The Wooden Wolf – 14 ballads Op. 1

The Wooden Wolf tire sa force de la sensibilité à fleur de peau de son auteur compositeur Alex Keiling. Né au large du Canada de parents mélomanes, cet artiste a fait ses gammes en écoutant les grands noms de la musique folk à savoir Cat Stevens, Leonard Cohen et Bob Dylan. L’album « 14 ballads Op.1 » est l’œuvre de ce songwriter de talent qui a réussi à allier mélancolie et énergie folk. La voix est franche et écorchée et les paroles troublantes de sincérité.

The Wooden Wolf - 14 ballads Op​1

La première chanson est une ballade mélancolique intitulée A little bit of cryin’.  On remarque dès le début de la chanson quelques trémolos dans la voix qui nous plongent dans un univers proche du musicien américain Elliott Smith. Il est vrai que quelques larmes n’ont jamais fait de mal après tout. La tristesse franche de ce premier titre prend aux tripes.

We can’t find the light (titre inclus dans la compilation we are indie XIV) sonne beaucoup plus grave.  La chanson commence par ces mots: “Girl I hate when you’re looking at me cause you’re not really watching me”. Le chanteur ne trouve pas la lumière avec cette femme qui le regarde sans le voir réellement. Il est toujours difficile de faire face à quelqu’un qui vous juge sans vous comprendre. L’amour est un équilibre qu’il nous faut atteindre. We can’t find the light est une ode à l’amour unilatéral, un cri du cœur émouvant, car très bien mis en musique.

Le titre suivant – The Dust – est plus lancinant et beaucoup moins rythmé. C’est avec une grandeur un peu austère et accompagné de chœurs qu’Alex Keiling nous délivre cette nouvelle chanson. Il affirme, avec un désespoir troublant, que l’amour n’est que poussière. Je trouve ce titre plus pauvre que le reste de l’album.

La cinquième des quatorze ballades de l’album est sobrement intitulée No name #5. Quelque peu nébuleuse et hors du temps, c’est une remarquable mélodie de guitare qui apporte stabilité à l’ensemble. Très belle chanson.

The Wooden Wolf

Le titre suivant, Horses in the storm, est l’un de mes préférés. L’artiste a choisi de mettre une pluie diluvienne en fond sonore, ce qui plante très bien l’atmosphère de la chanson. Cette dernière s’ouvre sur le bruit de chevaux lancés au galop. La voix d’Alex Keiling y est très belle et la guitare l’enveloppe doucement. En définitive, c’est un excellent titre qui nous parle de liberté et de grands espaces : “Freedom in your mind is all you want till the end of time.”

Cet album nous plonge dans une ambiance intimiste assez sombre, mais c’est pour mieux mettre en lumière les maux de l’artiste. Maux qu’il exprime avec une sensibilité troublante et attachante. Je vous laisse découvrir la suite de ce magnifique opus. Il est d’ailleurs en téléchargement à prix libre sur la page bandcamp du groupe !

thewoodenwolf.bandcamp.com
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