The Kills au Rocher de Palmer

Le 7 mai 2012, le Rocher de Palmer a été assailli par les fans de The Kills.

Dans une ambiance bon enfant, nous avons pu assister à un concert de folie. Accréditation en main, j’ai pu rapporter quelques photographies, malgré toutes les bousculades entre photographes.

Mais le plus important reste le concert donné par le duo anglo-américain qui était tout simplement incroyable…

20h45, une première partie plutôt intéressante entre en scène.

Les Jose & the Wastemen sont plutôt bien accueillis par le public bordelais et un petit air de western, que ces deux artistes installent au Rocher de Palmer.

Ils remercient pour la énième fois le groupe qui leur a permis de faire leur première partie et que le public attend avec impatience…

Le staff des Kills se déploie sur la scène et prend son temps pour faire les derniers réglages tandis que le public discute tranquillement.

Il y a une ambiance bon enfant ce soir, tous les âges s’entendent, les bousculades ne sont pas au menu du jour, et tout le monde attend tranquillement que le concert commence.

Le fameux tissu léopard est déroulé en fond de scène et le public s’éveille en quelques secondes.
Alors les applaudissements commencent à se faire entendre. Tout le monde réclame l’arrivée des deux artistes en entonnant en chœur des « THE KILLS ».

Une personne arrive, plus un bruit dans la salle… mais c’est encore un membre du staff qui vient faire un dernier réglage.
Déçus, nous continuons de patienter. La salle passe au violet, les lumières côté public s’éteignent, ils seront bientôt là.

Et les voilà ! Ils sont là, face à nous, ils sont beaux et ont l’air en forme.
Ils entament leur concert avec un trio de chansons No Wow, Future Starts Slow et My Heart Is A Beating Drum endiablé.
Alison Mosshart nous propose des déhanchés sublimes qui nous rappellent à quel point elle peut avoir du charisme même face à une salle comble.

Kissy Kissy et U.R.A Fever, deux grands classiques du groupe, sont très appréciés par le public.
Alison Mosshart se déplace telle une lionne enfermée dans une cage… et c’est beau, un félin emprisonné !

Concentrons-nous un peu plus sur les musiciens qui accompagnent les deux compères. Avec leur blouson de cuir et leur petit foulard rouge, ils ont un look plutôt d’enfer ! Et quelle maitrise des percussions !

Pendant DNA et Satellite, je remarque des petites chorégraphies pensées pour agrémenter leur jeu de scène, et c’est avec une synchronisation quasi parfaite qu’ils joueront pendant toute la durée du concert.

Un « merci » essoufflé d’Alison Mosshart et le concert repart de plus belle sur un Last Day of Magic qu’on attendait tous.
Et nous ne sommes pas déçus. La complicité entre Mosshart et Hince est assez impressionnante.
Même les plus avertis seraient bluffés par l’allure qu’ils ont tous les deux sur la scène du Rocher de Palmer ce soir.
Sans parler de cette osmose entre eux et leur public, à croire qu’ils ont un espèce de pouvoir sur nous… que nous ayons 10 ou 60 ans !

Petit moment d’accalmie pour notre furie aux cheveux roses, les premières notes de Crazy se font entendre et le public demeure silencieux dans la salle.
Tout le monde écoute ce petit moment suspendu, où ils nous emportent haut, très haut… Instant interrompu par des envolées puissantes de la part de Jamie Hince.

L’énergie s’installe à nouveau dans les corps de toutes les personnes présentes ce soir pour un Baby Says et un Nail in my Coffin plus que survoltés !
On ne les arrête plus, ils nous donnent tout ce qu’ils ont et avec une hargne à en donner des frissons.

Néanmoins, Alison Mosshart se calme quelque peu pour entamer le titre Black Balloon que tout le public chantonne en chœur. Ce qui fait apparemment chaud au cœur de nos deux acolytes à la vue du sourire qui rayonne sur leurs visages.

Petite pause, histoire de s’hydrater un peu, ce qui me laisse le temps de me rendre compte que le fond léopard, emblème du groupe, rend moins bien en intérieur.
Les changements d’instruments ne les effraient pas, bien au contraire ; pour ce morceau, ils seront tous les deux à la guitare.

Alison se rapproche de son micro pour nous dire qu’ils vont jouer un vieux morceau…
L’ambiance est assez dingue ce soir, et ils ont donné une nouvelle impulsion à la chanson Tape Song, un des premiers titres phares du groupe. Le morceau n’a pas pris une ride !

Ils enchainent sans transition particulière avec Cheap and Chearfull. L’album Midnight Boom est bel et bien de retour ! Alison met en place un petit jeu avec le public à la participation énorme durant cette chanson.
Ils terminent sur Pots and Pans aux passages instrumentaux assez poignants.
Un final simplement beau… Ils nous ont procuré des émotions à la pelle.

Une attente qui paraît interminable, personne ne sort, on attend tous le rappel, parce qu’il y aura un rappel, ils ne peuvent pas nous laisser comme ça…
Jamie Hince revient sur scène avec un verre de vin, je suppose, et trinque à distance avec nous. « Cheers ! »

Il se met au synthé, et je sais déjà qu’ils vont jouer The Last Goodbye.
Alison Mosshart est à nouveau sur scène, et les premières notes de la chanson résonnent dans la salle.
Pas un bruit, tout le monde est comme ébloui.
Nous vivons un moment intense, en l’air.

Vers la fin, on chante, Alison sourit. Elle nous remercie furtivement et reprend toute sa fougue en entamant Sour Cherry. Sur ce morceau, les chœurs de Hince sont extrêmement présents. Le public tape des mains en rythme sans que le groupe ne demande rien. Si ça, c’est pas de l’amour !
Le rappel est plus que satisfaisant. « Hey ! Fuck the people ! » on ne se fait pas prier pour reprendre en chœur ces paroles qui en deviennent presque un hymne pour nous.
Pour finir, Hince s’amuse avec son pied de micro pour nous offrir des sons venus d’ailleurs, ce qui fera office de transition avec le morceau suivant : Monkey 23.

Du début à la fin, leur set a été carré, tout en conservant ce grain de folie qui nous plait tant.
Une sacrée claque que l’on se prend à la sortie de leur concert.

The Kills est décidément un groupe à aller voir en live !

Partager cet article avec un ami