Syan, one-man-band des temps modernes.

Partout en France, vous aurez l’occasion de rencontrer un artiste des plus singuliers. Cet homme est un passionné qui va, sur fond de clip façon Charlie Chaplin, jusqu’à user des gadgets de nos années sur-sophistiquées. Un concert riche, fourni et atypique attend quiconque pénètre les salles françaises ! Syan, notre homme du jour – que l’on retrouve derrière le succès d’ « Oserais-je », l’album d’Aurélie Cabrel sorti fin 2011 – est un original et voici l’occasion d’en savoir plus.

  • Tu proposes au public une représentation plutôt atypique. On te voit passer du ukulélé au piano, en passant par la guitare et surtout, par ton ipod ; « Syan, c’est de la pop, et plus particulièrement de l’ipop ». Comment t’est venue cette idée ?

Quand j’ai décidé de partir sur un spectacle solo, je n’avais pas très envie de faire un set piano/voix. La musique est faite de contrastes et je souhaitais que ça ressorte sur scène. J’utilise un Ipod et une application qui s’appelle Nano Studio. C’est un studio virtuel avec une banque de sons et des synthés virtuels. J’ai commencé à composer avec, et puis j’ai fini par l’utiliser sur scène. Toutes les boucles que j’envoie sont jouées et enregistrées dans l’ipod. Avec tout ça je crois avoir réussi à monter un spectacle avec des nuances, passant de titres disons plus « chanson » à des climats, des ambiances plus « electro rock ».

  • Sur scène on te voit aux côtés de Loïc Touzet, mixant en live via un dispositif de projections vidéos, est-ce pour toi un élément essentiel de l’univers de Syan, indissociable de ta musique ?

Je travaille depuis un moment avec Loïc sur mes visuels (pochettes, affiches). En juin 2011 on a commencé à réfléchir à des projections et puis on est partis en Suisse faire une première résidence. L’idée d’accompagner le spectacle d’images me plaisait beaucoup ! Aujourd’hui on projette sur différents supports (notamment une sphère en papier) images d’archives, vieux films et créations de Loïc. Ca précise vraiment l’univers et puis Loïc est avec moi sur scène donc je suis un peu moins seul !

  • On te sent très proche du public, tu n’hésites pas à faire essayer ton installation, cette interaction est importante pour toi ?

Le fait d’être solo m’a déjà beaucoup rapproché du public. Ensuite, il y a une vraie interaction par l’intermédiaire de l’Ipod que je fais essayer aux gens, sans compter que je que je vais jouer un titre en acoustique au milieu du public. Je crois qu’avec les années, j’ai de plus en plus de plaisir à être sur scène ; ce qui n’était pas forcément le cas à mes débuts!

  • Avec de pareilles couleurs, des incursions électro’ qui rappellent le « Live From The Basement » (Radiohead), quels sont les artistes que tu places au panthéon ?

Quel honneur ! La comparaison me gêne un peu, mais je prends ! (oui, grand fan de Radiohead) Mon panthéon est vaste ! J’aime la chanson française, la langue, la mélodie…  mais j’aime aussi l’électro, le rock et la house! Enfin j’aime la musique quoi ! C’est d’ailleurs tout ça la « chanson » aujourd’hui, je crois !

  • Tu es à l’origine du titre le plus plébiscité d’Aurélie Cabrel, qui lui a valu une jolie mise sous projecteurs. Comment as-tu perçu cette collaboration ?

J’ai été très heureux de travailler sur cet album. J’ai participé, à peu près, à la moitié des titres en tant qu’auteur/compositeur ou arrangeur. Quand, l’été dernier, j’ai entendu pour la première fois le titre « J’ai cherché » par hasard à la radio, ça a été une grande satisfaction pour moi.

  • Nous risquons donc de te retrouver sur d’autres projets ?

J’ai un vrai goût pour la collaboration. J’ai très souvent l’occasion de mettre ma « pâte » dans les projets des uns et des autres, dans des styles et des univers variés. C’est un aspect de ce métier que j’adore !

  • Syan, merci de nous avoir consacré du temps. Nous te retrouvons très vite (Amou, le 5 mai) et guettons la prochaine sortie. Je te laisse clore l’interview.

Merci pour Radiohead ! J’espère retrouver prochainement en concert les gens qui liront ces lignes !

quinousmusique.com/syan
myspace.com/syansyan

Photo of author

Rémi Deleo

Disquaire et chroniqueur repenti, aujourd'hui blogueur et chineur à proies multiples - et des fois, je rechute.