[Focus] En route pour le MaMA 2016

Jeudi 13 octobre 2016

Jeudi 13 octobre 2016 (1/3)

Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons de l’alter ego d’Aurélie Mestres. Louise Roam (au Divan du Monde à 19h30), c’est le projet electronica solennel et saisissant de cette jeune artiste qui se dévoile pleinement, avec force et incarnation sur scène. Elle révèle alors une musique magistralement illuminée, sensuelle et sensitive, en lévitation entre deux éléments ; l’air et la terre. Profitez-en pour replonger dans l’écoute de son second EP, « Avaton », avant la révélation prochaine de nouveaux morceaux que les festivaliers du MaMA auront très certainement la chance de découvrir avant tout le monde.


Nous les avions croisés parmi les spectateurs lors de la précédente édition, KIZ (à la Boule Noire à 20h) rejoint désormais l’affiche 2016 du MaMA Festival. Emmené par l’énergique duo, très complice, formé par Alice et Marc, le quatuor sur scène séduit et sévit avec ses chansons récréatives, qui, à l’instar d’un certain Jacques, utilisent le mobilier urbain et les objets du quotidien pour illustrer avec envie et créativité des chansons électro-pop pleines de fraîcheur et de spontanéité. Ludique.


Ne faites pas l’erreur d’inverser son prénom composé, Louis-Jean Cormier (aux Trois-Baudets à 21h) n’aime pas qu’on la lui fasse à l’envers. L’ex-leader du groupe indie rock montréalais Karkwa, complice de l’ascension des espoirs locaux, Lisa LeBlanc et Marie-Pierre Arthur parmi d’autres, revient cette rentrée avec un nouvel album, « Les grandes artères », chez nos amis de Yotanka. Un disque qui célèbre le folklore local chanté avec un flegme irrésistible.


Révélations des Trans Musicales de 2015, les rockeurs de The Dizzy Brains (à la Boule Noire à 21h15), originaires de Tananarive (capitale de Madagascar), n’ont eu de cesse depuis de parcours les scènes françaises de long en large et en travers. Le quatuor malgache, révolté contre les injustices sociales présentes sur son île, et emmené par Eddy, chanteur engagé et porte-étendard du projet, souligne avec force et férocité ses messages d’espoirs et de révolution trempés dans le garage punk acide. Hey! Oh! Let’s Go!


À égale distance entre post-rock, scintillements électroniques, folk et art lyrique, Mt. Wolf (au Bus Palladium à 21h25) fait partie de cette prodigieuse nouvelle scène londonienne qui émerveille par la pureté de ses compositions et le caractère majestueux de ses incantations. On pense alors à un mariage sacré entre les univers somptueux de RY X et de Sigur Rós. Sûr alors qu’il y aura de la magie dans l’air.

Partager cet article avec un ami