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[Live] A Singer Must Die au Chabada

Mercredi 8 octobre, dans le cadre des apéros-concerts du Chabada, le groupe angevino-nantais A Singer Must Die prenait possession des âmes du lieu.
Sur scène comme sur son nouveau disque « Venus Parade & More Songs Beyond Love », le sextet pop harmonique nous a emporté au cœur d’une musique majestueuse d’interprétation, drivée jusqu’à bon port par son charismatique chanteur, Manuel Ferrer.

A Singer Must Die © Fred Lombard

Admirablement entouré de la claviériste et vibraphoniste Émilie Buttazzoni, du multi-instrumentiste Manuel Bichon aux guitares, aux chœurs et à la basse, également compositeur du projet, sans oublier Romy Marx aux guitares, Olivier Bucquet à la basse, au clavier, au saxophone et aux chœurs, et Régis Martel à la batterie, on ne pouvait que savourer chaque instant de ce concert.
Une prestation, qui sans se vouloir millimétrée, est devenue le temps d’une heure la bande-son d’un long métrage formidable, aux émotions vives.

Plus vibrant, mais tout autant exigeant en live, les six musiciens ont offert à leur oratoire, – réuni en arc de cercle autour du forum faisant face à la large estrade -, un set généreux de 15 titres, largement ovationné.
Manuel Ferrer nous a raconté une histoire. Ses deux cymbales en poigne, il nous a accueilli sur la sublime introduction hivernale « Opening Night » suivie de son inséparable suite « Smoky Mourners » pour nous quitter dans la même posture, sur l’entraînant et folklorique « Song Of The Heron », délicieuse conclusion inédite, sur laquelle viendra se greffer leur trompettiste et ingénieur du son Clément Duval.
Douce parenthèse au cœur du concert, le duo sincère, discret et élégant entre Liva Zafimehy et Manuel Ferrer sur « A Right Arm Beyond Love » nous offrira une halte formidable entre le rock emporté de « The Fortress », sublimé par les talents de vibraphoniste d’Émilie Buttazzoni et les chœurs cristallins de Manuel Bichon, et l’inoubliable « Feel Foot Word », mélancolique et aventureux sur scène. Les frissons étaient bien là.

A Singer Must Die a d’abord envoûté un public de fidèles, au milieu d’enfants agités et imperturbables. Constitué d’amis et d’amoureux de ce pan de la scène musicale locale, venus parfois de loin jouer les curieux pour découvrir l’expression d’un disque en live pour la première fois, comme ce fût mon cas ce soir-là ou comme Jean-Louis Bergère, musicien et écrivain angevin, pour revivre l’intensité du groupe dans un espace laissant toute sa place à chaque musicien pour s’exprimer.

Le prochain rendez-vous d’A Singer Must Die à Angers est prévu au Grand Théâtre dans une configuration exceptionnelle. On ne vous en dit pas plus pour l’instant, mais on risque bien d’y être tant du disque à la scène, la transition était impeccable en cette nuit d’automne.

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