[Interview] Erasure

Groupe trop peu connu en France mais à la popularité internationale indéniable – et largement méritée -, Erasure fait partie de ces projets sur lesquels le temps n’a aucune emprise, enchaînant les disques avec une régularité et une qualité sans faille. Souvent obscurcis par la renommée mondiale de Depeche Mode, et souvent mis de côté, du moins dans l’Hexagone, le duo anglais réserve cependant de nombreuses surprises au fil de chaque opus, comme l’a encore prouvé « World Be Gone », sorti en mai dernier. Nous avons profité du passage à Bercy de Vince Clarke et Andy Bell le 1er juillet dernier, en première partie de Robbie Williams, pour les laisser s’exprimer sur leurs compositions, leur histoire et leur lien avec notre pays. Une rencontre longtemps fantasmée par l’auteur de ces lignes, et qui est enfin devenue réalité.

  • Bonjour à tous les deux et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! Tout d’abord, que ressentez-vous par rapport au fait d’être ici, à Bercy ?

Andy : C’est assez surprenant, en fait.

Vince : Oui, c’est étrange, surtout que ça fait de très nombreuses années que nous ne sommes pas venus à Paris. La dernière fois doit remonter à la sortie de « Cowboy », en 1997. À vrai dire, on est un peu anxieux, parce que ce n’est pas notre concert, mais celui de Robbie, mais également parce que ça fait tellement longtemps qu’on n’a pas eu la chance de venir ici.

Andy : C’est assez effrayant, à vrai dire. « Nous avons peur ! » (en français dans le texte, NDLR)

  • Avant de vous rencontrer, j’ai discuté avec les fans français d’Erasure sur Facebook. Nous avons échangé sur votre venue, votre musique, et je sais que certains sont impatients de vous voir. Je leur ai également demandé quelles questions ils souhaitaient vous poser, qui serait là, etc. Et je sais que certains d’entre eux sont venus pour vous ce soir.

Andy : Ça fait vraiment plaisir, c’est adorable.

  • Si vous le voulez bien, je vais commencer par une anecdote. Au début des années 1990, une amie anglaise m’a offert une cassette sur laquelle il y avait deux albums : « Happiness » de The Beloved et votre disque, « Wild! ». Je me souviens avoir beaucoup aimé les deux, mais j’ai immédiatement ressenti quelque chose de plus fort, musicalement parlant, avec le vôtre ; une musique comme je n’en avais jamais entendue auparavant. Ce qui est amusant, c’est que, trente ans plus tard et après dix-sept albums, vous parvenez à conserver un style bien distinct, qui n’appartient qu’à vous. Ce n’est pas que de la synth pop : il y a des éléments folk, rock, ou encore des influences venant du gospel et des rythmes africains sur « World Be Gone ». Quand vous commencez à travailler sur un nouvel opus, qui fait quoi ? Qui amène les idées principales, et comment les travaillez-vous en studio ?

Andy : Ça dépend, vraiment. Sur le nouvel album, Vince a composé en amont, en les développant déjà de manière très intense. C’était presque comme la bande originale d’un film, sans parole ni chant. Avant d’aller en studio, on bosse sur les chansons ensemble, on prend une guitare pour improviser et voir ce qui ressort, en gardant les accords pour servir de base. Vince travaille énormément sur les musqiues ; ce que tu entends dans les instruments et harmonies vient surtout de lui.

Vince : On ne conceptualise jamais ce que l’on va enregistrer. On a la possibilité d’enregistrer chez nous, ce qui nous laisse une grande liberté. Sur cet album, on cherchait quelque chose de très atmosphérique, et je crois qu’on y est parvenus. Sur les albums précédents, il y avait plus d’éléments rythmés et proches de la dance music. Mais, cette fois, on voulait vraiment que l’ensemble sonne de manière planante, mais également avec un message plus politique à travers les paroles. On sait tous dans quelle merde on est actuellement, un peu partout dans le monde. On n’essaie jamais de s’inscrire dans un style particulier. À vrai dire, je ne crois pas qu’on n’ait jamais eu un style à proprement parler ; on est plutôt « style-less » ! (rires)

Andy : Quand on écrit une chanson ensemble, on est toujours excités et heureux de le faire. On en discute ensemble, en partageant ce qui est bon ou pas. Par exemple, je peux dire à Vince « OK, sur ce passage, fais quelque chose qui ait l’air de t’emmener à travers les nuages ! »

Vince : C’est très suggestif. Quand tu enregistres ou que tu composes, il y a de nombreux changements en cours de route. À un moment, Andy va chanter une mélodie et on va comprendre que ça nous emmène vers un titre différent, vers des idées à continuer à explorer et qui peuvent donner d’autres chansons. C’est comme ça qu’on procède, c’est une inspiration continue. Et c’est probablement l’une des raisons principales pour lesquelles Andy et moi continuons à travailler ensemble, grâce à cet élément de surprise constant.

Andy : Je crois que ce que l’on fait semble tellement structuré, sculpté grâce aux instruments et au chant, notamment quand Vince compose. Tout ça m’amène dans un état à la fois merveilleux et inspirant. C’est une manière d’entendre des choses que tu n’as jamais perçues auparavant, de t’épanouir grâce à cette nouveauté continue.

  • Vous venez de dire que « World Be Gone » avait, à l’origine, était conçu comme une bande originale, avant l’ajout des voix ; quelque chose d’atmosphérique, pour reprendre le terme exact. Pourquoi avez-vous choisi d’appeler le disque « World Be Gone » ? Par exemple, j’ai le sentiment que les trois derniers titres, « Oh What a World », « Lousy Sum of Nothing » et « Just a Little Love » forment une trilogie posant d’abord une question, puis un état des lieux et une solution. Ces trois chansons sont une sorte de résumé du disque dans son intégralité. De plus, comment voyez-vous la progression de « World Be Gone » dans son ensemble ?

Andy : Pour moi, il s’est passé la même chose entre le moment où j’ai écrit les paroles et celui où je les ai chantées. Cela m’a pris beaucoup de temps ; non pas parce que ce sont des idées que j’avais à l’esprit depuis des années et avec lesquelles je luttais, mais simplement parce que je ne pouvais penser à rien d’autre en écoutant la musique. Quand j’écris, j’essaie de ne pas trop réfléchir : je laisse les choses mûrir d’elles-mêmes, je les mets de côté de temps en temps et j’y reviens quand c’est le bon moment. Au début de la création de « World Be Gone », je trouvais que mes idées n’allaient pas. Je n’avais pas assez confiance en ce que j’écrivais. J’ai donc chanté quelques mélodies que j’ai enregistrées sur mon iPhone, en plein milieu de la nuit, et je les ai envoyées à Vince pour qu’il me donne son avis. Mais, quand j’ai entendu les musiques de manière plus précise, je me suis dit « Bon sang, elles sont tellement bonnes ! » J’étais donc assez anxieux, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais, dès qu’on est ensemble, tout sort de manière rapide et spontanée ; c’est ce qui crée l’étincelle. Vince est un peu comme ma muse, en fait ; et ce qui prenait tellement de temps s’est résolu à partir du moment où on a commencé à discuter, à échanger en étant tous les deux : de quoi une chanson allait parler, quelles couplets et refrains conviendraient, etc.

Vince : Comme je te le disais, notre manière de procéder est très suggestive. Tu écoutes chaque titre et tu t’arrêtes sur un thème précis en sachant que c’est là que tu vas trouver ce qui fera l’intégrité de la chanson. Ça peut devenir son thème principal. Pour « World Be Gone », c’est exactement ce qui s’est passé : cette spontanéité est ressortie. On n’a pas passé du temps à étudier des sujets précis, dans l’Histoire par exemple. C’était vraiment « OK, voilà où ça nous mène, c’est là, ce moment précis et ces mots qui en découlent ».

Andy : Je pense que, au final, c’était vraiment magique. Les chansons devenaient des incantations. Même le titre, « World Be Gone », ressemble à un sort que l’on pourrait jeter à quelqu’un.

Vince : Qu’est-ce que tu veux dire par là, Andy ?

Andy : Pour moi, si ça avait rapport avec la Bible, par exemple, ça se rapprocherait un peu du verset « Arrière, Satan ! » La manière de le prononcer, de l’affirmer est la même ; c’est une invocation. Une manière de rejeter tout ce qui peut nous être néfaste.

Vince : Oui, c’est ce dont on parlait tout à l’heure en évoquant la période merdique dans laquelle chacun de nous vit en ce moment. À la fin de la journée, tu rentres chez toi en en ayant ras-le-bol, mais à un moment, tout ira mieux. Il faut se débarrasser de tout ce qui nous pèse, en ces temps difficiles.

  • En parlant du disque, l’un de ses éléments les plus étonnants et l’artwork, cette peinture que l’on voit sur la pochette de « World Be Gone ». Qui l’a réalisée ?

Andy : C’est l’un de nos amis, Paul Taylor, qui s’en est occupé. On lui a simplement demandé s’il avait des idées à nous proposer, et ce qu’il nous a présenté était vraiment magnifique. J’aime beaucoup cette femme, à l’avant du bateau, cette proue qu’il a dessinée ; même si je ne pourrais pas réellement t’expliquer pourquoi ! (rires) Ça m’a fait penser au fil « Jason et les Argonautes » : elle mène l’embarcation en avant, elle est grande et a un aspect très imposant. Et la raison pour laquelle j’admire le travail de Paul, c’est parce qu’elle pourrait également être une sorcière qui attire les marins au fond de l’eau. Tous ces éléments, cette figure, le fait qu’elle sorte de l’eau, la tempête qu’elle traverse sans faiblir, quoiqu’il arrive… Je ne vois pas ce que je peux dire de plus, c’est un mélange de sensations.

Vince : C’est déjà beaucoup !

  • Il y a également la lumière vers laquelle elle va, dans le coin supérieur droit. C’est un peu comme si cette femme, ce qu’elle accomplit, donnait sens à chacune des chansons, à leur continuité sur le disque. Elle passe d’éléments tumultueux à l’éclaircie, comme on pourrait, chacun à notre niveau, perdre nos émotions et finalement les retrouver.

Andy : Oui, tu as raison. Il arrive parfois que tu voies de telles sculptures dans des pubs, à Amsterdam par exemple. Et tout ce que tu peux faire quand tu les découvres, c’est t’arrêter et les admirer, en te demandant d’où elles viennent, si elles proviennent d’un bateau, d’un navire. Tu essaies de comprendre par quoi elles sont passées, quelle est leur histoire.

  • « World Be Gone » est, en quelque sorte, un album très mélancolique ; et j’ai le sentiment que c’est quelque chose de nouveau dans votre musique, de plus affirmé et libre maintenant. Comment expliqueriez-vous cette impression, si vous êtes d’accord avec elle, bien sûr ?

Andy : Je pense que ça a à voir avec le fait d’être assez déçu par l’humanité ; beaucoup, même. Quand tu regardes les nouvelles, au Royaume-Uni, tout ce qui se passe ou qu’on oublie du jour au lendemain… Par exemple, on ne parle plus des réfugiés là-bas, ou très peu. Tout le monde n’a que le Brexit à la bouche, jour et nuit. Et pour les réfugiés, du jour au lendemain, plus rien, sans prendre en compte le respect des personnes qui vivent ces moments terribles. Tu vois toutes ces infos et ça fait grandir une colère, une déception en toi ; on n’évoque plus la Syrie, ou les millions de gens qui meurent de faim en Afrique. C’est horrible, cette façon dont le potentiel, la compassion qui sont en chacun de nous sont interdits, pourris par une mentalité typiquement occidentale, par les médias ; c’est un peu comme s’ils décidaient à notre place de la manière dont nous devons tous nous sentir, ce que nous devons penser ou comment nous devons réfléchir. Je ne sais pas si ça se ressent dans les chansons.

  • Si, ça s’entend parfaitement. Par exemple, la première chanson est pleine d’amour, d’espoir, puis le disque suit un mouvement descendant, allant vers la mélancolie, avant de remonter à la fin. C’est comme passer par l’espoir, puis la désillusion, puis à nouveau l’espoir. Même si je me doute bien que vous n’avez pas fait un album conceptuel…

Les deux : Non, pas du tout !

  • Avant de venir, comme je vous l’ai dit, j’ai demandé à vos fans français les questions qu’ils souhaitaient vous poser. Le principal sujet qui a été abordé est celui de votre popularité ; comment expliquez-vous que vous soyez si connus hors de nos frontières, dans de nombreux autres pays en Europe et dans le monde, mais pas ici ?

Vince : On pourrait te retourner la question ; à ton avis, pourquoi ? Dis-nous, tu es le mieux placé pour le savoir !

  • À mon avis, c’est parce que les Français sont stupides, mais ça n’engage que moi ! (rires)

Andy : C’est vrai que nos chansons passent rarement, voire jamais, ici.

Vince : Le dernier succès qu’on a eu en France remonte à « Oh L’Amour », si mes souvenirs sont bons. Évidemment, on voudrait venir en France plus souvent. En plus, c’est assez facile de venir en train, maintenant ! (rires) On a fait quelques émissions télévisées ici, quelques concerts également.

Andy : Je pense que ce qui s’est passé, notamment au regard des médias français, c’est qu’on a été, en quelque sorte, piégés par « Oh L’Amour », car la chanson était alors considérée comme de la pop que pourraient interpréter des artistes comme Samantha Fox ou Sabrina version »Boys Boys Boys » ! (rires) Comme si on n’avait droit qu’à un seul hit, en fait.

Vince : Mais bon, on est bien obligés de faire avec.

  • Oui, mais certaines personnes, dont je fais partie, veulent vous voir depuis très longtemps ! Et, personnellement, ça fait trente ans que j’attends ce moment ! D’après vous, est-ce que c’est un problème de management, de promotion ?

Vince : Non, ce n’est pas ça. Par exemple, lors de la tournée, on est passés par la Belgique, et on n’avait pas mis les pieds là-bas depuis encore plus longtemps ! On était forcément très anxieux, mais on a eu un excellent retour de la part du public. C’est juste que, parfois, on n’a pas la possibilité, concrètement, de jouer. La dernière fois qu’on est venus en France, on a fait un concert dans un petit club qui était à côté du Grand Rex, et c’était pour la tournée « Cowboy ». Et le problème, c’est que le public ici avait tendance à se réduire, à moins s’intéresser à nous en général.

  • Il y a un autre thème qui est revenu, c’est celui de la popularité de Depeche Mode en France, alors que vous êtes beaucoup moins connus sans qu’il y ait de véritable raison ; vous êtes sur le même label, vous composez des titres qui sont tout aussi intéressants que les leurs. Pourquoi cet écart, selon vous ?

Andy : Ah, la question sur Depeche Mode…

Vince : C’est parce qu’ils sont moins beaux que nous. Ça doit être la raison principale. (rires)

Andy : Je pense que c’est dû à nos styles de musique, qui sont assez différents. Ils se sont tournés, ces derniers temps, vers un son un peu plus rock, qui fonctionne mieux en France.

Vince : Oui, peut-être. En tout cas, ce sont des amis et je suis vraiment contents pour eux, pour leur carrière et leur célébrité. On a simplement choisi une voie différente, une manière de créer qui n’est la même que la leur. Je ne suis pas en train de dire que l’un est meilleur que l’autre, par contre.

Andy : Mais c’est vrai qu’ils s’en sortent super bien !

  • Un autre sujet qui a été abordé concerne votre complicité et le fait que vous travailliez ensemble depuis si longtemps. Comment expliquez-vous cette complémentarité et cette énergie qui continuent à vous pousser et à vous permettre de créer des albums aussi intenses ? Quelqu’un a même demandé s’il vous arrivait de vous disputer pendant les périodes de composition et d’enregistrement.

Vince : Je pense qu’il y a de nombreuses choses qui nous rassemblent, tous les deux. On a les mêmes avis politiques et des goûts musicaux assez similaires. De plus, Andy est quelqu’un de très calme, avec qui il est facile de communiquer. Il n’y a donc jamais vraiment eu de drames entre nous.

Andy : Je crois aussi que nos tempéraments sont les mêmes, comme notre humour.

Vince : On a énormément de respect l’un pour l’autre, ce qui est réellement important. Et, plus que tout, on est le noyau du groupe : Andy est Erasure et je suis Erasure. On ne peut être Erasure qu’en étant tous les deux. Et on se permet d’être cyniques l’un envers l’autre, aussi, ce qui compte beaucoup ! (rires)

  • De même, album après album, vous parvenez à conserver votre touche personnelle, votre identité, alors que chacun d’entre eux sonne de manière assez différente par rapport à tous les autres, ce que nous évoquions tout à l’heure à propos des genres explorés dans « World Be Gone ». D’où vous vient cette inspiration continuelle, au fil des années ?

Andy : Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer. Je crois que, pour ma part, c’est lié à la littérature, à ce que je lis. Même si je ne considère pas ce que j’écris comme de la poésie.

Vince : Pourtant, ça en est ! C’est comme si tu écrivais un roman, à chaque nouvel album. Je pense que l’inspiration nous vient de ce qu’on apprend, ce que l’on sait et que l’on développe, intérieurement et intellectuellement, chaque jour. On ne se voit pas tout le temps, avec Andy ; on se retrouve pour écrire des chansons et travailler sur nos disques, mais chacun a sa vie à soi, sa façon d’avancer, son apprentissage de nouvelles connaissances. On n’est jamais vraiment certains que quelque chose va fonctionner, que ça va marcher au moment où on se retrouve ; mais, jusqu’ici, ça a eu lieu sans problème, et sur dix-sept albums.

Andy : On ne s’est jamais retrouvés sans inspiration, comme deux coquilles vides. Il y a toujours quelque chose à dire, comme quand tu écris des chansons sur le fait de tomber amoureux ; bien sûr, c’est difficile d’aborder ce sujet car, quand tu es en couple, c’est délicat de rédiger une déclaration d’amour ! Mais tu peux toujours te mettre à la place d’une personne qui vit ces sentiments ou, du moins, essayer.

Vince : Quand on crée un album, je vais suggérer quelque chose à Andy, qui va y réfléchir et me donner son ressenti, et il va faire pareil avec moi. Ce n’est pas comme une personne qui va se contenter de répéter ce qu’il a déjà dit. Si j’écrivais de mon côté, sans Andy, je pense que c’est ce qui se passerait, et ce n’est pas ce qu’on veut. Ça nous permet de créer des titres différents à chaque fois.

  • Et, selon vous, comment cela s’applique, justement, à « World Be Gone » ? Je suis notamment admiratif devant le sample vocal qui résonne dans « Lousy Sum of Nothing » et auquel les nappes de claviers répondent, ce que je trouve magnifique.

Vince : On voulait vraiment que « World Be Gone » soit atmosphérique. On en a beaucoup parlé lors du processus de création, et c’est un élément qui nous semblait primordial. Andy avait entretemps travaillé sur un autre projet, avec un producteur différent ; c’était sur un remix. Et, quand je l’ai entendu, je me suis dit « Putain, ça sonne comme du Queen ! » (rires) Et il s’est trouvé que ledit producteur avait effectivement bossé avec Queen auparavant. Quand j’ai revu Andy, je lui ai dit « Écoute, je crois qu’on doit donner plus de place à la voix dans le nouvel album. Ce serait génial d’avoir au moins 75 % du disque qui soient portés par le chant. » Et c’est ce qu’on a réussi à faire, ce dont on est vraiment fiers. On est heureux d’y être arrivés.


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