Du rock de vandale, du twist des catacombes, du blues défoncé, du punk assis, c’est tout ça que fait Reverend Beat-Man. Créateur du label Voodoo Rhythm – dont le slogan s’applique si bien à l’artiste lui-même : « Records to ruin any party. If it’s too loud, you’re too old ! » – on l’a vu au très haut en couleurs Pink Paradize Festival samedi 21 mars sur la scène du Bikini, et il nous a emballé.
Lui qui est excellent en leader du groupe garage-punk The Monsters, bluffant en duo avec Sister Nicole Izobel Garcia (sic), c’est seul qu’il a défrisé l’audience ce soir-là. « I don’t need any drummer, I don’t need any bass player, because I am a fucking one man baaand ! », c’est lui qui le dit crie, en une énième facétie de diablotin jailli des ressorts déglingués d’une montre suisse (sa patrie…). Faut dire qu’il a le sens de la mise en scène, le preacher man : sur l’autel du « blues trash » (sa batterie…) il pose le Livre saint, se parant solennellement du col blanc de pasteur, pendant qu’une symphonie helvétique retentit. Je vous mets au défi de pouvoir réprimer un sourire. Car il est drôle, cet improbable punk grand-guignolesque. Et il a aussi un de ces sons… Une voix puissante (et glaireuse…), une guitare qui a apparemment perdu autant de cordes que lui de cheveux…, un rythme effréné en même temps que minimaliste (puisque monsieur fait l’homme-orchestre…).
Purement rock’n roll. L’un des meilleurs dans ce genre. À voir absolument. Et qui sait, vous aurez peut-être la chance de vous faire baptiser en fin de concert…
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