Bebly, le franc-parler du bonhomme

Refusant de trahir ses textes et ses pensées pour toucher un plus large public, Benjamin Blin ou Bebly exprime pleinement ses sentiments, ses histoires vécues ou fantasmées à travers son second opus « Le Bonhomme » sorti  ce 26 janvier.

D’abord projet d’un homme, c’est aujourd’hui en trio que le projet s’exprime sur galette et sur scène, accompagné de Guillaume Ley  à la basse et de Fabien Rault à la batterie. Les premiers titres énervés et sombres nous montrent un Bebly sur la trace de ceux dont il a croisé la route de Luke à Deportivo. Des paroles aux mélodies sur « Reste encore », « Jérémiades » et « La grande dictée », on est dans le vrai, que ça choque, peu importe. C’est vrai et ça ne ment pas.

Mais tout n’est pas grave, loin de là, malgré des états d’âme durs, Bebly livre également des mélodies plus dansantes, comme avait pu le faire Mickaël Furnon (Mickey 3D), dans « Des saloperies à dire » ou plus apaisées en acoustique sur « Imagine ma conscience après ». Mon coup de cœur de cet album « À Plein Temps » lourd et mélodieux, grave et entrainant. Bebly nous parle, revêtant la casquette du poète contemporain, récitant ses sentiments assumés et odieux à la face de son monde.

Des  paroles bien tranchées aux mélodies en noir et blanc, « Le Bonhomme » de Bebly ne laisse pas indifférent. Il signe un onze titres singulier, au son profondément marqué de références rock françaises indés d’Eiffel à Manu qui prendra forcément sens sur scène avec encore plus de véracité et de sensibilité.

beblyrecords.com

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