VedeTT de Paris. Tout juste sortis de l’enregistrement de leur très prometteur nouveau clip vidéo « l’étang » qui devrait être visible courant octobre, les quatre Angevins de VedeTT sont venus investir à Paris le fameux 114 pour un concert de rentrée, le 28 septembre 2013, histoire de prouver que l’été leur a été studieux et source d’inspirations.

Bien trop rares dans la capitale et plus généralement sur les scènes de l’hexagone, les Parisiens n’auront pas tous saisi la chance de les voir dans le bar rock de la rue Oberkampf, mais qu’à cela ne tienne, Nerlov (chant/basse), Nicolas (guitare), Simon (batterie) et Laurent (synthés) sont heureux et impatients de présenter des nouveautés mêlées à leurs désormais standards.

Faune bigarrée d’amateurs d’indie rock, de new-wave, de cold-wave ou de musiques électroniques, le public, amassé devant une scène qui leur est trop étroite, réagit au quart de tour à l’attaque de « République » (cela tombe bien, nous sommes en plein dans le quartier), enchaîné par un très années 80 « Combo ».

VedeTT a installé dès les premières notes tout ce qui fait sa marque de fabrique : un son à la fois teinté de nostalgie (des riffs et des delays qui rappellent les bonnes vieilles années « Madchester ») relevé de sonorités électroniques actuelles, soutenues par la complicité d’une batterie endiablée et d’une guitare électrisée.

On s’est tout de suite installés dans le concert, rassurés par les notes familières et la curiosité en éveil, attentifs à se laisser surprendre par un nouveau riff ou à savourer une récente composition.
Un « Violence » au titre antinomique apporte sur un plateau un « Marry Me », chef de file de l’escadron des morceaux flagship du groupe (toujours magnifiés par les clips de David Gamet, à voir et revoir, tel ce troublant « Combo »).
Les corps épousent bien volontiers le tempo et en redemandent dans « Learn and More », enchaîné énergiquement avec « The Band ».

Un titre qui pourrait tout aussi bien être le nom du groupe tant il lui ressemble : une Bande de Copains qui vous invitent généreusement et à bras ouverts dans leur ambiance jamais emphatique.

« L’étang » et « Comme je suis » introduisent les premiers titres chantés en français que l’on espérera à l’avenir plus nombreux. Les mots jouent et adressent avec adresse, Nerlov vit plus que jamais ses textes. VedeTT ne fait pas que se rapprocher, il est dans et avec le public.

Le tubesque « Nothing Else » fait encore monter d’un cran la fusion des genres, avec une version longue qui tend la perche à tout remixer qui se respecte et c’est sur un « Black Emperor » que les rois du soir confirment bien que VedeTT s’écrit avec 2 T comme dans Tellement Talentueux.

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