Les Accords Dehors, c’est Nico et Jack, deux passionnés de musique qui ont eu envie à leur tour de réaliser des sessions acoustiques auprès de groupes qu’ils aiment entre Angers et Paris.
Appréciant la qualité de leur travail, nous leur avons proposé de rejoindre, à leur façon, l’équipe d’indiemusic. Ils pourront ainsi, à l’avenir, développer sur nos pages leurs souvenirs de tournage et leur rencontre avec les artistes.
Je vous propose une rencontre avec les deux artisans qui en sont déjà à leur quinzième session tournée en l’espace de quelques mois. Silence, ça tourne.

- Salut Nico et Jack, vous êtes à l’origine du projet « Les Accords Dehors » qui consiste en la captation vidéo de musiciens en acoustique.
Comment vous êtes-vous rencontrés tous les deux, et quelle était votre envie au tout début ?
Jack : On s’est rencontrés par hasard, il y trois ans de ça. Le courant est tout de suite passé et des idées de projets nous sont passées par la tête (certains sans aucun rapports avec la musique). On a pas mal de goûts en commun, dont ceux liés à la musique et une passion commune pour l’image.
On s’est creusé la tête cinq minutes afin de rassembler un peu tout ça et de là, Les Accords Dehors sont nés ; c’était en mai de l’an 2012.
- Derrière chaque projet de ce genre, il y a certes des passionnés de musique, c’est évident, mais il y a aussi deux férus d’images et de son.
Vos compétences sont-elles à mettre sur le dos de l’autodidactisme ou étroitement liées à une formation dans ce domaine de compétence ?
Jack : Féru de musique bien évidemment.
Au début du projet, je suis venu à m’intéresser au son par nécessité (Nico ayant prévu de s’occuper de la partie image). Je me suis pris au jeu, j’ai appris sur le tas les subtilités de la captation (prise de son et post-production) intégrant les contraintes de l’enregistrement en extérieur.
Nico : Amateur de photographie, j’avais à cœur de combiner ma passion pour la musique avec l’outil vidéo. J’essaie de m’inspirer de tout ce qu’on peut voir sur Internet en matière de vidéos musicales « live ». Et je n’ai pas de formation particulière dans ce domaine à la base.
- Sur vos vidéos, à l’inverse de certains de vos confrères, vous mettez en avant un pied de micro destiné au chanteur.
Peut-on parler d’une marque de fabrique, celle de mettre en évidence le matériel de captation audio ?
Jack : L’idée est de capter la performance telle qu’elle est. On ne s’est jamais vraiment trop posé la question à vrai dire. On mise depuis le début sur l’authenticité, et il nous a donc paru naturel de tout retranscrire à l’image.
Nico : D’un point de vue esthétique, la présence des micros apporte, je trouve, un plus à l’image.
- Quel matériel utilisez-vous lors de vos tournages ?
Nic : Pour la vidéo, je travaille avec un réflex numérique qui filme en Full HD. Différents objectifs, et un agrandisseur LCD afin de mieux appréhender ce que je suis en train de filmer.
Je ne pose jamais mon appareil sur un pied. J’aime le rendu « home made » de la caméra au poing.
Jack : Un clap, essentiel pour synchroniser la piste son et les pistes vidéo.
Un micro cardioïde, pour capter un instrument, et un micro omnidirectionnel/en 8/cardioïde pour la ou les voix (réglé différemment selon le contexte).
Un petit zoom (enregistreur numérique) qu’on utilise parfois pour capter les ambiances.
Une carte son, reliée à un ordinateur. Ce set-up nous offre une autonomie totale. Le tout sans source d’énergie.
- Combien de temps approximativement vous demande la réalisation d’une vidéo visible sur votre compte YouTube ?
Nico : C’est très variable. Depuis le début de l’aventure, on s’est essayés à des vidéos en plan-séquence, d’autres, beaucoup plus poussées en terme de prises de vues (et donc de montage).
Toujours est-il, qu’on a à cœur de « livrer » nos vidéos le plus rapidement possible.
On a battu notre record dimanche dernier, en finalisant le montage de Jacko Hooper en deux heures environ.
Finalement, cela dépend pas mal des conditions d’enregistrements, de la prestation de l’artiste, et de plein d’autres facteurs.
Jack : Afin de gagner du temps, on fait toujours un petit repérage avant le jour J. On cherche des endroits relativement calmes. Une fois sur le lieu de la session, cela peut varier du simple au triple, parfois une heure, parfois beaucoup plus, toujours dépendamment de la formation enregistrée, de la prestation de l’artiste et bien entendue des conditions de tournage. En post production, le mixage final peut lui aussi varier du simple au triple, pour ces mêmes raisons.

- En près de six mois, vous avez dévoilé 15 vidéos acoustiques, un beau début. Comment vous y prenez-vous pour donner rendez-vous aux artistes ?
Nico : On passe pas mal de temps sur Internet à chercher des artistes qui collent à nos envies.
Ça commence par des emails, et quand les échanges aboutissent à quelque chose, alors on s’organise selon les disponibilités de l’artiste.
- Comment comptez-vous faire évoluer votre projet ?
Quelles idées voulez-vous insuffler aux Accords Dehors ?
Jack : Le projet est encore très jeune. On est très content de la tournure que prennent les choses pour le moment. C’est vrai qu’on a pas mal d’idées, de choses qu’on aimerait être en mesure de proposer aux artistes. Pour le moment, nous cherchons principalement à construire un univers solide, autour des styles musicaux qui nous plaisent.
Et pourquoi pas un jour, diversifier l’activité des Accords Dehors ?
- Y a-t-il des artistes que vous avez pour projet de contacter prochainement ?
Nico : On a quelques trucs intéressants qui devraient se concrétiser durant l’hiver, oui !
- De même, y’a-t-il des artistes qui vous ont contacté suite à la découverte de vos captations pour vous proposer de tourner une session en votre compagnie ?
Jack : On a de plus en plus de demandes, c’est gratifiant, surtout pour une aventure avant tout amicale. Cependant, cela nous oblige à faire des choix. Comme dit plus tôt, on est en train de se créer un univers et on ne peut hélas pas répondre favorablement à toutes les demandes.
- Vous vous êtes illustrés actuellement avec des captations de sessions exclusivement acoustiques, électrifier le tout, est-ce plausible à l’avenir par exemple en réalisant des captations de concerts en salle ?
Nico : Même si nous sommes très clients de musique acoustique, la porte n’est pas fermée à ce genre de projet ! Des captations de concerts en salle nécessiteraient, en tout cas d’énormes investissements matériels (autant pour l’image que pour le son).

- Où peut-on suivre l’actualité des Accords Dehors ?
Sur nos pages Facebook et YouTube : facebook.com/lesaccordsdehors et youtube.com/user/lesaccordsdehors. Et bientôt sur indiemusic.fr via l’espace qui nous a été réservé.
- Je vais vous demander à chacun de me donner une qualité de votre pair sur ce projet !
Nico : Jack est quelqu’un qui garde la tête froide dans toutes les situations. Il est calme et réfléchi, c’est donc plutôt agréable de bosser avec lui.
Jack : J’aime le regard que porte Nico sur à peu près tout ce qui nous entoure, c’est un véritable marginal ce mec.
- À bientôt pour découvrir vos prochaines réalisations !