[Platine #3] Ravage

Furieusement complices sur scène, Claudia et Vince ont cimenté leur duo autour d’une passion partagée et incendiaire pour le rock britannique. La rumeur raconte même que c’est le punk des Libertines qui a déclenché leur rencontre. Comme la musique des Anglais, celle de Ravage respire l’urgence de vivre, la liberté sans compromis, l’intention de tout donner, de tout tenter sans aucun regret. Nouveau souffle bienvenu de la scène indie punk lilloise, le beau tandem nous présente ses disques inséparables, usés et maltraités avec amour sur leur platine comme sur les routes d’Europe.

crédit : Guillaume Métier

The Libertines – Up the Bracket (2002)

Sans cet album, Ravage n’existerait peut-être pas. C’est le ciment de notre rencontre et de notre passion pour le rock. Vince l’avait gravé sur un CD et l’écoutait sur un lecteur portable. C’est en reprenant les Libertines avec son premier groupe qu’il a appris à jouer et chanter, fait ses premiers concerts. Les gars passaient des heures à tout tabler sur Guitar Pro pour apprendre les morceaux au millimètre. J’étais obsédée par les Libertines à peu près au même moment. Y’avait pas mieux, c’est tout. C’était l’écho de ce qu’il y avait à l’intérieur de nous. On avait trouvé une communauté, une raison de vivre. Vince n’a pas une Melody Maker pour rien !


The Kills – Midnight Boom (2008)

Cet album est parfait, y’a pas un seul passage à jeter. Quand une camarade de classe m’a fait découvrir les Kills avec « U.R.A Fever » (c’était au CDI je me souviens), ça a été un choc, un vrai coup de foudre. C’était le truc le plus sexy que j’avais jamais entendu. Quand, plus tard, j’ai rejoint Vince derrière le micro, j’ai appris tout « Midnight Boom » par cœur. Même les B-Sides (« Superpowerless », « Night Train », « Weedkiller »…) sont géniales !


Arctic Monkeys – Humbug (2009)

L’alliance des Arctic et de Josh Homme, ça ne pouvait être qu’un bijou. Tellement classe, tellement élégant. Tout en subtilité. L’ambiance est dingue, très nocturne. C’est l’album idéal pour planer.


The Voidz – Tyranny (2014)

Vince l’a écouté une bonne centaine de fois. Un album à visiter en arpentant les rues quand la nuit tombe ! C’est un chef-d’œuvre. Ils ont créé une autre dimension, pleine de virtuosité, très sombre et chaotique. Plus barré tu meurs. Les gens n’étaient pas prêts pour ça. C’est comme comprendre une discussion entre un grain de poussière et une étoile, il faut s’accrocher.
« Tyranny », c’est comme si on avait pris six types plus conscients que la moyenne et qu’on les avait envoyés dans l’espace, dans le futur, après l’Apocalypse, pour raconter aux extra-terrestres la merde que c’était sur Terre.
Casablancas y est mi-humain mi-robot, un robot triste s’effaçant petit à petit de la surface… et criant aux Hommes : « Pourquoi ? Regardez ce que vous avez fait de la vie, ce que vous avez fait de ce monde. » Il faudrait réaliser un anime inspiré de cet album tiens !
« Human Sadness » est l’un de mes morceaux préférés de tous les temps. Le clip est un chef-d’œuvre, lui aussi.


Oasis – Definitely Maybe (1994)

« Supersonic », « Live Forever », « Rock’n’Roll Star », « Cigarettes & Alcohol », « Columbia », « Up in the Sky », « Shakermaker », « Whatever » (sur l’édition limitée)… Qu’écrire de plus ? « Fucking songs » comme disent les Gallagher.


Ravage est à l’affiche de la 5e édition du Crossroads Festival, du 8 au 11 septembre 2020.


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