[Focus] En route pour le MaMA 2016

Jeudi 13 octobre 2016 (3/3)

C’est un rock sorti des flammes que les Nantais de KO KO MO (au Théâtre de l’Atalante à 23h15) entendent bien raviver avec leur passion communicatrice et fédératrice. Le power duo, formé par Warren Mutton à la voix aiguë affolante et aux riffs démentiels et K20, tout aussi fougueux derrière les cymbales et les toms, s’accorde à merveille pour porter haut et fort les couleurs flamboyantes d’un rock seventies immensément psychédélique qui transpire la passion, l’amour et la folie. Attention : la transe est imminente !


Producteur ultra-sensible et chanteur au timbre extra-sensuel, Fhin (à la Machine du Moulin Rouge à 23h15) est ce jeune prodige parisien qui épate par la justesse, la maturité et la variété de ses compositions nourries de pop, de trip-hop, de RnB et de future beat. On plonge alors à cœur perdu dans ses œuvres planantes et oniriques qui laissent l’esprit vagabonder librement et se perdre volontairement.


Rocky (au Divan du Monde à 23h15), c’est d’abord une voix, celle d’Inès Kokou, véritable atout de cette prodigieuse formation lilloise qui s’apprête à sortir le 21 octobre prochain son premier album, « Soft Machines », entre soul, pop, dance et house. Avec ses productions prêtes à l’électriser le dancefloor, il faudra envisager les chaussures de sécurité pour danser sur la musique survoltée du quatuor français le plus chaud du Nord de la France.


Espoir en voie de consécration de la future beat internationale, Douchka (à la Machine du Moulin Rouge à 23h30) n’a de cesse de s’affirmer production après production comme en témoigne son récent EP, « Together », chez Nowadays Records. Collectionneur de samples et de beats lumineux, le producteur rennais combine avec adresse une production électronique soignée à des rythmiques soutenues et des effluves soul et r’n’b pour un résultat singulier et dynamique.


Un pied dans le kawaii et l’autre dans l’otaku, la Japonaise Kumisolo (au Bus Palladium à 23h45), adoptée par les Parisiens, importe depuis 2009 son univers minimaliste et fantaisiste entre Dora l’exploratrice, Hello Kitty et France Gall dans un karaoké club. Les fans de textes sucrés et de rimes faciles en franglais riront de bon cœur sur les chansons légères et récréatives de cette Dorothée nippone que ne fait rien comme personne.


Qu’on ne s’y trompe pas, Les Gordon (au Carmen à 23h45) n’est l’œuvre que d’un seul homme : Marc Mifune. Le producteur rennais est aussi connu pour ses actes en solo qu’aux côtés de Douchka avec qui il forme le projet Leska et de Roman Oswald pour l’aventure french pop SNGPR. Mais revenons à Les Gordon qui signait l’hiver dernier un remarquable EP, « Atlas » chez Kitsuné, entre chill out voluptueuse et RnB classieux. Une délicieuse et délicate invitation au voyage.


Frère Jacques (à la Machine du Moulin Rouge à 1h) sonnera les matines des festivaliers noctambules. Le producteur parisien très haut perché dans ses inextricables délires électroniques compose avec les objets du quotidien qui lui tombent sous la main comme du pain béni. En véritable partisan et artisan d’une nouvelle forme de création musicale, redonnant tout leur sens au bricolage et à l’expérimentation, Jacques nous convie à son atelier de travaux manuels à l’heure où les enfants, eux, sont déjà depuis longtemps au lit.

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