devrait être fun.

  • Le nom de votre groupe est très poétique et mystérieux. Peux-tu me dire d’où il vient ?

Kieran a écrit la démo de Young Chasers, l’a enregistrée et mise sur Soundcloud en un jour. Alors qu’il était en train de charger le morceau, il a cherché un nom et c’est la première chose qu’il lui est passé par la tête à ce moment précis. Je pense pas qu’il réalisait l’importance de ce moment !

  • Comment est la scène actuelle à Liverpool ? Peux-tu nous faire découvrir un des groupes locaux à nos lecteurs ?

La scène de Liverpool se porte à merveille ! Le mieux dans tout ça c’est qu’il n’y pas un style particulier que tout le monde essaie de jouer, du coup il y a plein de trucs géniaux et différents qui s’y passent. All We Are est un super groupe qui est en train de s’en sortir plutôt.pas mal. Aussi, bien qu’il ne soit pas techniquement de Liverpool, Spring King est un de nos groupes préférés du coin, leur show live est taré.


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ENGLISH

Circa Waves

  • The band was only formed last year. Can you tell us how you managed to reach this point that fast ?

I wish I could! I think it comes down to the amount of touring that we’ve been doing, we’ve been trying to play to as many people as we possibly can. We definitely believe that showing people an exciting live  show is the best way to tell them that our band is a band that they need to listen to. Also, we’ve all been in bands before so when opportunities have come up, we were all really ready to take them.

  • You were recently touring in big venues for the NME Awards Tour with bands such as Interpol. Can you tell me more about this experience ?

It was really surreal. For us it was our first experience of touring larger venues and I think we learnt how to step our live game a bit, so it’s definitely made us a better band. Also getting to seee Interpol for free every night was a huge bonus.

  • You are a young band but you immediately received a lot of support from the NME, with a lot of articles and the tour. Don’t you feel a little bit of pressure on your shoulder ?

We don’t really think about it. If you start putting too much emphasis into that kind of thing you end up losing touch with what’s important.
Obviously we’re really grateful that the NME is on board, but we don’t make music for them and it’s not the press who are going to be showing up to our gigs every night and buying records. Our only responsibility really is to the fans of our music, because without them what’s the point of hype?

  • You’ve been compared a lot to the Strokes, even though I think your add an important « british » side to the mix. Is it something you have in mind when you’re writing songs ? I mean the will to escape from your influences to develop your own identity.

I think the Strokes tag is a little bit of a lazy thing. When we first started releasing songs people felt like they needed to find a reference point and that’s fair enough. But as time goes on and more people come to gigs and hear more songs I think they’ll see that we definitely have our own sound. As the band has gigged and developed over the last year, the sound of the 4 of us playing has really shaped and solidified that sound.

  • Your music sounds direct and  is full of exciting guitars. With the new scene emerging from the UK, under the lead of the Arctic Monkeys, do you think that guitars are back once again ?

Yes, guitar music is back, but for me it never really went away. I think it’s popularity often runs in cycles and at this point in time it feels like we’re a little over saturated with slow burning pop music with loads of electronic sounds and people want to hear something guttural and simple again. You can never replace the directness of a song played with guitars; it hits something very direct within you. It’s something that resonates with a lot of people in their youth, the accessibility of music, it was guitar music that got all of us started on routes to become musicians. We all sat around in our bedrooms playing along to songs we love and dreaming of starting a band, that’s something that you can’t do with electronic music.

  • When can we expect your first album? Are all the songs ready?

We’re looking to release it at the start of next year. We finished recording it a couple of weeks ago, the plan now is to go play those songs to as many people as possible to make them as excited about it as we are.

  • You chose to release a vinyl version only of « Stuck in my teeth ». Why this decision?

The vinyl release we did coincided with Record Store Day, which was really cool, we released it on a really great yellow vinyl. You can also get it in all the digital formats too, but for us I think when it comes to releasing stuff physically vinyl is really important. The way people listen to music has changed and I think people still require that tangible element and I think vinyl is perfect for that. We’re all huge fans of buying vinyl records so it’s going to be something we’ll keep doing with every release.

  • It’s your third show in Paris, how was your first experiences in the French capital?

We love it in Paris, the audiences are always great and I think they have a great understanding of what it is we’re trying to do. It’s such a cool city, we’re always happy when it feels like we’ve been accepted there.

Circa Waves

  • This new show in Paris is to announce your participation to the Eurockéennes. How do you feel about playing at famous European festivals this Summer?

We’re really excited, it’s something we’ve always wanted to do as we’ve all been to festivals as fans before. I’m just excited about being able to play to people who haven’t heard us before and trying to give the best show possible. I think our style is suited to festivals, we’re a high energy band and I think it should be a lot of fun.

  • The name of the band is very poetic and mysterious, could you tell us where it came from?

Kieran wrote the demo for Young Chasers, recorded it and uploaded it to Soundcloud in one day. As he was uploading it he needed a name and it was the first thing that came into his head in that split second. I don’t think he realized at the time how important that split second would be!

  • How is the current Liverpool scene? Could you make discover one of the local bands to our readers?

The Liverpool scene is thriving, the best thing about it is that there isn’t a particular style of music everyone plays so there’s loads of different amazing things happening. All We Are is a really great band who are doing very well for themselves . Also, although they’re technically not from Liverpool itself Spring King are one of our favorite local bands, their live show is insane.


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