[Live] Soirée Cocktail Pueblo au Temps Machine

Ce jeudi 30 janvier au Temps Machine, c’était la première soirée du festival organisé par le label Cocktail Pueblo. Le programme musical du soir ? Boogers, les jeunes Ropoporose et les Américains du Happy Jawbone Family Band.

Boogers - crédit : Karl L.
Boogers – crédit : Karl L.

C’est dans la bonne humeur que débute la soirée, placée sous le signe de la banane (oui, oui, de la banane, partout) après l’intervention des organisateurs du festival. La salle est presque comble, le public est au rendez-vous ce soir et c’est Boogers qui se lance en premier et entame ses morceaux seul… au milieu du public. Le Tourangeau déballe ses titres, entouré d’une girafe, d’un éléphant, d’un chien et de deux ou trois bananes agitées. L’ambiance est elle aussi au rendez-vous et après quelques titres entrecoupés de danses bestiales, de pluies de confettis et autres serpentins en tout genre, Boogers cède sa place aux Ropoporose.

Ces « jeunes » Ropoporose donc, que le public semble attendre fébrilement. Le groupe monte sur scène, Pauline à la batterie et Romain à la guitare, le clavier et une paire de baguettes à portés de main. Pour leur premier morceau, on les voit se saisir de deux mini accordéons à l’allure de jouets. Après des débuts plutôt timides, il faut bien le reconnaître ; le duo trouve vite ses aises. La pédale loop est à l’honneur et les Ropoporose savent la manier. En quelques chansons ils réussissent à envouter la salle. Le public est captivé par les riffs de guitares qui s’entremêlent, rythmés par la batterie.

Les premiers morceaux passés et le public désormais dans la poche, les deux jeunes échangent leur place et retrouvent leur instrument respectif. Romain donne une nouvelle ampleur à la batterie, beaucoup plus agressive, et Pauline jongle parfaitement entre le clavier et la guitare. Le duo semble parfaitement rodé, le concert atteignant son apogée avec l’interprétation du génial « Moira » pendant lequel on ne peut s’empêcher de penser à Kim Gordon en entendant Pauline chanter ; l’analogie avec Sonic Youth est d’ailleurs fréquente -et légitime-.

Coup de cœur pour la « chanson rigolote », sur laquelle les deux membres du groupe se partagent le clavier le temps d’une chanson complètement folle, pas si rigolote que ça au final, mais plutôt impressionnante et assez représentative de l’énergie dégagée par la formation réduite et de la claque qu’ils ont réussis, à eux seuls, à mettre au public. Prestation réussie donc pour le groupe originaire de Vendôme dont on attend la sortie prochaine du premier album.

Un peu de répit pendant l’installation des Happy Jawbone Family Band pendant lequel on peut profiter d’animations organisées par le Cocktail Pueblo et parcourir les stands de sérigraphie présents au Temps Machine pour l’occasion, et c’est reparti.

Les Ropoporose avaient placé la barre très haute avec leur prestation, place aux Happy Jawbone Family Band. On change ici totalement de registre avec les Américains qui viennent dérouler leurs pop song aux sonorités lo-fi. Le concert commence bien, très bien même ! L’ambiance est chaleureuse, le public est toujours là. Le chanteur, Luke Csehak, s’avance sur scène pied nu et salue le public en anglais. Les morceaux sont joyeux, festifs, entre la pop-song, le blues, la country et la surf music, mais toujours avec ce son lo-fi si particulier. Sur scène, la formation est plutôt classique, deux guitares -dont une à 12 cordes-, une basse, un chanteur, des chœurs, une batterie et un clavier : classique donc, et assez loin de l’image décalée donnée par le groupe.

Si les chansons sont maitrisées, le groupe semble griller ses meilleures cartouches d’entrée de jeux, enchainant leurs meilleurs morceaux, notamment « Everybody Knows About Daddy », laissant s’installer une certaine lassitude sur la fin de la performance. Si les deux guitaristes échangent avec le public et se démènent sur scène, le reste du groupe, lui, reste en retrait et semble absent sinon beaucoup trop effacé.

Au fil des chansons, la salle se clairsème, les titres restent bons, mais se suivent et se ressemblent, aucun ne parvient vraiment à sortir du lot. Cependant le groupe nous quitte sur une bonne note avec un dernier morceau complètement barré qui voit Luke Csehak maltraiter sa guitare, allant jusqu’à la frotter contre son pied de micro.

Ropoporose - crédit : Karl L.
Ropoporose – crédit : Karl L.

Une bonne soirée donc au Temps Machine, organisée par le label Cocktail Pueblo. Le public était présent, l’ambiance bonne enfant, et si les Happy Jawbone Family Band nous ont offert une prestation sympa, on retiendra surtout la grosse claque que nous a mise Ropoporose.


En bonus, on vous laisse avec la dernière compilation multi-vitaminée du label « Cocktail de Cocktail » :


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