Rencontre avec Be Quiet

Les Be Quiet sont cinq, tout juste majeurs, mais ont rapidement réussi à se faire un nom dans la scène bordelaise. Après avoir fait la première partie de Ratatat ou encore de Trust, leur premier EP, Primal, vient confirmer l’indéniable talent de la formation. Un groupe à découvrir de toute urgence, et notamment en live, où leur atmosphère transporte et impressionne. Rencontre avec Louis, le guitariste du groupe, qui s’est prêté au jeu des questions-réponses pour nous en apprendre un peu plus…

crédit : Eliott Fournié
crédit : Eliott Fournié
  • Salut Be Quiet ! Pour commencer, je vous laisse vous présenter rapidement !

Louis : Salut ! Alors, Benjamin est au chant, Matei aux synthés, Pierre à la basse, Quentin à la batterie et moi à la guitare.

  • Et le nom Be Quiet, vous l’avez choisi comment ?

Louis : Ça vient de Benjamin lors du premier enregistrement du groupe (qui ne connaissait pas cette formation) qui a reçu un message d’une fille dans lequel était marqué « Be Quiet ». À vrai dire il y a plusieurs explications, mais celle-ci reste la plus plausible.

  • Vous faites donc partie de la scène bordelaise, comment ça se passe pour un jeune groupe d’évoluer dans cette ville ?

Louis : Il y a plusieurs structures permettant un accompagnement personnalisé des groupes de la région; dans notre cas nous sommes suivis par la Pépinière du Krakatoa qui « s’occupe » de nous depuis environ 3 ans. Elle nous aide à éviter les erreurs fréquentes que les groupes amateurs comme nous peuvent commettre. Leurs conseils nous sont indispensables et se sont toujours avérés très justes.

  • Et justement, comment s’est passée cette collaboration avec la Pépinière, c’est elle qui vous a remarqué à vos débuts ou bien vous l’avez démarchée vous-même ?

Louis : La démarche vient de la Pépinière directement, lors de sa première formation, Be Quiet a joué au Krakatoa pour le concert des lycéens, c’est à ce moment-là que Didier Estèbe nous a remarqué et a décidé de nous intégrer à cet accompagnement.

crédit : Eliott Fournié
crédit : Eliott Fournié
  • Quel a été votre meilleur souvenir sur scène ? Votre meilleur concert ?

Louis : Notre meilleur souvenir sur scène c’était en Bretagne à Douarnenez, c’était l’année dernière et surtout un de nos premiers déplacements hors de Bordeaux. Tout était parfait, l’accueil, les gens… C’était un super moment.

  • Malgré votre jeune âge, on peut clairement voir l’influence des années 80 sur votre musique, quels groupes vous inspirent le plus ?

Louis : Nous avons chacun d’entre nous des influences propres et relativement variées; mais dans l’ensemble, des groupes comme My Bloody Valentine, The Horrors, The Cure, Bowie et surtout Radiohead reflètent bien nos goûts musicaux.

  • Votre clip Infancy a été vu plus de 12 00 fois, vous vous attendiez à un tel succès ?

Louis : Je ne sais pas si nous pouvons à proprement parler de « succès » mais disons que nous sommes extrêmement fiers du résultat ainsi que de sa portée; nous pensons qu’il représente le groupe de la manière la plus juste et cela est dû au travail d’Eliott Fournié (notre photographe et illustrateur) qui a su mettre notre musique en image. Nous sommes d’ailleurs en train de travailler sur un nouveau clip qui devrait paraitre très prochainement.

  • Et comment s’est déroulé le tournage, vous aviez déjà les idées en tête ou c’est votre photographe qui a géré la mise en scène ?

Louis : Nous avions quelques idées effectivement, relativement confuses et floues (d’où la pochette de l’EP), des idées non abouties sur lesquelles nous avons fini par nous entendre avec Eliott. L’important était d’installer une ambiance, un ressenti atmosphérique que l’on peut retrouver sur scène, quelque chose d’assez sombre dans les silhouettes et de plutôt dynamique dans l’arrière-plan (jeu de lumière). Nous avons mis une nuit à faire ce clip, précisément de 1h à 9h du matin. Il n’y pas de moyen ni de budget puisque le décor n’était autre que le mur blanc de mon salon ainsi qu’un vidéo projecteur.

crédit : Eliott Fournié
crédit : Eliott Fournié
  • Comment voyez-vous l’avenir aujourd’hui ? Quels sont vos projets ?

Louis :  Nous travaillons sur un nouvel EP qui devrait paraître à la fin de l’année, les objectifs étant toujours de tourner le plus possible, rencontrer du monde et surtout s’exporter de Bordeaux.

  • Et du coup quelle serait votre finalité et votre but ultime en tant que musiciens ?

Louis : Je pense que tout musicien appliqué et passionné rêve intimement de vivre de ses propres compositions et d’atteindre la consécration, c’est notre cas.

  • Si vous aviez un seul titre de chanson à retenir, ce serait lequel ?

Pierre : Pixies – All Over The World
Quentin : Radiohead – Like Spining Plates
Matei : Interpol – Mind Over Time
Ben : The Horrors – Sea Within a Sea
Louis : My Bloody Valentine – To Here Knows When

  • Sur indiemusic on est friand de découvertes, vous avez des groupes qui vous tiennent à cœur à partager avec nos lecteurs ?

Louis : Il y a les North Odd Preppies, un groupe d’amis très talentueux avec lequel nous évoluons et que nous apprécions beaucoup, Third Mirror, The Breeze…et il y a aussi le groupe Bengale, dont la réputation ne sera très vite plus à faire, qui provient également de la Pépinière du Krakatoa.

facebook.com/wearebequiet
bequiet.bandcamp.com

Partager cet article avec un ami