Les chiens fous sont revenus faire trembler les soubassements parisiens avec un set de folie mené synthés battants le 6 novembre au Social Club de Paris. Les voisins du dessus n’auront pas à faire ramoner leur cheminée cet hiver !

Je ne sais pas à quoi carburent les FFF (Facétieux Frères Fontao), preuve est donnée une nouvelle fois ce soir que I Am Un Chien n’a toujours pas été dépisté par l’institut Pasteur comme ayant la rage.
Devant un parterre de fans hystériques (à 9 euros la bière au Social, on ne descend pas sous terre par hasard), les cabots de IAUC enchaînent sans temps mort 14 titres de ce qu’il leur est le plus vindicatif. Ca beate, ça scratche, ça joute en format trio (voix-synthés-guitare). Les compères n’ont pas l’air de se soucier du tsunami qu’ils créent dans un social pourtant usé aux décibels. La guitare, fière comme un léopard sourd, mitraille les premiers rangs de ses riffs incontrôlables, le synthé ne fait pas dans la synthèse et volute à tout rompre tandis que David chante et headbange à tout-va à s’en rompre l’échine.
crédit : Nicolas Nithart
Et comme I Am Un Chien, c’est avant tout une histoire de famille et de potes (montant sagement la garde backstage tel un gang sorti du film The Warriors), place large est laissée au stuckinsoundien José venu prêter voix forte à son clone de Brother.
Capuches sur la tête comme pour mieux maîtriser et renvoyer dans la face du public tout ce qu’ils peuvent chanter, les hits de IAUC passent sans concession à la moulinette. Do it, Monopolize, Hologram… la fosse se serre et ne fait qu’un pour tenter de renvoyer les canins dans leur niche. Mais on ne se bat pas contre un pitbull. Will I am un chien loose the match ? Bien sûr que non.
Tous crocs dehors, le groupe confirme en 70 minutes montre en main qui est le maître.
I Am Un Chien : we wanna be your dog.
À (re)voir : Hologram








