Berndsen, l’ovni électro islandais

Ne résumons par Berndsen au projet d’un roux barbu et un peu taré, coincé dans les années 80s.

Son projet monté avec l’aide du légendaire groupe électro islandais Hermigervill nous offre, sur un premier album baptisé « Lover In The Dark », plus de quarante minutes d’ambiances électroniques bien barrées, à l’image de ses clips. Un son bien old school, qui me rappelle personnellement la pop de l’anglais Tim Ten Yen sur son fabuleux album « Everything Beautiful Reminds Me of You » sorti en 2008. Évidemment, il faut connaitre.

Fun aurait pu être le fin mot de cet album. « Lover In The Dark » s’annonçait en effet dans les premiers titres comme le parfait album pour les soirées rétro branchouilles avec des titres dansants, pétillants et singuliers. « Radio Frequencies », « In Sight » et « Supertime » en tête.

Il se trouve en réalité que seule la première partie de l’album relève de cette ambiance plutôt légère et sympathique. À partir de « 400 Trips », piste exclusivement instrumentale, et sur les quatre titres suivants, l’ambiance devient vite trop select et il est alors assez difficile d’adhérer dès la première écoute à cet électro venu d’une autre époque, et un peu refroidie sur la fin.

Berndsen signe malgré tout un album fluo pop, incroyablement singulier entre Empire of the Sun, David Bowie et Eurythmics, un peu perché par moments certes, mais qui saura combler bon nombre de nostalgiques du son des eighties.

« Lover In The Dark » sort vendredi chez nos amis de 101Berlin, label indé allemand qui compte déjà dans ses signatures les excellents Who Knew.

www.berndsen.is
www.101berlin.com

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