[Live] Juniore au Printemps de Bourges 2017

C’était l’ambiance des grands soirs. Le samedi 22 avril 2017, les filles de Juniore ont enflammé le Printemps de Bourges au milieu d’un line-up exceptionnel. L’occasion pour le groupe de présenter les morceaux de son premier album et de démontrer une remarquable progression scénique.

crédit : Loll Willems

Dans la double salle du 22, Therapie TAXI ouvre la soirée avec fougue. Fort d’un premier EP sorti récemment, les jeunes Parisiens font preuve d’une impressionnante aisance et d’une énergie folle tout le long de leur set. Nous avons beau être au tout début de la soirée, la barre est déjà placée bien haut.

Vêtues d’un noir élégant, les trois filles de Juniore investissent la scène dans la pénombre accompagnées de leur « Chose », un mystérieux fantôme aux bras squelettiques drapé de blanc. Un personnage qui colle bien à l’univers visuel pensé par la chanteuse et compositrice Anna Jean et sa musique parfois anxiogène. Histoire de s’acclimater, c’est sur l’introduction éponyme de leur album que débute ce concert : « Ouh Là Là ». Sorti en mars dernier, le disque a été produit par Samy Osta, qui a également collaboré avec La Femme ou encore Feu! Chatterton.

crédit : Loll Willems

Dans la salle, les non-initiés légèrement timides mettent du temps à plonger dans l’univers sombre mais enchanteur du projet pop et yéyé des Parisiennes. Il faut dire que la transition avec Therapie TAXI, très électro, est un peu brutale. Pour briser la glace et lancer le morceau « Mon autre », les spectateurs du Printemps de Bourges sont conviés à crier. Un moyen parfait de resserrer les liens avec un public qui cédera facilement au rythme implacable du tube « Panique ». Une énergie et un vrai plaisir à se produire sur scène, qui ne se voyaient pas forcément dans les précédents récitals du groupe, se remarquent dans les regards et les sourires du quatuor dès le morceau « Tu vas, tu viens ». Anna et sa voix obsédante conquièrent la foule et la prestation communicative de Swanny Elzingre à la batterie enflamme les corps. La Chose, en plus de chauffer le public, impressionne par ses riffs de guitare. Quant aux chœurs, ils font penser à des onomatopées sorties tout droit d’une bande dessinée. S’apercevant que le public est de plus en plus réactif et bouge dans tous les sens, le groupe donne une énergie allant crescendo à son set.

Les morceaux « L’accident » ou encore « Difficile » envoûtent le reste de l’assistance avec leurs jeux de claviers appuyés et leur tempos nerveux. « Un Twist » fait office de bon vieux slow à l’ancienne, comme venu tout droit des années soixante. Puis, « Extralucide » finit par ensorceler les âmes. Car, oui, les filles de Juniore ont vraiment ce côté « sorcières de la pop » qui leur sied à merveille. C’est une reprise de « Ouh Là Là » qui reviendra clore ce set court (30 minutes) mais jouissif, révélant l’univers irrésistible et désormais bien défini de Juniore, qui a admirablement grandi.

crédit : Loll Willems

Ce sera ensuite à la pop fraîche et naïve de Cléa Vincent de prendre le relais, suivie de l’élégante Juliette Armanet et sa formule magique « une voix, un piano, des textes ». Enfin, The Pirouettes fermera la soirée avec sa géniale scénographie rendant hommage aux jeux vidéo vintage, avant l’électro sexy du duo Kid Francescoli.


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