[EP] Museum – Dirty Things

Derrière ce visuel un peu vintage se cache Mathieu Zub, guitariste de Black Strobe, groupe d’électro-rock dont le leader n’est autre qu’Arnaud Rebotini. À ses heures perdues, il est aussi producteur sous le pseudo Museum, artisan d’une musique de club, et de retour avec un EP sans concession, qui décharge une techno survoltée, analogique et sombre.

Museum - Dirty Things

Parus chez Space Factory Records, le label dont s’occupe David Carreta, ces trois titres, accompagnés de remixes imaginés par Mondowski et Black Boiler, cultivent le goût de son compositeur pour l’extase nocturne, à la fois industrielle et glaciale. Encore bien jeune au sein de la sphère musicale, Museum a su s’entourer et incarne aujourd’hui le renouveau de la techno française. Remarqué par Rebotini himself, ce dernier produit son premier EP, baptisé « Debut », en 2012. Il enchaîne avec « Das Boot » en 2015, tout en continuant à distiller çà et là, quelques riffs de guitares bien sentis sur les trois maxis et l’album de Black Strobe.

« Mermaid’s Calling » ouvre le bal avec force et fracas. Les synthés de Museum enveloppent l’esprit dans un dancefloor radical, où l’ivresse synthétique se mêle au choc technoïde. S’ensuit un titre éponyme rugueux, un peu rétro, galvanisé par des nappes et un rythme des plus inquiétants. « Little Death » fait la part belle aux beats qui s’entrechoquent et aux ondulations d’une ligne de basse parfaitement millimétrée.

Très loin de prendre la poussière, Museum continue de creuser le sillon d’une techno frénétique, pleine de noirceur, tout en se permettant une certaine épaisseur dans les arrangements qui ne rebutera pas du tout les néophytes en la matière. Les remixes sont malheureusement un peu fades, dévoilant des versions légèrement retouchées mais sans réelles innovations. Et même si l’EP reste assez convenu, on apprécie l’efficacité de la production, qui annonce des soirées enivrantes à souhait. Au plaisir de le retrouver sur le dancefloor.

Museum

« Dirty Things » de Museum est disponible depuis le 6 février 2016 chez Space Factory Records.


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Etienne Poiarez

Étudiant en master d’information-communication à Paris 3 Sorbonne-Nouvelle. Éternel adepte de Massive Attack et passionné de cinéma, d'arts plastiques et de sorties culturelles.