[Focus] En route pour le MaMA 2016

Vendredi 14 octobre 2016

Vendredi 14 octobre 2016 (1/3)

Quelques années après Ásgeir, c’est un nouvel espoir du folk venu des terres d’Islande, Axel Flóvent (au Petit Moulin à 19h45), qui s’invite en France. Auteur d’un somptueux second EP « Forest Fires », à la beauté sidérante, en janvier dernier, le jeune musicien originaire de Húsavík, du haut de ses vingt ans, nous confie une merveille leçon de folk, délicate et immersive, remarquablement harmonisé. L’âge de la sérénité n’attend pas les plus lointaines années ; il en est la preuve.


Séverin (chez Madame Arthur à 20h15) est certainement l’homme de la situation pour sauver la variété française. Avec classe, élégance et intelligence (sa chanson sur la « France »), le Parisien n’a de cesse de nous faire succomber à ses tranches de vie écrites sur un bout de carnet de croquis et sublimées quand il se décide à chanter la tranquillité, l’amour, la peine et la réconciliation. Son nouvel album, « Ça ira tu verras », croque à pleine dent ces histoires parfois drôles, parfois tristes, mais toujours merveilleusement touchantes.


Emmené par son leader Adrien Leprêtre, membre de Concrete Knives et de Kuage, Samba de la Muerte (au Divan du Monde à 20h45) est formé par quatre amis férus de rythmes percussifs et d’afrobeat, qui insufflent avec audace leur vision très personnelle d’une indie pop indomptable. Leur premier album, « Colors », après trois EPs enthousiastes, démontre la vive capacité de la formation caennaise à jouer avec les codes de pop moderne. En live, leur proposition hybride entre chanson française et anglaise, indie pop, électronique et sonorités exotiques a tout pour surchauffer les lieux dans un feu de joie !


Projet solo d’Antoine Honorez, rejoint depuis par Jérôme Klein au piano et aux percussions, le projet Napoleon Gold (au Théâtre de l’Atalante à 20h45) entend délivrer sa vision cinématique d’une musique orchestrale belle de son goût pour l’anticipation. Associant avec caractère et authenticité la rigueur de la composition classique à la liberté offerte par la composition électronique, le duo electronica luxembourgeois remodèle une musique qui n’appartient qu’à ses créateurs de rendre toujours plus libre.


Le Colisée (au Backstage by the Mill à 20h45), c’est le projet ovni du Bruxellois David Nzeyimana. Abreuvé des mythes d’Éros et de Dionysos, ce doux flâneur a le don surprenant de bien s’entourer de partenaires aussi éveillés que lui, et de s’associer par la même occasion à la fine fleur de la pop francophone à l’instar d’un certain François Marry ou de son compatriote Témé Tan sur son nouvel EP « Vie Éternelle II ». Avec ses chansons pop électroniques lentes et éclairées, murmurées au creux de nos oreilles, Le Colisée nous laisse tendrement pénétrer dans l’arène de tous les désirs.

Partager cet article avec un ami