Deux ans après son premier album « States », le quintet australien The Paper Kites dédie son second album « Twelvefour » aux artistes noctambules dont les pics de créativité atteignent des sommets passé minuit.

La nuit nous a toujours inspirés. Libératrice de nos sens endormis et de nos émotions aussi sauvages que pacifistes, elle nous anime et nous aide bien souvent à trouver les mots les plus justes pour parler des musiques qui nous émeuvent, quand le sommeil ne nous a pas encore touchés.
Décrit par son chanteur Sam Bentley comme un « disque concept », écrit pendant des « crises de somnambulisme », « Twelvefour » parlera à ceux qui aiment se laisser porter par l’ivresse des grands soirs.
The Paper Kites déroule, sur ce second album, le fil continu et passionné des grandes épopées pop alternatives de notre époque. Emmené par le chant chaleureux de Sam Bentley, auquel se joint celui de sa complice Christina Lacy, le projet évolue entre le dynamisme de leurs compatriotes de The Preatures (Revelator Eyes) et la pop americana mélancolique de City And Colour (Neon Crimson, Renegade).
« Twelvefour » est un album somptueux, planant et réconfortant (Bleed Confusion), évoluant entre des envies d’évasion collectives (l’entraînant « Electric Indigo » et le chaleureux americana blues « I’m Lying to You Cause I’m Lost ») et la quête de solitude (les ballades folks paisibles « A Silent Cause » et « Turns Within Me, Turns Without Me »).
Mais la vraie force du second long format du quintet de Melbourne est d’avoir composé un album unifié, qui s’écoute sans peine et d’une seule traite. Il pourrait bien se révéler être un compagnon de choix pour affronter nos prochaines longues nuits fraîches, emplies de douces pensées.

« Twelvefour » de The Paper Kites, sortie le 8 janvier 2016 chez Nettwerk Records.
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