Buridane – Pas fragile

Les chansonnières françaises de Clarika à Zazie, ou de Berry à Croze, je ne les ai jamais trop écoutés.
Ces chansons à textes épousant parfois la cause féministe, parlant des bons coups d’un soir comme des sales coups de leur ex, montrant du doigt la société avec une certaine poésie, mais avec une plume acérée.

Tiens, parlons de la plume de Buridane et son premier album « Pas fragile », agréable projet pop chanté en français où sont étalées des confitures amères, sucrées et salées sur 12 tartines plus ou moins croustillantes et parfois friables.

Appétissante, l’entrée servie sur « Badaboom » nous met d’entrain pour parcourir l’album d’une traite, sans petit creux, avec un premier titre engageant parlant avec légèreté de la maladresse.

« J’veux pas savoir j’veux pas connaitre la suite », c’est ce que la Lyonnaise aux cheveux blonds courts dit dans « Parfois on recule », où l’hésitation devient la problématique.

Buridane aborde même les sujets sensibles comme la maladie sur « Jusqu’où petite », avec des textes qui font mouche à chaque fois, tout en restant toujours un peu à l’écart et toujours un peu vague. Comme un refus d’aborder frontalement les sujets délicats pour offrir à l’auditoire sa manière de les comprendre et de se les approprier.

Il y a ces autres titres graves comme ceux de « La Dispute » ou « Le Serment » où la violence n’est jamais effleurée et prise avec des gants…et ces autres titres bien plus légers « Quand j’serai une fille » et « Désolée pour le bordel » qui nous font comprendre bien vite que Buridane a du talent pour trouver les mots ; de ceux qui font du bien à ceux qui touchent à des histoires plus tristes.

Buridane fait partie de ces jeunes femmes qui ont l’amour de la langue française et qui la mettent en parole et musique avec sensibilité, féminité et originalité.

« Pas fragile » de Buridane est disponible chez Believe depuis le 1er octobre.

buridane.fr

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