[Live] Terres du Son 2015, jour 2

La deuxième journée de Terres du Son fut haute en couleur. Sous un soleil de plomb, difficile de garder la tête froide et le matériel au frais. L’après-midi sera d’ailleurs ponctuée de coupures d’électricité. Mais personne n’a baissé les bras. Liés par une même envie, artistes et spectateurs ont su maintenir l’ambiance et poursuivre la fête.

Skip&Die - crédit : Pauline Lavidale
Skip&Die – crédit : Pauline Lavidale

Récit par Charlène Biju et Pauline Lavidale.

Pour ses dix ans de scène, Terres du Son a laissé carte blanche à Volo. Ils en ont profité pour inviter leurs copains de scène : le Grand Rouquin Blanc, Wally et les Joyeux Urbains. Dans une atmosphère bon enfant, accompagné chacun de leur guitare, les cinq garçons interprètent en chœur les chansons de leurs répertoires. Ce sont des mélodies simples et efficaces ainsi que des textes engagés, drôles ou les deux à la fois et que le public, très mixte, reprend à l’unisson.

Des copains, des guitares et des paroles accrocheuses sont la recette d’un après-midi qui commence dans la bonne humeur… jusqu’à la coupure d’électricité. Mais même cela ne viendra pas gâcher la fête. Et c’est au milieu des spectateurs que Volo finira ce concert.

Après le retard dû à la panne de courant, Canailles nous emmène tout droit à Montréal. Avec contrebasse, accordéons, banjo et instruments faits de bric et de broc, ils jouent une musique enjouée et leur accent québécois fait du bien. Et quand la même panne refait son apparition, ils savent occuper et distraire leur public : les mecs tombent la chemise, les filles chantent a cappella et ils finissent même par faire une pyramide humaine. Canailles, c’est frais, c’est sympa ! On les adore et ils nous le rendent bien.

C’est un Rodrigo seul qui vient nous annoncer que Gabriela est malade et ne pourra pas jouer ce soir. À demi déçu, l’auditoire donnera néanmoins tout son soutien au guitariste qui, même en solo, assure un show endiablé. Ces doigts qui tapent et qui défilent à toute allure sur la guitare tiennent les spectateurs en haleine. Sous les encouragements, il joue les fameux « Tamacun » et « Orion ». Plus tard, il a même poussé la chansonnette reprenant, entre autres, « Creep » de Radiohead. Même sans Gabriela, le virtuose mexicain joue des rythmes effrénés et nous livre une grande performance.

Encore dans la frénésie mexicaine, l’audience se dirige vers Hanni El Khatib. Cheveux gominés et peau tatouée, le beau Californien nous ramène au bon vieux temps du rock’n’roll. Ça swingue et personne ne peut s’empêcher de danser. Emportée par le groove, la foule suit le rythme. L’atmosphère devient tellement électrique que le chanteur finit par jeter sur scène sa guitare, qui avait rendu l’âme. Après avoir enflammé la scène Biloba, l’artiste ira signer quelques autographes en toute humilité. Les groupies sont comblées.

Difficile de décrire Skip&Die. Ce groupe-là est un ovni, pourtant tout le monde l’attendait. Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas. Les influences venues de contrées lointaines se succèdent et envoûtent le public. Dans la nuit bleutée, Skip&Die, haut en couleur, transporte la foule. Les rythmes mettent en transe et donnent envie de danser, à l’image de la charismatique chanteuse du projet : Cata Pirata.

Avec sa voix, elle nous entraîne en pleine jungle et nous invite à nous libérer en invoquant « Mami Wata ». Transcendée, les spectateurs ne contiennent plus leur énergie et ne forment plus qu’un seul et même corps.

Le maître de l’électro swing s’est entouré de cuivres et d’une chanteuse pour former le Band de Parov Stelar. Et la recette, un peu trop facile, fonctionne. Entre samples rétro, voix chaleureuse et rythmes jazzy, tous les éléments sont réunis pour faire swinguer les spectateurs.

La soirée se termine sur du hip-hop ; tendance rap ou électro, les festivaliers ont le choix.
D’un côté D-Bangerz, un DJ et quatre MCs qui investissent la scène du ChapitO et balancent leur flow agité.

De l’autre, La Fine Équipe, sur son podium imposant, mixe à tour de bras. Habituellement en formule à quatre, c’est en trio qu’ils sont apparus sur scène hier soir pour clôturer cette seconde journée au son de leurs platines.

La Fine Équipe - crédit : Pauline Lavidale
La Fine Équipe – crédit : Pauline Lavidale

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