Au départ, une invitation sous forme de défi. Puis, au fur et à mesure de l’évolution intelligemment bordélique de « Ninja Death Party », une multitude de sensations fortes, entre jouissance et peur. VortexVortex se révèle à nouveau là où on ne l’attendait pas. Une pure party tournant à la débauche, hantant nos âmes tout en les attirant inexorablement.

Tout commence par l’ennui. Une journée ordinaire, grise et sans éclat. Puis, un article. Une simple feuille de papier invitant à une battle dont on ne connaît ni les participants, ni les conditions. Dès lors, « Ninja Death Party » nous fait exploser les rétines. Rencontre improbable d’un Fight Club et d’un Bal des Vampires en mode orgiaque, le clip est une pure extase dont la frénésie se voit apaisée par les lents mouvements de la caméra. Le but du jeu étant de sortir du combat vivant et toujours debout. Pour les protagonistes, oui ; pour nous, c’est une autre histoire…
Le titre en lui-même est, d’ores et déjà, une excitation mélodique qui vous prend par surprise et ne vous lâche plus. Entre nonchalance et danse brûlante et pénétrante, « Ninja Death Party » séduit, envoûte et vous dévêt presque immédiatement. Visuellement, c’est du grand art : sans jamais sombrer dans la vulgarité gratuite, le court-métrage détourne les codes des vidéos R’n’B autant que des films de genre, s’amusant à frôler les extrêmes sans jamais y plonger tête baissée. Une pulsion des corps et des esprits, une drogue légale dont les effets continuent à se faire sentir bien après l’impressionnante séquence finale. On aime VortexVortex, pour ses choix et sa liberté sans frontières ni dérives. Et on franchit les portes des maisons closes en toute sécurité, avec eux ; en attendant de voir ce qui se cache derrière…
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