Il n’y a pas besoin de parier sur un tel talent ; Kesiena a tout d’un futur grand et son album « I Was All Written » programmé pour la mi-2012 l’annonce dès lors pour moi comme l’une des révélations musicales de cette année. Avec son univers incroyablement éclectique, enrichi au fil des rencontres à travers un parcours hors du commun, j’ai désiré partir à la rencontre de l’artiste en lui proposant une interview pour indiemusic. La voici…

- Salut Kesiena, et félicitations tout d’abord pour ce premier album « It Was All Written » dont la sortie est prévue pour dans quelques mois maintenant. Ton univers musical ne peut se résumer en une phrase tant il semble riche. Si tu devais me le décrire, quels mots emploierais-tu ?
Si vous avez vu le film documentaire Woodstock, vous savez d’où je viens. D’un endroit où il est encore possible de rêver et jouer librement la musique de l’âme.
- Tes influences semblent également très riches et éclectiques, peux-tu me donner le nom de quelques artistes qui sont aujourd’hui déterminants dans la musique que tu joues ?
J’ai été marqué par beaucoup d’artistes en effet. Mon premier coup de cœur était Free, un groupe de blues rock mené par le chanteur Paul Rodgers. J’ai vu une rediffusion de l’un de leurs concerts de 70 à la BBC, et là, j’ai eu comme un flash, je me voyais chanter à leur côté, tripper comme eux. Il y a aussi les songwriters classiques et actuels tels que Bob Dylan, Ben Harper, Lenny Kravitz qui m’ont permis de comprendre l’importance d’une approche simple dans la composition.
- Peux-tu me parler de tes acolytes musiciens ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? Et comment travaillez-vous ensemble aujourd’hui sur ce projet ?
Le seul et unique Gunnar Ellwanger ami, guitariste principal et réalisateur de mon album. Je le connais depuis la fac où nous avons monté et joué dans une formation de rock psyché. Nous partageons le même goût pour le rock des années 70 et la musique folk. Je fais souvent appel à lui pour l’arrangement de mes morceaux.
En ce moment, nous jouons en formation électro-acoustique avec Greg Emonet à la guitare électrique et Charlie Dalin aux percussions… ce en attendant de pouvoir tourner avec le groupe au grand complet.

- J’ai pu découvrir quelques captations live de tes titres, notamment cette très belle session réalisée à la Dame de Canton, mais je n’ai pas encore découvert de clip à proprement parler de ton projet. Est-ce que ce projet de clip est en cours, et si oui, pour quand doit-on s’attendre à le découvrir ?
Nous sommes en train de faire des essais. Pour vous faire patienter, je vais mettre en ligne un mini teaser de mon single dans quelques jours.
- Ton premier album comporte onze titres. Comment les as-tu sélectionnés et comment t’y es-tu pris pour les organiser de manière cohérente ? Parmi ces titres, quels sont ceux qui te tiennent le plus à cœur ?
J’ai mis à contribution toute mon équipe, car j’avais du mal à choisir entre mes “bébés”. Nous avons essayé plusieurs formules. Ce n’était vraiment pas facile, mais ouvrir l’album sur « On my way » était notre seule certitude.
- Beaucoup des thèmes de cet album prennent racine dans le sentiment amoureux ou celui d’être bien avec les autres, de partager des moments communs. Peut-on dire que l’amour est au cœur de ton projet ?
Oui, on peut dire cela. L’amour est comme un diapason pour moi. C’est ce qui règle mes pas sur celui des autres et me permet de leur parler directement.

- Peux-tu me parler des autres thématiques que tu abordes dans « It was all written » ?
La fuite du monde réel, le temps qui passe, la mort…. J’évoque le tout de manière détachée. Ce sont des thèmes récurrents dans mes compositions.
- Y a-t-il un ou deux morceaux en particulier qui t’ont demandé davantage de travail sur cet album ?
Oui “Life train”, je l’ai co-composé avec Aurélien Calvel (bassiste de Hugh Coltman, Cocoon…) qui m’accompagne depuis plusieurs années maintenant. Et Gunnar Ellwanger s’est occupé de l’arrangement. Aurélien avait envie d’un son très précis pour sa basse. Nous avons passé du temps à expérimenter avant de trouver le bon son. Puis Gunnar a eu la même envie. En gros, j’ai succombé à toutes leurs envies.
- Comment vous organisez-vous d’ailleurs au sein du groupe lors de l’exercice de composition et d’écriture ? Qui sont les moteurs au sein de Kesiena ?
Pour les compositions, je commence le travail d’abord seul, les paroles, la musique en composant au piano et à la guitare. Puis avec Gunnar Ellwanger on revoit l’arrangement, les instruments qui servent le titre. Comme j’ai une vision très abstraite et poétique de mes morceaux, l’étape avec Gunnar dans un sens me montre les limites réelles de ma vision.

- Ton album a été confié aux Studios Davout pour l’enregistrement et le mixage, connus pour avoir accueilli les Rolling Stones, les Red Hot ou encore U2. Comment s’est passé l’enregistrement dans ce lieu, et quelle expérience l’équipe du studio t’a-t-elle apportée ?
C’était une très belle expérience. Le cadre était magnifique, il y a vraiment quelque chose là-bas. De plus, les ingénieurs sont si bien organisés que tout ce qu’on avait à faire c’était de profiter et se concentrer sur ce pour quoi on est ici. Ça a été une très bonne expérience et cela nous a permis d’enregistrer en live.
- Cet album sortira de manière nationale. Où pourra-t-on se le procurer à sa sortie ? L’album sortira-t-il également à l’étranger, je pense notamment à ton pays natal, le Nigéria ?
Nous n’avons pas encore un jour précis pour sa sortie, mais il sera disponible au deuxième semestre de l’année, il sera disponible en téléchargement sur internet donc accessible partout dans le monde entier.

- As-tu déjà planifié des dates pour le présenter au public français ?
Je le présente petit à petit. Nous venons de sortir le premier single « Love is all I have », c’est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Nous avons présenté l’album pour la première fois d’ailleurs le lundi 12 mars au Sentier des Halles qui fût une très belle soirée !
- Dernière question, « It Was All Written », quel sens revêt ce titre pour toi personnellement ?
C’est un peu ma philosophie de vie. Tout est déjà écrit, nos joies et nos peines et en acceptant cette pensée on accepte la vie telle qu’elle est. Ça rend la vie plus agréable à vivre. C’est un peu le fil conducteur de l’album.
Un grand merci à Kesiena, Adrien Bergerat et Olivier Chesneau pour leur réactivité et leur disponibilité.