Après nous être entretenus avec des photographes et des attachés de presse, nous poursuivons cette rentrée notre tour d’horizon des métiers étroitement liés à la musique. C’est aujourd’hui Carla Legendre, manageuse d’artistes depuis 2013, qui nous fait le plaisir de nous consacrer son précieux temps pour nous en dire beaucoup sur son quotidien. Elle nous raconte avec passion et enthousiasme son parcours et les artistes dont elle s’occupe, en n’oubliant pas de nous dévoiler les aspects les plus positifs comme les plus délicats de cette profession. Pour découvrir les coulisses du métier de manager, nous vous invitons à faire plus ample connaissance avec Carla.

- Qu’est-ce qu’un manager en 2016 ? Quels sont ses rôles, ses responsabilités et ses compétences indispensables, selon toi ?
Il serait illusoire de donner une seule définition du management tant celui-ci dépend de la relation entre un artiste et son manager. Cependant, pour moi, le manager est un partenaire stratégique qui fait écran entre l’artiste et son entourage professionnel. Il se doit de représenter et de protéger l’artiste et ses intérêts, mais surtout de le conseiller pour lui permettre de développer sa carrière comme il le souhaite. En 2016, dans un secteur de la musique en pleine mutation, les artistes se doivent d’être de plus en plus autonomes et sont souvent confrontés à des logiques entrepreneuriales comme l’autoproduction ou l’organisation de tournée. Le manager s’apparente alors à un chef de projet avec une vision globale de la stratégie de développement de l’artiste et dont le rôle de coordination est essentiel. C’est donc un couteau suisse, polyvalent et généraliste, qui s’appuie sur des partenaires (tourneur, label, éditeur, attaché de presse) pour leur expertise d’un domaine plus spécifique. Du moins en théorie et surtout dans l’idéal. En pratique, notamment lorsqu’il s’agit d’un artiste en développement avec pas ou peu de partenaires, le manager peut endosser presque toutes les casquettes afin de permettre à son artiste d’être le plus visible possible et en attendant de convaincre de nouveaux partenaires. Il doit également savoir être à l’écoute, prendre du recul et enfin avoir un excellent relationnel. Il doit connaître ses propres limites, identifier les besoins d’un projet pour s’entourer des partenaires les plus adaptés au projet.
- De même, où s’arrête le rôle du manager ?
La limite d’une relation professionnelle et personnelle avec un artiste peut également être ténue, mais un manager n’est pas là pour tout faire. Un artiste qui n’est pas un minimum investi dans son projet n’a à mon avis en 2016 aucune chance de se professionnaliser.
- Peux-tu nous décrire ton processus de travail, de la découverte d’un artiste à son accompagnement ?
Là encore chaque projet est différent dès lors qu’il s’agit avant tout d’une relation humaine entre un manager et un artiste. Je n’ai pas de processus à proprement parler. Je n’ai encore jamais recherché d’artistes à manager. J’ai eu des coups de cœur. Humains et artistiques.
Le management est un accompagnement qui s’envisage sur du long terme et évolue au fur et à mesure de la carrière de l’artiste. Il est donc indispensable pour moi d’établir une relation de confiance réciproque. J’ai également besoin de travailler avec des gens investis dans leurs projets. Ma façon de manager évolue beaucoup en fonction des besoins de l’artiste. De même, on ne travaille pas de la même manière avec un artiste solo et avec un groupe. Il y a toujours une période d’observation, d’écoute, pendant laquelle on apprend à connaître l’artiste, mais également son entourage professionnel s’il en a. Un projet musical est un vrai travail d’équipe dont la communication est un élément clef.
Je suis très impliquée dans chacun des projets et j’échange avec les artistes quasiment quotidiennement. J’aime suivre toutes les étapes de création. En revanche, j’ai également besoin d’être autonome et de conserver une certaine distance avec le projet pour garder une vision globale et lucide, nécessaire à la prise de décision.
- Depuis combien de temps exerces-tu cette activité ? Depuis tes débuts, as-tu observé des changements dans tes pratiques, dans ton quotidien ?
Je suis devenue manager en janvier 2013 après une reconversion professionnelle. Mon quotidien a forcément beaucoup évolué depuis, car je débutais dans ce métier et dans ce secteur et ne travaillais alors qu’avec un seul groupe. Les réseaux sociaux ont eu une influence considérable sur mon apprentissage du métier, l’identification des différents acteurs qui le constituent et la création de mon réseau.
Aujourd’hui, je m’occupe de quatre groupes, je me sens beaucoup plus investie, plus installée aussi. Je continue à apprendre chaque jour, mais je pense avoir désormais une vision assez claire du secteur dans lequel j’évolue. Le secteur de la musique se cherche, tiraillé entre l’ancien monde et de nouveaux acteurs issus notamment des nouvelles technologies. Il y a un réel déséquilibre dans la répartition de la valeur qui persiste, mais je crois sincèrement que les prochaines années nous permettrons de rééquilibrer un peu les relations, de décloisonner davantage les différents secteurs. C’est le prix qu’il va falloir payer pour maintenir de la diversité dans la création.
- As-tu été formé(e) à ce métier, ou est-ce de l’autodidactisme ? D’ailleurs, y’a-t-il des parcours qui préparent à ce métier ? Autrement dit, peut-on se trouver une vocation de manager du jour au lendemain ?
J’ai eu une autre vie avant d’être manager. J’ai étudié le droit pendant six ans et travaillé en entreprise comme juriste en propriété intellectuelle et nouvelles technologies. J’ai décidé de changer de métier en 2012. Le droit est intellectuellement stimulant, mais il est un moyen, pas une fin. J’ai ressenti le besoin très fort d’avoir envie de me lever le matin pour aller travailler. Le secteur culturel s’est imposé comme une évidence ainsi que le fait de me lancer en freelance. Je ne savais pas encore à ce moment-là exactement ce que je souhaitais faire comme métier ou d’ailleurs comme métiers pluriels.
J’ai commencé ma reconversion par un mastère spécialisé HEC en management des industries créatives et en travaillant pour une compagnie de spectacle NEW la comédie musicale improvisée. Je n’ai commencé le management que plus tard, avec le groupe In The Canopy, tout en conseillant, en parallèle, des start-ups sur le développement de leurs projets culturels. Pour moi, le management était un compromis parfait. Ce métier me permettait de m’intéresser à tous les métiers du secteur, de ne jamais faire la même chose deux jours de suite, de rencontrer énormément de gens. Il me permettait aussi d’être proche de la création sans pour autant perdre de vue la dimension entrepreneuriale et stratégique du développement de projet.
Si je n’ai pas suivi de cursus pour devenir manager. À l’inverse, je pense que mes études m’ont amené au management. On peut évidemment se découvrir une vocation de manager du jour au lendemain, mais c’est un métier exigeant. Mes études m’ont apporté de solides bases généralistes, j’ai appris le reste sur le tas, en faisant. Je pense qu’on peut apprendre beaucoup par soi même, mais il est important de se former tout au long de sa carrière pour affiner ses connaissances, garder un certain recul, réinventer son métier un peu chaque jour.
- Comment en vient-on à rencontrer et s’occuper de plusieurs artistes ? Comment se fait le premier contact entre vous ?
J’ai débuté dans le management avec In The Canopy en janvier 2013. Le groupe en était à ses balbutiements. Je connaissais Joachim, le chanteur, qui venait de finir sa thèse en psychiatrie et à qui j’ai proposé mon aide. Nous débutions tous les deux dans le milieu et notre équipe a vite très bien fonctionné. Cela fait maintenant trois ans et demi que je travaille avec le groupe et que d’aventures depuis !
J’ai commencé petit à petit à travailler avec d’autres artistes au fur et à mesure de mon développement. Le management a pris également plus de place par rapport à mes autres activités de conseil. J’ai débuté avec Luciole en octobre 2014 puis avec Bastien Picot en juin 2015 et plus récemment avec le groupe Balinger en avril 2016. Je connaissais Luciole et les Balinger avant de commencer à travailler avec eux. Bastien est finalement le seul avec lequel je travaille et que je ne connaissais pas à l’origine. Notre rencontre n’est pas très originale. Il m’a envoyé un e-mail, j’ai écouté son projet, j’ai aimé (mais quelle voix), on s’est rencontré et c’était signé ! Il y a forcément un coup de cœur musical pour commencer, un coup de cœur humain ensuite. C’est aujourd’hui très agréable de constater qu’ils s’entendent tous entre eux et qu’il leur arrive également de collaborer.
Manager un groupe en développement prend du temps et est assez peu lucratif. Voilà ce qui peut freiner un manager à travailler avec plusieurs groupes. Beaucoup de managers ont un travail en plus du management et ne peuvent donc se consacrer qu’à un ou deux artistes. Il y a également le danger de signer trop d’artistes et de ne pas avoir suffisamment de temps à consacrer à leur accompagnement. Ma vision du management de groupes émergents est assez éloignée de celle du placement d’artistes même si c’est évidemment une partie de notre mission. L’idéal est donc de pouvoir jongler entre les actualités des uns et des autres.
- Quelles sont tes motivations pour choisir de t’occuper d’un artiste ? Que recherches-tu quand on te propose d’apporter ton aide à l’un d’eux ?
Ma motivation première est d’aider un artiste dont j’aime la proposition artistique à se développer et à vivre de son art. La condition sine qua non est bien évidemment la musique. J’ai besoin d’être émue. J’ai besoin d’avoir ce petit sourire de fierté à chaque concert qui me rappelle pourquoi je fais tout ça. J’ai ensuite besoin de bien m’entendre avec l’artiste, d’établir une relation de confiance et d’échange simple, naturelle. La route est longue et sans cet ingrédient essentiel, la relation est vouée à l’échec. Le développement d’un projet artistique est un travail d’équipe. S’il est évident que l’objectif est que l’artiste puisse se concentrer essentiellement sur son art, il est indispensable pour moi qu’il reste impliqué dans le développement de celui-ci, qu’il soit intéressé par le secteur dans lequel il évolue. Enfin, il faut que j’aie la conviction de pouvoir lui apporter une valeur ajoutée.
- À force d’échanger avec tes artistes naît une relation de confiance et de proximité entre eux et toi. Comment la gères-tu ?
Les coups de cœur étant également humains, je suis en effet assez proche de mes artistes. Certains étaient des amis avant, d’autres le sont devenus. Cela n’engage que moi, mais cette proximité ne m’a jamais dérangée. Elle ne m’empêche pas de pouvoir être franche avec eux et de pouvoir occasionnellement dire des choses difficiles à entendre. Ils savent que c’est bienveillant et il est absolument nécessaire que la confiance soit réciproque.
- Un(e) manager est très sollicité(e), de toutes parts : comment gères-tu ta vie entre le professionnel et le personnel ? Parviens-tu à ne pas mélanger les deux aspects de ta vie, ou l’un et l’autre sont finalement très liés ?
Les deux aspects de ma vie sont en effet intimement liés. Je suis en freelance et si je ne fais pas le boulot, personne ne le fera à ma place. Et puis une partie de mon réseau est également amical, les réseaux sociaux sont liés à ma vie professionnelle, mais également personnelle. J’ai en revanche vraiment besoin de moments de calme, de déconnecter mon cerveau et de ne plus voir d’écran. De m’intéresser à de nouvelles choses, de voyager, de profiter du calme de la nature aussi. Un peu comme un artiste, j’ai également besoin de trouver de nouvelles sources d’inspiration, d’idées pour me renouveler régulièrement, continuer à apprendre, à grandir et à inventer mon métier.
- Quelles sont les difficultés que tu rencontres le plus souvent dans ton métier ? Quels sont les points qui, selon toi, peuvent être les plus contraignants dans ton domaine ?
La difficulté indéniable du management d’artistes en développement est sa rémunération. Le statut du manager aujourd’hui est malheureusement inadapté à la réalité du métier et est même dans la majorité des cas prohibitif. J’ai bon espoir que les choses évoluent dans les prochaines années, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour que le manager soit reconnu comme un maillon à part entière de la chaîne de valeurs et qu’il puisse se rémunérer décemment. L’inconvénient majeur de ce constat est que le management est très souvent vécu comme une activité complémentaire à un autre emploi rémunéré. Tout le monde est un peu manager, mais peu peuvent se permettre de l’être pleinement. Les managers sont d’ailleurs souvent amenés à devoir prendre une autre casquette dans un projet afin de bénéficier d’une rémunération décente. Ce cercle vicieux me semble totalement contre-productif pour l’artiste qui a tout intérêt à rassembler un maximum de partenaires autour de lui.
Nous sommes beaucoup à réfléchir à de nouveaux business models, de nouvelles formes de collaboration. Le management est un métier passionnant, un métier clef qui est d’autant plus légitime dans un monde en transition dans lequel il faut être polyvalent, décloisonner les secteurs tout en sachant s’entourer d’experts. Un manager peut réellement être un pilier dans un projet. Encore faut-il qu’il en ait les moyens…
- Aussi, être manager c’est apprendre à travailler avec d’autres corps de métiers complémentaires : quels sont ceux à qui tu penses immédiatement ?
Un manager doit apprendre à travailler avec tous les corps de métier. Un projet musical est un réel travail d’équipe au sein duquel chaque partenaire peut apporter sa pierre à l’édifice. Je pense forcément au tourneur, à l’attaché de presse, au distributeur, mais bien évidemment aussi au label ou à l’éditeur même si pour le moment je suis une grande habituée de l’autoproduction. Et puis il y a tous les réseaux locaux, les dispositifs d’accompagnement, les institutions qui soutiennent les projets et qui sont également de vrais partenaires, pas uniquement financiers. Le manager doit également pouvoir s’adresser aux programmateurs, aux techniciens, aux journalistes, pourquoi pas aux entreprises n’ayant aucun rapport avec le monde de la musique. Il faut savoir s’adapter. Il est important de comprendre à qui on s’adresse et surtout quelles sont les problématiques quotidiennes de chaque corps de métier pour comprendre le secteur dans lequel on évolue. Enfin, il est tout aussi important d’être curieux, ouvert et de garder un œil ouvert en dehors de ce petit microcosme.
- Les nouvelles technologies, l’instantanéité des relations numériques ont bouleversé notre manière d’échanger. Ces nouvelles communications ont-elles un impact sur ta manière de communiquer avec tes artistes comme avec les médias et le public ? Quel est ton regard sur les réseaux sociaux ?
Les réseaux sociaux sont une formidable source de connaissance, mais ils sont également dangereux à certains égards. J’ai fait une grosse partie de mon travail de réseau grâce aux réseaux sociaux, notamment pour faire la promotion de mes artistes, mais également pour identifier les acteurs du secteur, les dispositifs d’accompagnement, les prescripteurs, etc.
Il est également facile de se laisser flouer par les réseaux sociaux par l’importance que peut prendre tel ou tel projet dans un microcosme très restreint un peu coupé du reste du monde. Travailler les réseaux sociaux est parfaitement indispensable. Il faut juste savoir prendre également un peu de recul.
- La polyvalence semble au cœur de ton métier : le manager ne serait-il pas synonyme de l’homme ou de la femme à tout faire en 2016 ? Parviens-tu à fixer des limites à ton rôle ou es-tu amenée à faire preuve de toujours plus d’adaptabilité ?
Je pense que c’est même la définition du manager. Les limites sont fixées par les besoins du projet. Un projet sans partenaire signifie un manager multi-casquettes. En fonction de l’arrivée des différents partenaires, les besoins changent, les casquettes avec. Un manager n’est pas voué à tout faire, il y est parfois (souvent ?) contraint s’il souhaite que le projet avance (avec l’aide de l’artiste bien évidemment). C’est également une force qui permet une certaine autonomie et donc une certaine liberté.
- Pour toi, la promotion classique, en envoyant CDs et dossiers de presse, appartient-elle au passé ? Le rapport à l’objet a-t-il toujours une importance dans l’appropriation du projet musical ?
Étrangement, le disque tient toujours une place fondamentale dans un projet musical. Sans disque, pas d’actu, pas de promo, pas de dates et donc pas de projet. C’est un paradoxe qui illustre bien les tiraillements du secteur. Si les ventes de disques ont chuté, elles restent une source de financement non négligeable pour un projet en développement et une vitrine encore indispensable au cœur d’un projet musical. De plus, la distribution physique de disques demeure un critère essentiel pour l’obtention de la majorité des subventions.
- Après ces années d’activités dans le secteur des musiques actuelles, es-tu en mesure de dresser un état des lieux du métier de manager et quel serait-il ? Comment se distinguer dans cet univers ? Le management, un univers impitoyable ou pas, d’ailleurs ?
Il me semble que le métier de manager est paradoxalement encore assez mal considéré, assez mal compris tout en revenant sur le devant de la scène. Je pense qu’il y a un peu ce sentiment que tout le monde peut faire du management, mais que personne ne peut faire que ça. Et pour cause, il est particulièrement difficile d’en vivre avec les contraintes statutaires actuelles. Il est d’autant plus difficile de dresser un panorama que les managers ont des profils très divers.
Je pense cependant que le métier va prendre de l’ampleur et va devenir une clef indispensable à tout projet musical 360°. Il est nécessaire qu’il y ait un garant de la cohérence et de la stratégie de l’ensemble d’un projet. Je parle beaucoup de décloisonnement, mais il me surprend également qu’il y ait si peu de passerelles entre agents du cinéma ou du théâtre et managers de la musique. La nouvelle génération d’artistes est et se doit d’être de plus en plus entrepreneuse, polyvalente. Elle devrait pouvoir bénéficier d’un accompagnement de carrière transdisciplinaire. Un nouveau défi pour la nouvelle génération de managers ?
Le management, un univers impitoyable… certainement pour les raisons précédemment évoquées. En revanche, je n’ai pas le sentiment qu’il y ait une concurrence féroce. Il y a une offre artistique pléthorique et une majorité de managers ont un catalogue assez restreint. Les managers sont des êtres plutôt solitaires et individualistes qui gagneraient d’ailleurs à envisager plus collectivement l’évolution de leur métier.
- C’est l’instant promo : peux-tu nous nous présenter les artistes que tu défends actuellement ?
Avec plaisir. D’autant que vous vous en êtes déjà très bien chargés !
In The Canopy, un groupe d’art Rock sélection FAIR 2016 qui vient de sortir son premier album, « Talking Monkeys », en autoproduction et dont je suis très fière. Voici leur dernier clip réalisé par Vincent Rouffiac.
Luciole qui a sorti son second album, « Une », en mars 2015. Elle a collaboré depuis avec Grand Corps Malade sur le projet « Il nous restera ça », a fait une brillante prestation pour le TEDx Cannes et multiplie les allers-retours au Québec. C’est vraiment sa présence sur scène et sa capacité à jouer avec les mots et le rythme qui m’ont séduite.
Bastien Picot qui fait partie de l’excellent groupe 3SomeSisters. Ce garçon a un talent incroyable et une voie à couper le souffle. Je l’accompagne sur son projet perso. Il jouera au Réservoir le 11 octobre prochain. À ne pas manquer sur scène !
Balinger, le projet le plus rock de tout ce petit monde. Un savoureux mélange entre la voix écorchée de Jim Rosemberg et la puissance de jeu de Thomas Caillou, Gaëtan Allard et Gaël Petrina qui vous prend aux tripes à chaque concert. Ils viennent de sortir leur premier album « Let Go ». Le groupe se produira à Culture au Quai le 24 septembre à 17h.