Kill The Young, l’interview !

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Il y a quelques semaines je retrouvais le groupe Kill The Young en exclusivité lors de leur concert à la Maroquinerie. 4 ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Tom, Dylan & Olly pour écrire un successeur à « Proud Sponsors Of Boredom » et la tache était dure. Lors de l’interview, on sentait dans leurs regards un mélange d’anxiété et d’excitation. J’ai découvert un groupe à l’écoute qui n’a rien perdu de sa gentillesse et de son humilité.

Quelques blagues échangées, quelques bières pour se détendre en leur compagnie et voilà le résultat :

  • Bonjour Kill The Young, merci de me recevoir !

Je t’en prie merci à toi d’être là !

  • Ca fait très longtemps que vous n’êtes pas venus en France et maintenant vous jouez un peu partout.

Olly : C’est vraiment un plaisir de revenir sur la route pour jouer nos nouvelles chansons, surtout en France pour manger de la bonne nourriture.

Tom : Et dormir avec des filles françaises plutôt qu’anglaises. Elles sont plus exotiques pour nous ! (rires)

  • Votre nouvel album sort bientôt, comment vous sentez vous à quelques jours de la sortie ?

Dylan : Oui c’est exact ! Le 26 avril.

Tom : On est vraiment excité que les gens l’écoutent. Et puis notre dernier album est sorti il y a bientôt quatre ans ! Alors on est vraiment impatient de voir comment les gens vont réagir.

Dylan : Et puis nous sommes vraiment contents du son qu’il a.

  • Sur votre premier album il y a un son très british. Pour le deuxième, le son est devenu plus dansant, plus agressif. Quel est le son du prochain album ?

Dylan : Le son est plus délicat. On a grandi pendant ces quatre ans. Les chansons sont plus matures, plus calmes parfois.

Tom : On a eu le temps d’utiliser des instruments avec lesquels nous n’avions jamais joué comme une banjo, des violons, une mandoline.

  • Vous êtes trois frères, est-ce que ça change quelque chose dans la composition ?

Tom : Oui malheureusement ! (rires)

Olly : Oui un peu. On ne sait pas vraiment car on n’a jamais joué avec d’autres personnes. On a commencé directement ensemble donc on ne sait pas ce que c’est que de composer avec d’autres. Mais je pense que le fait d’être frères nous permet de mieux nous comprendre , il y a une certaine alchimie qui se fait au sein du groupe.

  • Vous êtes énormément appréciés par le public français, est ce que vous ressentez ça ? C’est un gros honneur pour vous car nous sommes très difficiles niveau musique.

Tom : Oui carrément ! Des fois on voit des grands groupes anglais faire des toutes petites salles en France alors que chez nous ils font des festivals énormes ! On est vraiment reconnaissant d’avoir un public français si fidèle qui nous suit.

  • Ce soir, je suppose que vous allez jouer plusieurs nouvelles chansons, avez vous peur de l’avis du public ?

Olly : Oui, on joue 8 nouvelles chansons et 6 anciennes

Tom : Non du tout ! On s’en fiche ! (rires)

Olly : Non, réellement, on a peur évidemment, mais on a fait tout ce qu’on a pu pour sortir l’album qu’on voulait donc s’il nous plait, il devrait plaire au public !

  • Vous êtes en concert ce soir à Paris, que pensez-vous de cette ville ?

Tom : J’aime cette ville. Les bâtiments sont vraiment beaux, des fois, je les déteste, mais en général ils sont vraiment magnifiques ! Et maintenant que je vis à Paris, j’ai l’impression de toujours découvrir de nouvelles choses.

  • Tom, tu connais donc des mots en français ?

Tom : Oui ! « Voulez vous coucher avec moi ? » (rires) Non réellement je suis vraiment nul, je ne connais aucun mot.

Merci aux Kill The Young pour ce moment passé avec eux.

Kandid, un doux rêveur pas si candide que ça !

Au beau milieu de l’Auvergne, Clermont-Ferrand et ses 139 000 habitants. Parmi eux, Nicolas Driot, un jeune chanteur poète, fait résonner ses mélodies au cœur de sa ville !
Nicolas a choisi de s’appeler Kandid il y a sept ans déjà, et depuis le chanteur tourne en France et ailleurs, enchainant petites salles intimistes et premières parties de groupes et d’artistes qu’il apprécie sur des scènes plus imposantes.
Sincère dans la vie comme dans la musique, Kandid est le reflet de Nicolas, où toute la générosité et la douceur qu’il met dans ses mots transparaissent, et viennent toucher l’oreille puis le cœur de son public.
Rencontre avec Nicolas Driot, qui nous fait le plaisir, pour indiemusic, de nous accorder un peu de son temps pour nous parler de son projet de son origine à ce qu’il est devenu aujourd’hui.

  • Bonjour Nicolas, tu es clermontois. D’origine ou d’adoption ?

Je suis Auvergnat d’origine, mais Clermontois d’adoption depuis 2003…
Je suis  originaire d’un petit village de douze habitants en Haute-Loire !

  • Avant de parler de toi, peux-tu me faire un rapide portrait de ta ville, de sa culture musicale et bien entendu de son public ?

J’ai toujours du mal à répondre à cette question…
Depuis quelques années, Clermont-Ferrand a été cataloguée « ville rock » par les médias, et par des institutionnels. Selon moi, c’est une image très réductrice du paysage musical local (même s’il y a beaucoup de groupes avec des guitares électriques et qui chantent en Anglais… question de mode), et également du public. Le fait de coller des étiquettes, de se donner une image (quelle qu’elle soit) a toujours eu le don de m’énerver…

  • Comment en es-tu venu à choisir ton nom de d’artiste ; Kandid ? Avais-tu d’autres surnoms que tu aurais pu élire pour te représenter en tant que musicien quand tu as démarré ton projet ?

Mon nom d’artiste « Kandid » s’est imposé rapidement comme une évidence, même si l’orthographe a varié plusieurs fois au début… Ça vient de la signification anglaise du mot « candid » (qu’on peut traduire par « franc, sincère, qui ne cache rien »), qui collait plutôt bien avec le côté spontané de ma musique. Ça correspond en tout cas à ce que j’essaie de faire passer, en particulier quand je suis sur scène…

  • Kandid existe depuis fin 2003, soit un peu plus de sept ans. Quand est-ce que tout a vraiment commencé ?

Fin 2003 c’est effectivement la date de naissance « officielle » de Kandid, c’est-à-dire la période à laquelle je suis revenu en France, après avoir habité à Manchester pendant 4 ans…
Mais en réalité, c’est en Angleterre que tout a commencé, vers 2001 – 2002 ! J’ai eu la chance de pouvoir faire des études de musique là-bas, de rencontrer un grand nombre de musiciens et un bouillonnement culturel très stimulant…
J’ai pu me frotter à différents courants musicaux, jouer dans des groupes de trip-hop, de jazz, de folk…
Et en parallèle, j’ai eu la possibilité de creuser ma propre sensibilité artistique et de composer mes premières chansons vraiment personnelles… Paradoxalement, c’est en Angleterre que j’ai commencé à écrire en Français !

Crédit : Nicolas Auproux
  • Peux-tu me faire une présentation de Kandid ? Dans quel univers musical te situes-tu ?

Mon univers musical se situe à mi-chemin entre la pop, la folk et la chanson française. S’il fallait absolument mettre une étiquette à mes chansons (encore des étiquettes !), je dirais que c’est de la « pop en français », ou bien de la « chanson-pop ».  Au choix ! (rire)
C’est un univers poétique, sensible, qui s’adresse avant tout à l’intime…

  • Te souviens-tu de la première chanson que tu as écrit pour Kandid ? La chantes-tu encore ? L’as-tu fait évoluer ?

Oui, cette chanson s’appelle « Mon Amie »… une chanson sur l’amitié, et le vide que peuvent laisser certaines personnes… Elle figure sur mon 1er mini-album (« Les Premiers Pas ») sorti en 2005.
Ca m’arrive encore de la chanter de temps en temps… C’est une chanson qui m’est vraiment chère, qui veut dire beaucoup pour moi. Elle a assez peu évolué, mais je la chante mieux maintenant !

  • Avant d’écrire pour toi, tu as écrit pour d’autres artistes. Quel regard portes-tu sur ce don de ta personne, à travers tes écrits, au service d’autres interprètes ?

Ce n’est pas tout à fait exact… J’ai commencé à écrire pour moi, mais entre « Les Premiers Pas » & mon 1er « véritable » album « A Qui Veut l’Entendre… », j’ai effectivement écrit pour plusieurs artistes ; en particulier Clara Oleg (une chanteuse jazz) et Aliplays (électro-pop).
Pour moi, écrire pour d’autres est quelque chose de très stimulant, c’est une sorte de petit challenge…
En même temps, je ne cherche pas spécialement à m’adapter à la personnalité de l’interprète, j’essaie encore une fois d’être sincère avec moi-même. Mais je me permets des choses que je n’oserais pas forcément écrire si c’était pour moi, je m’autocensure beaucoup moins…

  • Écrire pour les autres t’a-t-il permis de parvenir à mieux écrire pour toi par la suite ?

Peut-être, je ne sais pas vraiment… C’est une expérience enrichissante en tout cas, et peut-être que quelque-part cela m’a permis de me décomplexer par rapport à l’écriture, de prendre davantage confiance en moi…

  • On va poursuivre sur ce thème fascinant qu’est l’écriture ! Quels sont tes sujets de prédilection quand tu écris ?

Mes sujets de prédilection sont l’amour (bien entendu !) et les relations humaines en général, mais aussi l’absence, l’enfance, la quête du bonheur… En résumé, la vie ! Bref, rien de très original en somme…

  • Quel est le sentiment que tu arrives le plus aisément à faire vivre à travers tes textes ?

Comme il y a une base autobiographique assez présente dans  la plupart de mes textes, et que mes émotions en sont souvent le point de départ, je dirais peu importe le sentiment… A partir du moment où ce que j’écris est intimement lié à ma vie, je peux être sincère et ainsi facilement faire passer une émotion…

  • A l’inverse, quel est le sentiment qui te semble le plus complexe à faire vivre sur papier puis en musique ?

L’engagement… Jusqu’à maintenant, j’ai toujours eu du mal à mettre en musique des textes sur des grands sujets de société (comme la pauvreté, la guerre, les problèmes écologiques, etc.)
Ce sont des sujets qui me touchent pourtant énormément en tant que citoyen. C’est un exercice très délicat de réussir un texte engagé sans que ça paraisse « lourd » !

  • Quand tu écris un morceau, la musique vient-elle naturellement avec ?

Oui, c’est rare que j’écrive un texte entier d’un seul trait, et qu’ensuite seulement je trouve une musique…  C’est en général un va et viens permanent entre des bribes de texte, notées ici et là, et quelques accords de guitare, une ébauche de mélodie…
La construction du texte et de la musique sont intimement liées dans mon processus d’écriture.

  • On va parler du monde qui t’entoure sur scène ! De quoi se compose le petit monde de Kandid ?

Ca dépend des jours ! Actuellement je tourne soit en solo (avec ma guitare, mon ukulélé, quelques loops…), soit en duo avec un multi-instrumentiste : Thierry Astruc (batterie, claviers, chœurs… tout ça en même temps !)
Il n’y a pas si longtemps, j’avais également une formule groupe plus étoffée, avec un bassiste et une violoncelliste / pianiste. Mais aujourd’hui il est plus facile de tourner avec des formules plus légères (techniquement et financièrement).

  • Avec tes acolytes musiciens, tu as déjà beaucoup tourné, et fait près de 400 dates dans toute la France ? Quels sont tes meilleurs souvenirs de ces dates ?

Il y a beaucoup de très bons souvenirs ! Il y en a beaucoup aussi de très mauvais ! (rire)
Dans les meilleurs, il y a bien sûr mes deux concerts en Chine en 2008 (à Shanghai), pour le côté absolument surréaliste…
Il y a aussi  le concert en 1ère partie de Miossec (et la rencontre avec ce grand Monsieur).
J’ai également plein de très bons souvenirs de concerts dans des tous petits lieux intimistes (ce que je préfère! J’ai besoin de ce rapport de proximité avec le public, car c’est dans ces lieux qu’il y a un véritable échange…).

  • Tu as déjà fait les premières parties de groupes et d’artistes connus ; Miossec comme tu viens de le dire, Raphael, Louis Bertignac, La Rue Kétanou, Aldebert ou encore Kaolin. Comment as-tu réagis quand tu as appris pour ta toute première partie ?

C’est toujours une grande chance de pouvoir faire la 1ère partie d’un artiste ayant une certaine renommée, car ça permet avant tout de se produire devant un public beaucoup plus nombreux que d’habitude, et donc de se faire connaître davantage… Donc bien entendu,  j’ai toujours été très heureux chaque fois que l’occasion s’est présentée ! Et d’autant plus quand il s’est agi d’un artiste que j’appréciais particulièrement (et dont parfois j’étais fan depuis 10 ans… comme Miossec par exemple !)

  • As-tu aujourd’hui l’occasion de proposer à ton tour à de jeunes artistes de faire ta première partie?

Malheureusement, je n’en suis pas encore à ce stade-là… J’espère qu’un jour ce sera le cas ! (Ça serait bon signe pour moi !)

  • Enfin, pour terminer sur la scène, si tu devais me convaincre d’aller te découvrir en concert suite à l’écoute de ton dernier album, quel serait ton argument fort ?

Je dirais que la version concert est en fait très différente de l’album…
Les gens qui ont aimé l’album ont en général adoré le concert… et ceux qui n’ont pas accroché au départ avec l’album ont souvent été agréablement surpris et ont beaucoup aimé le concert ! Bon, il y en a sûrement aussi qui n’ont aimé ni l’un ni l’autre, mais ils ne me l’ont pas dit! (rire)

  • On en vient naturellement à parler de ton album; « A qui veut l’entendre ? ».  13 titres…qui parlent de quoi ?

Sur les 13 titres qui composent cet album, il m’est apparu après coup que le thème de « l’absence » était assez récurrent… C’est un peu le fil conducteur :  L’absence due à la perte de l’amour, la perte d’un proche, ou encore la perte de l’innocence… Pour autant, ce thème pas vraiment des plus joyeux en soi, est souvent abordé de manière assez légère, jamais de manière frontale en tout cas.
D’autres thèmes sont également abordés : l’engagement amoureux (« La Place du Mort »),  ou ma taille ! (« Quand J’ Serai Grand »)…

  • Parmi tous ces morceaux, si tu devais m’en choisir trois, lesquels retiendrais-tu et pourquoi ?

Dure question…
« Louise » pour le travail au niveau des arrangements (avec le quatuor à cordes notamment).
« La Place du Mort » pour la mélodie et son côté pop accrocheur.
« La Berceuse Définitive » pour le texte et pour la guitare de Ludwig (guitariste de Kaolin)

  • Tu as sorti chez Discograph, un EP trois titres suite à cette album en 2010. S’agit-il de nouveaux morceaux ou d’une sélection de trois titres de ton premier album ?

Il s’agit de trois titres déjà existants (un extrait des « Premiers Pas » et deux extraits de « A Qui Veut l’Entendre… »), sur le thème de l’enfance. Ce EP est sorti début décembre, suite à un concours organisé par le label Discograph…

  • Aujourd’hui, dans ton processus d’écriture, as-tu composé assez de nouveaux titres pour envisager la sortie d’un nouvel album dans les mois à venir ?

La plupart des titres du prochain album sont écrits, mais il reste un gros travail à faire au niveau du choix des orchestrations…  Il n’y aura pas de sortie avant 2012.

  • Tu as de nombreuses dates à venir, je te laisse les donner !

Je serai le 27 mars à la Cocotte Minute & Papotage sur Monistrol sur Loire (43)
Le 1er avril à la Grande des Vachers à Blanlhac (43)
Le 16 avril sur Radio France Bleu Berry pour une interview et un live.
Le 20 avril pour le printemps de Bourges en off.
Le 5 mai à la Salle Jean Dame à Paris (2e).
Le 13 mai dans l’IDTGV entre Paris et Bordeaux, puis un concert au « El Chicho » à Bordeaux et le soir même le retour dans l’IDGTG entre Bordeaux et Paris.
Le lendemain, un concert à la Chauferie à Paris, en option.
Le 12 juin, je serai à Saint-Trivier-de-Courtes (01) pour un concert à emporter.
Le 17 juin à Vieure (03) pour un concert en plein-air.
Le 28 août à Arsac-en-Velay (43) pour un autre concert à emporter et enfin le 12 novembre à Cebazat (63) dans le cadre du festival « Sémaphore en Chansons ».

  • Pour les lecteurs d’indiemusic, où peuvent-ils te retrouver sur le net ?

On peut me retrouver sur www.myspace.com/kandidmusic (on peut d’ailleurs y commander mes albums), ainsi que sur Facebook, Twitter ou encore Noomiz (l’album est d’ailleurs en écoute intégrale sur ce site).

  • Je te laisse au choix de finir sur une citation, ou sur un extrait d’une de tes chansons qui t’illustre !

« Il faut cultiver notre jardin » (Candide, de Voltaire)

  • Merci beaucoup Nicolas et excellente continuation dans tous tes projets artistiques !

Merci à toi !! A un de ces jours au détour d’une scène, j’espère !

Un grand merci à son manager ; Olivier CHESNEAU. Mail : ochesneau.32@hotmail.fr

LYS, une ombre anglo-saxonne plane sur le rock français

Rennes est un vivier de groupes talentueux, et ce depuis de nombreuses années. Parmi eux, LYS, quatuor rock-électro alternatif commence à faire parler de lui. C’est en tournant depuis plus d’un an sur des grosses scènes française et en exportant sa musique hors de nos frontières (Angleterre, Belgique et Suisse) que l’avenir de ce groupe se construit.

Rencontre avec Nicolas, chanteur de LYS, pour discuter autour du passé, du présent et du futur du groupe breton.

  • Salut Nicolas ! Tu es le fondateur et chanteur-guitariste du groupe LYS. La première question qui me vient est celle du nom LYS, pourquoi avoir choisi une fleur comme emblème du groupe ?

Et pourquoi pas ?

  • L’univers de LYS est profondément marqué par la culture musicale anglo-saxonne. Avec quelles influences musicales as-tu grandi ? Comment influencent-elles ta créativité musicale ?

J’ai grandi d’abord avec l’electro-rock de Chemical Brothers, Apollo 440, Moby, Massive Attack puis un concert d’Archive m’a profondément marqué à mes 12 ans, ensuite j’ai eu une période Radiohead, groupe qu’affectionne notre guitariste, aussi Placebo (époque « Black Market Music »),  et maintenant des groupes comme Foals ou Kings of Leon sont des révélations pour moi, au final toutes ces influences je pense les avoir digérer afin de proposer quelque chose, je l’espère, d’original tout en assumant ces influences.

  • Quelle particularité fait la différence selon toi vis-à-vis des autres groupes français ?

La voix en général… l’accent bien évidemment. Et un véritable esprit de composition original, une réal ouverture aussi dans la prod, quand tu écoutes le dernier album des Foals, tu sens vraiment un travail d’arrangements de dingue, et un traitement du son ultra planant tout en ayant une grande subtilité, sincérité qu’on retrouve pas en France. Au final, j’ai l’impression qu’en France si tu chantes en anglais faut  être original pour être original sans être sincère, on joue la comédie, il faut être deux sur scène, un peu barré, habillé en Deschiens, faire du théâtre… Heureusement, Il y a des exceptions comme Pony Pony Run Run ou Phoenix, des groupes classieux, mais qui ont d’abord marché à l’étranger, c’est en tout cas ce qui concerne Phoenix, il me semble.

  • Le line-up de LYS a beaucoup changé depuis ses débuts ? Peux-tu me présenter les membres actuels qui t’accompagnent sur scène et en studio, et comment la rencontre avec tes musiciens s’est-elle faite ?

Oui, pas mal de musiciens ont participé à LYS. Le groupe est composé actuellement d’Alex à la batterie, de Mathilde à la basse et d’Anthony à la guitare. J’étais dans l’urgence pour trouver des remplaçants, car on avait un concert à assurer à la fin de l’été 2010. C’était une sorte de défi  pour moi à la fois professionnel et personnel à cette période pas top de ma vie, mais j’ai gardé la tête haute. Je n’ai pas eu besoin de faire de casting ou presque, Alex était un pote, et Mathilde et Antony, je les ai trouvés très rapidement, et coup de chance, ça a tout de suite collé. On a bossé comme des malades, mais en même temps, j’ai toujours mieux bossé dans l’urgence.

  • Ton single « In My Mind » marche très fort sur les ondes depuis fin 2008. Depuis ce premier morceau, et un premier EP, ton groupe n’a pas sorti de nouveaux titres studio. Cela annoncerait-il la préparation d’un premier album ?

Disons que le single « In My Mind » est véritablement sorti et produit en juin 2009 avec une réédition en aout 2010 par Warner Music France en distrib. Maintenant la suite logique et souhaitée serait l’album, des majors et producteurs m’ont contacté  directement, mais bon c’est un milieu qui fluctue donc je ne préfère pas m’avancer. Les morceaux sont prêts, il y a plus qu’à les produire…

  • Comment se passe aujourd’hui concrètement la création d’un morceau à la sauce LYS ? Qui fait quoi dans le groupe lors des phases d’écriture et de composition ?

Je suis toujours à l’origine des textes, et encore de la composition, mais il y a un réel travail d’arrangements de la part de tous les membres du groupe dorénavant, ce qui me soulage. Ils ont une technique très intéressante. Précédemment, je travaillais essentiellement seul ou avec les anciens guitaristes pour les arrangements guitares.

  • Tu as déjà beaucoup tourné en France et même à l’étranger ces derniers mois (Angleterre, Suisse). Avant d’aborder les grandes dates que tu as été amené à faire, te souviens-tu de ton premier concert ?

Oui mon 1er live j’ai revu des photos récemment c’était avec mon cousin Alex et un bon pote Antonin, c’était pour une fête de lycée Zola à Rennes, ça date… On a joué trois titres devant 300 personnes…

  • Peux-tu revenir sur cinq concerts avec LYS qui sont pour toi des moments uniques dans ta vie de musicien ?

– Le premier prix du festival de Romans en 2007, car c’est le 1er prix et on l’oublie pas.
– Diapason à Rennes avec Hushpuppies en 2009
– 93 Feet East à Londres en avril 2010
– 1ère partie de Pony Pony Run Run à Dijon en 2010 (gros souvenir)
– 1ère partie de Love Amongst Ruin (le nouveau groupe de Steve Hewitt ex-Placebo) à la Flèche d’Or le 14 octobre 2010.

  • Beaucoup de dates sont à venir pour LYS dans les jours, semaines et mois à venir ! Le Scopitone samedi prochain, le Printemps de Bourges le 25 avril et de nombreux autres festivals déjà programmés pour l’été ! Pas trop de pression ?

Non, disons que c’est un travail de longue haleine de trouver toutes ces dates,  pour Bourges on est super content, on le doit entre autres à SFR Jeunes Talents qui nous soutient et qui a un réseau très intéressant. La pression on l’aura sans doute le jour même…

  • Ton groupe a beau être rennais, aujourd’hui ta musique s’exporte hors de la Bretagne. Un signe de réussite sans nul doute ! À quoi expliques-tu la bonne marche de ton projet ?

Oui il s’exporte, c’est notre ambition, on nous dit souvent que notre musique est vouée à marcher hors des frontières de par la langue, mais aussi de par un « son » qui plait à l’étranger, même récemment à de très gros programmateurs étrangers, peut être aussi que les gens sont plus objectifs et pas influencés par une réputation ou autre, car ça fait longtemps qu’on a arrêté de compter sur certaines infrastructures rennaises pour nous aider, tant pis poux eux (rire).

  • Je vais te poser une question extrêmement difficile ; comment vois-tu LYS dans dix ans ?

Dans 10 ans… au 5ème album ! En fait, je préfère pas y penser, mais je suis confiant.

  • Des projets à venir que tu désirerais partager avec les lecteurs d’indiemusic ?

Le projet c’est de proposer un album fin 2011, ou début 2012.

  • On va terminer sur quelques questions courtes ! Quel est le dernier album pour lequel tu as eu un coup de cœur ?

« Total Life Forever » de Foals

  • Quel était le dernier film que tu as vu au cinéma ?

« Black Swan »

  • Quel est le dernier concert auquel tu as assisté ?

Love Amongst Ruin à Paris.

  • Quel est l’événement d’actualité qui t’a touché ces dernières semaines ?

L’éviction de Michèle Alliot-Marie. Non je déconne.

  • As-tu une citation à proposer pour conclure cette interview ?

« La connerie c’est la décontraction de l’intelligence » (Gainsbourg)

  • Merci infiniment Nicolas et bonne continuation avec LYS !

Retrouvez LYS sur www.myspace.com/thelysmusic, sur http://twitter.com/lysmusic et sur www.noomiz.com/lys

Sex, Food and Rock’n’roll, the magical world of McBess

Matthieu Bessudo, ce nom ne vous dit peut-être rien… Mais si je vous parle d’un certain McBess, il vous paraîtra certainement plus familier.
Illustrateur, maitrisant parfaitement la 3D et l’animation, musicien à ses heures perdues, Matthieu Bessudo est à 26 ans, l’un des artistes français dont la renommée est aujourd’hui internationale.
Son style, qu’il exprime volontairement par le noir et blanc, défend son amour pour les jolies filles tatouées aux allures de rockeuses et sa passion pour la bonne chère.
Place à cette rencontre en compagnie d’un des illustrateurs les plus fascinants et talentueux de ces dix dernières années.

  • Salut Matthieu ! Tu t’es fait connaitre en tant que McBess. Pourquoi ce surnom ?

Hellow,
On m’appelle McBess parce que dans ma bande de potes, il y a déjà masse de Matthieu.
Mcbess, c’est la contraction de Matthieu et de Bessudo, mon nom.
Matbess est devenu McBess !

  • Ok, tout s’explique ! Tes débuts dans l’illustration, de quand datent-ils et quel a été l’élément déclencheur ?

J’ai fait une école d’animation 3d et là-bas, j’ai rencontré des gars passionnés par l’illustration. C’est là que j’ai vraiment commencé à réaliser des projets en graphisme.
Après cette école, je suis parti bosser pour The Mill à Londres pour faire de la 3d dans la pub. Mais j’ai vite capté que ce n’était pas tout à fait mon truc.
Pour revenir à ta question, il n’y a pas vraiment eu d’élément déclencheur, mais on peut dire que je m’ennuyais tellement au taff, que ça m’a amené à faire de l’illustration et ça a rapidement pris toute la place.

  • Aujourd’hui travailles-tu exclusivement sur tes projets liés à McBess ou travailles-tu encore au sein d’une agence de publicité ?

Non, aujourd’hui, je suis réalisateur à The Mill (www.themill.com) et je dois dire que c’est en partie grâce à mes illustrations.
Du coup, le truc sympa, c’est que quand je ne réalise pas une pub , je peux taffer sur mes projets.

  • Plutôt génial ! On va parler un peu de ton style graphique. Tu es très porté sur l’utilisation du noir et blanc, c’est un choix qui est venu naturellement ?

Oui, à la base je ne dessinais qu’au crayon donc le noir et blanc ne s’est pas posé, c’était dans la continuité.
Quand j’ai eu le choix de mettre mes dessins en couleur, j’ai toujours opté pour le noir et blanc.
Je trouve que ça rajoute de l’ambiance d’enlever les couleurs.

  • Je ne vais pas te contredire sur ce point. Tes personnages que tu créé me rappellent un peu l’univers des premiers films d’animation qu’on aurait mixés à un côté adulte, et rock. Si tu devais donner ta définition de ton style, ça serait quoi ?

Pas facile ta question, haha !
Sex Food and Rock’n’roll !

  • Héhé, c’est vrai qu’on retrouve souvent de la bonne nourriture, de jolies filles et des guitares dans tes œuvres. Beau résumé !
    D’ailleurs en parlant de rock n roll, en parallèle de ton boulot d’illustrateur, tu as monté ton groupe The Dead Pirates. Tu peux me le présenter ?

Yep !
J’ai toujours fait partie d’un groupe de musique et, du coup, c’est un thème récurant dans mes illustrations.
Il y a 3 ans, avec mon pote Simon, on a fait un court-métrage, qui est en réalité un clip pour un groupe qui n’existait pas a l’époque.
J’avais alors tout enregistré par moi-même et, avec Simon (www.siggjones.com), on avait appelé le groupe les Dead Pirates (http://music.dirtymelody.com).
Il y a un an, j’ai eu la possibilité de jouer cette chanson pour un concert et il me fallait un groupe.
J’en ai alors parlé à mon frère et deux potes… et ça a tellement marché que le groupe est devenu bien sérieux !

  • Génial, et du coup, une tournée de prévue en France ?

En mai, on devrait commencer à faire des concerts sur Paris.
On est en relation avec un promoteur pour la France, et un autre pour l’Angleterre.

  • C’est un sacré bon début ! Et concernant ton projet solo, Mc Bess, participes-tu actuellement à des expositions où l’on peut retrouver tout ou parties de tes travaux ?

Yup.
Là, je bosse sur deux expos ; une à Chicago en mars et une autre à Berlin en avril.
C’est une année assez bourrine pour moi !

  • Tu exposes beaucoup à l’étranger ou c’est plutôt nouveau pour toi ?

Non, ça a toujours été le cas.
Je fais une exposition pour Londres chaque année.

  • As-tu, à tout hasard, prévu de sortir un livre regroupant tes projets graphiques ?

Oui, il y a un livre, chez Nobrow, qui sortira vers juin.

  • D’accord ! Je pense que les amateurs de ton style vont se l’arracher à sa sortie !

Haha, faut espérer !

  • Pour les frenchies qui vont lire cette interview, as-tu des liens à leur donner pour retrouver tes projets aussi bien liés à McBess qu’aux Dead Pirates ?

Normalement, il y a tout sur mon site (www.mcbess.com), mais sinon on peut trouver quelques projets faits en solo ou en collectif sur les sites de Nobrow (www.nobrow.net) et de Rotopol Press (www.rotopolpress.de) avec qui je bosse souvent.

  • Très bien. Avec indiemusic, on suivra tout ça de près ! Un message à donner aux jeunes graphistes et illustrateurs qui veulent suivre ton parcours ?

Haha, c’est jamais facile ça.
Hum… Dessinez jusqu’a ce que vos mains saignent !

  • C’est rock n’ roll

Haha !

  • Merci beaucoup Matthieu pour cette interview ! Je te laisse le mot de la fin tout en te souhaitant d’excellentes expositions et une sortie qui cartonne pour ton premier livre chez Nobrow.

Merci pour l’interview et bon app’ !

Allez hop pour conclure cet interview, on se fait le clip des Dead Pirates « Wood » réalisé par Matthieu/McBess et son pote Simon :

Rencontre avec un prince noir du néo-folk, Kentin Jivek

Kentin Jivek est un artiste pour le moins intriguant et mystérieux. Depuis plusieurs années, ce troubadour voyageur né à Bordeaux, a adopté Paris pour y pratiquer son art.
Auteur, compositeur, il propose à qui veut l’entendre des textes aux parfums de ses rencontres, de ses voyages et des mythes qui l’ont toujours inspiré.
Rencontre avec un artisan de la néo-folk, Kentin Jivek.

  • Bonsoir Kentin ! Comment vas-tu et quelles bonnes nouvelles as-tu à annoncer ?

Très bien, merci. En ce moment, je prépare pas mal de choses ; principalement le live et le prochain album. Il y aura des collaborations dessus. Les dates à l’étranger ouvrent aussi d’autres perspectives.

  • Pas mal de projets ! Tu es maintenant rendu à ton 7ème album. Tes débuts musicaux, ça date de quand ?

Véritablement en 2004, quand je suis monté sur Paris pour y vivre et me rapprocher de certaines personnes.

A l’époque, je commençais à produire moi même les albums. Il faut croire que plus je fais d’albums, plus je me bonifie. J’en suis à mon septième album comme tu l’as dit, et à chaque fois le concept de l’album tire ses origines de choses personnelles, et de l’histoire de certains pays qui me touchent particulièrement.

  • Ta musique est, il est vrai, très marquée par les voyages et les rencontres. Peux tu me proposer un panorama de ces voyages que tu as pu faire ?

J’ai voyagé en Grèce ; le berceau des mythes, en Norvège dont je voue une certaine obsession depuis tout petit et en Allemagne. L’Allemagne est un pays qui m’a toujours soutenu, et son passé fait que les gens sont, selon moi, plus sensibles à toute forme de création artistique. Depuis Berlin, je ne suis plus le même homme.

J’ai également pas mal été à Londres ; le berceau du neo-folk, qui est mon style musical. Là-bas, les concerts te changent la vision d’une performance. Il y a une spontanéité du lien chez eux. Et puis à Londres, il y a les punks, Camden et ses bières.

Me déplacer et bouger, c’est ma vie, pour discuter partager des choses en tant qu’être, avant d’être demandeur pour une date.

Par exemple, Porto et le Portugal j’y pensais depuis un an et ça se fait ce mois ci. L’Argentine est un pays où je garde contact avec beaucoup de gens, malheureusement j’ai dû annuler une date pour causes logistique et budget.

Mon style regroupe tout ce qu’un pays et ses gens vivent, et puis si on cherche bien le folklore des musiques traditionnelles est très présent dans ces lieux. En France, c’est plutôt le pop-folk bien formaté pour le grand public. Mais je ne peux en vouloir à personne, au contraire.

  • Tu as toujours eu cette passion pour le voyage ou peut-on dire que c’est grâce à la musique que cette envie de découvrir le monde est véritablement apparue ?

Je pencherais plus pour la seconde option. Il n’était pas concevable pour moi de m’en tenir à un vase clos pour écrire et composer mes morceaux. C’est pour cela que j’ai toujours veillé à travailler aussi les langues et en apprendre de nouvelles. Je veille à m’adapter et après écrire en ayant des réflexes différents que lorsque je m’exprime en français.

Dans mon processus de création, je commence toujours par les textes, et la musique vient après.

Je n’aime pas la frustration alors j’emprunte des chemins de traverses et je me donner les moyens de mener à bien mes projets.

Pour continuer à exister et à évoluer, je considère qu’il faut chercher la confrontation, avoir peur et parfois se perdre, puis se retrouver et parler. Je lutte contre toute forme de rétention, s’il y a bien une chose que je déteste c’est le silence, il n’y pas pire sentence.

  • Ce qui explique ta propension à l’écriture et la composition, je me trompe ?

Exact.

Mais aujourd’hui, j’en suis encore plus content car je collabore avec d’autres musiciens et j’opte plus pour des textes comme participation et un certain jeu de guitare pour des mélodies. Toujours garder l’essentiel.

Et il est vrai que si je n’écrivais pas tout cela, je serai déjà à l’asile ; il m’est impossible de rester inactif.

J’ai un fort besoin d’expression, et donc quand on ne peut pas jouer sur scène, on le fait ailleurs ou on répète pour compenser.

Et, ainsi on produit.

  • On va parler des collaborations dont tu parlais en début d’interview ? En quoi consistent-elles ?

J’utilise ce que je fais de mieux avec le groupe ou la personne, nous avons des goûts communs mais un savoir faire différent.

Pour ma part, je m’occupe des textes et je manifeste un certain savoir faire à la guitare, surtout douze cordes en ce moment.

  • D’accord. Si tu devais retenir quelques titres de tes albums précédents, lesquels choisirais-tu et pourquoi ?

« La Maigreur élégante » car elle représente les prémisses de mon style, « Little Black Scorpions » qui dégage une atmosphère douce et simple, « Quelle Importance » étant donné qu’elle permet de faire jouer un maximum de gens dessus, et encore dessus, j’aborde le thème de l’amour fantasmé. Il y a aussi « Et vogue la Verve » qui est pour moi une victoire sur le fait d’écrire une chanson en français avec une démarche anglo-saxonne.

« Eight New Prophecies » et « Ode to Marmaele » sont des albums qui ont sauvé ma vie.

  • Sauvé ta vie, comment ça ?

Ils m’ont rassuré sur le fait que je savais évoluer et sortir des chansons que j’aime écouter chez moi, ce que je ne faisais jamais avant sur mon travail, avant qu’on attaque la scène.

En les enregistrant, j’ai frôlé divers problèmes, histoire d’être sur le fil du rasoir, et j’ai tenté d’y mettre le maximum de sensibilité.

Je me suis dis, si tu cherches à te détruire mieux que personne, tu n’auras rien à craindre du reste désormais. Et j’ai ainsi passé des mois entiers à travailler mes textes et mes compositions pour ces deux albums.

  • Je comprends mieux. Merci pour cette explication. Ce nouvel album que tu vas enregistrer prend-il la même direction ?

Non. Il sera plus posé et libre, mais il prendra la forme d’un double album, avec disons 11 titres CD1 5 titres et CD2 6 titres.

Il y aura plus d’ambient et de mélodies qui tournent ; j’utilise deux nouveaux instruments qui me permettent de coller au concept que je me suis fixé.

Les thèmes auront tous un noyau commun.

  • Et ce noyau sera ?

Je ne veux pas en dire plus pour le moment

  • Laissons le temps nous le révéler !

Oui et puis ça me perturberait de dire ce qu’il en est, ça ne me donnerait plus envie de faire cet album…

Même s’il est vrai que je laisse en suspend en filigranes des indices. Pour cela, il faut suivre mon twitter par exemple, ou ma page perso facebook.

  • Très bien, les lecteurs de indiemusic pourront ainsi faire leurs curieux !

Bien vu !

As-tu quelques coups de cœurs musicaux à partager ? Ou autres d’ailleurs ?

Le nouvel album de Death in June – Peaceful Snow, le mouvement cobra en peinture post seconde guerre mondiale et Jakob Böhme, un illuministe, le premier philosophe allemand.

  • Des coups de cœurs qui sont autant d’influences à ta musique et à ta créativité artistique plus généralement ?

Plutôt des choses qui participent à mon bien-être pour travailler dans de bonnes conditions. Je « n’aspire pas » ces artistes, ils voguent dans mon habitat et me permettent d’apprécier le temps qui passe.

  • Pour quand ton prochain album est-il prévu?

En juin 2011 et certain titres de cet album seront joués avant, en live.

  • Je ne te demande pas le nom de cet album bien évidemment.

Le titre est déjà trouvé mais il faut l’intégralité de l’œuvre pour le cerner, c’est mieux…

  • Et sinon, des dates de concerts à venir pour toi ?

Je serais à Porto le 25 février, et en Juin à Bucarest – une date en Pologne est en discussion en ce moment, et je vise New York et Buenos Aires pour la fin d’année.

  • Et la France dans tout ça ?

C’est pas encore le moment, je pense.

  • Très bien. Une citation, un message aux lecteurs pour finir l’interview ? Libre à toi !

Nul n’est prophète en son pays, et le meilleur reste à venir, toujours !

  • Merci infiniment Kentin. Et bonne chance avec tes nombreux projets !

Merci Fréd !

Retrouvez Kentin Jivek sur :
www.myspace.com/kentinjivek
http://twitter.com/KENTINJIVEK
www.kentinjivek.blogspot.com

God save The Twins, le rock anglo-parisien n’est décidément pas mort.

The Twins, c’est quatre potes d’enfance bercés par le blues, la pop anglo-saxonne et le rock d’aujourd’hui mais surtout d’hier.
The Twins, c’est également quatre gars parisiens d’origine anglo-saxonne qui ont naturellement choisi d’écrire leurs titres dans la langue des Beatles et de Mick Jagger.
The Twins, c’est une musique qu’on aurait pu sortir d’une malle à vinyles du milieu des années 70.
The Twins, c’est aussi un groupe qui envoie furieusement sur scène, avec un set live puissant et maitrisé, qui montre que décidément le rock n’est pas prêt de mourir.
The Twins, c’est enfin l’histoire des jumeaux, Douglas et David, respectivement bassiste et guitariste du groupe.

Rencontre avec l’un des jumeaux, Douglas pour parler autour de la sortie du premier EP du groupe.

de gauche à droite : Douglas (basse), Joseph (batterie), David (guitare) et Pascal (guitare et chant).
  • Salut Douglas. Tu fais partie du groupe rock parisien The Twins. Tu peux m’en faire une petite présentation ?

On a commencé à la rentrée scolaire 2007, ça fait 3 ans que le groupe existe. On se connaissait tous du collège, où on en était en section internationale anglaise. On a en commun d’être bilingue et d’avoir chacun un parent anglais ou américain.
On a une formation de rock n’ roll classique, deux guitares, basse, batterie.
Pascal chante principalement, David et moi faisons les harmonies.
Si je devais décrire notre approche de la musique, je dirai qu’on est des obsessionnels de la mélodie. Et qu’on fait du rock n’ roll au sens le plus riche, avec tout ce que ça comporte d’influences blues, soul et folk.

  • Si tu devais citer les influences les plus marquantes au niveau musical qui ont poussé à la construction du son de The Twins, ça serait quoi ?

Hum, alors notre son, c’est quelque chose qu’on va essayer de faire évoluer en fonction des différentes chansons qu’on va faire. A chaque intention de chanson correspondra un certain son. Donc la question des influences se pose plus au niveau de la composition des chansons que de la poursuite d’un son.
D’ailleurs si certains poursuivent un son plutôt qu’une écriture, ils se cantonneront à un certain style, et ils en pâtiront au niveau de la composition.
Avec le groupe, on a en commun d’être des puristes de la chanson. Des obsédés du couplet/refrain, de la mélodie simple et parfaite. Donc on admirera tous les groupes ou artistes à même de produire de bonnes chansons, sans restriction de style ou de son. Il y a les incontournables que tout le monde vénère, comme les Beatles, les Stones et Dylan. Mais aussi des bluesmen comme Howlin’ Wolf, Skip James, Muddy Waters, Leadbelly. La folk de Woody Guthrie, la Soul de Sam Cooke, d’Otis Redding ou de Wilson Pickett et bien d’autres.
On nous traite souvent de nostalgiques alors qu’on a juste l’impression de chercher le meilleur de la musique pop.

  • Tu viens de nous décrire le style musical du groupe et ses influences, on va un temps se pencher sur la sortie de ton premier EP, énonyme. Peux tu me parler un peu de la manière dont s’est fait l’enregistrer des cinq titres présents sur cette galette ?

Haha c’est notre premier EP, c’est un truc très collectif. On a fait appel à Aslak Lefèvre, (guitariste dans Bonjour Afrique et copain de Dorothé / The Rodeo) et on s’est enfermé pendant 3 jours au studio Mélodium, un studio analogique. On a joué les 5 morceaux en live, tout est allé très vite. Puis on a fait les prises voix au Grenier, le studio d’Aslak. Même si une cohérence certaine se dégage de notre EP, on a essayé autant que nous le permettait les conditions, d’enrichir notre son et de varier les intentions de chanson. On trouve un orgue hammond sur The Things That We Do, une guitare acoustique aux accents Stonesiens sur Water Under Our Bridges, etc.

  • Y’avait-il une volonté dans cet enregistrement de retranscrire au mieux une ambiance proche d’un de vos concerts ?

Non, pas vraiment. L’enregistrement en live nous permet une spontanéité dans les prises qui sied bien au style qu’on fait, mais ça n’a rien à voir avec un concert. En studio, tu t’efforces d’être précis. En live aussi, mais c’est le mouvement général, la présence qui prime. Et tant mieux si l’on s’emporte.

  • Avec ton groupe, tu as déjà fais de belles dates sur Paris ; l’International, la Loco ou encore le Gibus. Quels souvenirs en gardes-tu ?

De bons souvenirs !
L’international, on l’a fait 3 fois, et à chaque fois c’était mémorable. C’est là qu’on a fait la Release Party de notre EP. C’était blindé. Jouer devant du monde est un plaisir que « les civils » (comprendre les gens qui ne font pas de musique ou de concert) ne soupçonnent pas. C’est un don de soi avec un retour au centuple. Trop peu de groupes suent assez en concert. Le public ne s’y trompe pas. Il ne rend que si tu donnes. C’est ce que l’on s’efforce de faire.

  • On sent que la scène est ton terrain de jeu voire la raison d’être du groupe. Quel serait le lieu où tu rêverais de jouer avec The Twins ?

La scène c’est 50% du travail. Notre raison d’être c’est avant tout de tenter d’écrire les meilleures chansons possibles. La scène c’est là où ça prend vie, ça se « manifeste ».
Pour ce qui est du lieu, faudrait voir avec les autres, mais l’Olympia, dans de bonnes conditions ça m’attire pas mal. Et si on pouvait rencontre Paul Mac Cartney par la même occasion ça nous dérangerai pas !

  • Des dates de concert à venir ?

Alors, on a une date de prévue le 16 avril au Hideout, Gare du Nord à Paris. On annoncera d’autres dates bientôt, sur notre facebook.

  • Et concernant les autres projets du groupe, y-a-il un futur album en préparation ou d’autres bonnes nouvelles à annoncer ?

On va sortir un single avant d’attaquer l’album. Mais nous y travaillons déjà. On prend notre temps pour tâcher de faire quelque chose dont nous serons fiers, durablement.

  • En attendant, il y a le premier EP éponyme du groupe qui est dans les bacs. Où peux-t-on se le procurer ?

Il suffit de m’envoyer un mail, douglas@thetwins.fr avec une demande d’EP et je m’en occuperai. Pour ceux qui seraient intéressés il est en écoute intégrale ici : www.noomiz.com/thetwins

  • Pour terminer cette interview, aurais-tu une petite sélection de groupes indépendants à faire connaitre à nos lecteurs ?

Alors alors. Les Lipstick Traces, des amis avec qui on a partagé la scène plus d’une fois. Du rock n’ roll fait avec beaucoup de goût.

  • Très bien, on ira écouter ce qu’ils font. Eh bien merci Douglas pour cette interview que tu m’as consacré pour indiemusic. Très bonne continuation à toi et à ton groupe.

Merci à toi.

A moment with Morgan Manifacier

Je l’ai découvert avec son premier EP « The Seed Became A Tree », sorti en 2009, qu’il m’avait envoyé dans sa pochette carton blanche décorée à la main.
Pourquoi vous raconter cela ? Parce que Morgan aime faire les choses par lui-même et a surtout le talent de les accomplir avec brio.

La musique folk est un immense terrain de jeu pour ce frenchy expatrié sous le soleil californien. Avec son nouvel album « Grande », qui sortira au mois de mars prochain, Morgan Manifacier explore de nouveaux sentiers.
Il nous livre tout d’abord un album touchant, en abordant des thèmes qui lui sont personnels, souvent intimes, avec une sincérité incroyable. Rien que pour cela, Morgan mérite toute notre attention.

Et au delà de son parcours peu ordinaire, il nous montre également que sa musique a elle aussi bien muri. Fini les airs légers et aériens du premier EP, ici l’univers se veut décidément adulte et terriblement difficile à qualifier tant il est riche musicalement.

On voyage beaucoup au pays de l’oncle Manifacier avec ses morceaux principalement animés de riffs acoustiques et habités par des chœurs qui viennent donner du corps aux titres.

On n’en attendait pas moins du talent de Morgan et il nous livre avec Grande un grand et merveilleux travail de composition.
J’ai décidé pour accompagner cette chronique sur « Grande » de vous proposer une rencontre avec mon ami Morgan au travers d’une interview, à l’occasion de la sortie de cet album sur le label Tape Club Records.

Place à la rencontre…

  • Salut Morgan, tout d’abord comment vas-tu ?

Très bien, en ce moment. J’ai repris la fac à Oakland, j’ai retrouvé mes bons amis, et je viens d’annoncer une très bonne nouvelle aux gens qui me suivent musicalement. Un bon début 2011 pour ainsi dire.

  • Sacré début d’année tu l’as dit ! Tu signes sur un label indé anglais Tape Club Records. Tu peux nous en dire plus ?

En effet, je leurs avais envoyé une copie de mon album, et ils m’ont tout simplement répondu positivement. S’en sont suivis signature de contrats etc, et mot final de l’histoire, l’album sortira le 14 mars prochain!

Ils ont toujours été très ouverts au dialogue, ce sont des gens très généreux humainement, ce qui a beaucoup aidé le processus de signature.

  • L’album a été enregistré cet été, c’est bien ça ?

Pas tout à fait.

L’année dernière en réalité. J’ai mis a peu près sept mois. Je l’ai enregistré à la fac, entre ma chambre d’étudiant, et un théâtre qu’ils venaient de rénover.

C’était une expérience très enrichissante.

  • Pour ton premier EP « The Seed Became A Tree », tu t’étais entouré d’amis pour l’enregistrer, je pense notamment à Travis Vick. Cela a-t-il été le cas pour ton album « Grande » ?

Pas du tout. J’ai enregistre cet album seul.

Vraiment tout seul, du début jusqu’a la fin.

De l’écriture, à la composition, à l’enregistrement, au mixage, tout. C’est pour ca que j’en suis un peu fier.

  • Par rapport à ton EP, cet album propose une évolution au niveau de l’univers musical, même si de manière générale, c’est toujours de la folk. Comment peux tu décrire cette évolution dans ta musique ?

C’est une évolution particulière en effet. Cet album est beaucoup plus « roots » en un sens, et beaucoup plus acoustique aussi.
Le but était vraiment de créer quelque chose d’entier. Quelque chose qui puisse marquer un peu de mon histoire.
Cet album est vraiment un tout, et l’ambiance qui y est présente est vraiment différente de celle du premier EP.
Dans Grande, il y a une véritable nuance d’entité, dans le sens où c’est un vrai album, pas une compilation de chansons.
Les chansons sont toutes liées les unes aux autres, vraiment.

  • Et du coup, quels sont les thèmes principaux de cet album ?

On y trouve beaucoup de solitude, beaucoup de voyage, un soupçon de religion, une pincée d’amour fraternel et un hommage à la mort et au passé.

  • Des voyages, parlons-en ! Tu es français mais aujourd’hui tu vis à l’heure américaine, sur la côté Ouest des Etats-Unis, en Californie. Comment tout cela est-il arrivé ?

En fait, je suis tout simplement étudiant en musique. Une sorte de conservatoire aux Etats-Unis. Je leur ai proposé mon dossier, et ils m’ont offert une bourse ! C’est une grande chance pour moi de vivre cette aventure.

C’est une expérience étonnante, qui pose beaucoup de problèmes quotidien, mais qui t’aide à grandir d’une façon incroyable. C’est un moyen de s’éloigner de ses faiblesses, et de se rapprocher de ses qualités.

  • C’est évident que vivre éloigné de sa famille et de ses amis amène à une autre conception du quotidien. Si tu devais garder un souvenir, un seul du lieu où tu vis actuellement, ce serait quoi ?

Un souvenir? Je pense la rencontre de mes amis d’aujourd’hui. Ceux qui le resterons pour la reste de ma vie.

Un lieu, je ne pourrai même pas choisir !

  • Tu me tends une perche là ! Quels sont du coup les lieux incontournables en Californie pour toi ?

San Francisco ! Cette ville est vraiment magique. Bien sûr, il y a des endroits un peu plus ghettos que d’autres, mais c’est une ville resplendissante.
Lake Tahoe, et le park Yosemite, sont deux endroits naturels et extraordinaires. Des parks naturels gigantesques. A voir pour le croire, un peu dans la lignée d’endroits comme le Grand Canyon.
Les jolies ville américaines comme Monterey ou Napa aussi.
Ou encore le désert le plus aride de la vallée centrale.
Et j’en passe.

  • Merci Morgan pour cette petite invitation au voyage. On va revenir sur un peu sur ton album. Il se compose de dix titres. Si tu le veux bien, on va revenir sur quelques uns de ces morceaux. Ton album commence avec LAP. Ça veut dire quoi ?

Je vais devoir garder ça pour moi…

  • On n’en saura pas plus ?

Il faut toujours un brin de mystère !

  • C’est bien vrai, c’est ce qui fait la magie de la musique.
    Grande, titre éponyme de ton album, le termine. Quelle signification mets-tu derrière ce titre, et ce morceau ?

Grande est le nom de famille de mon grand père.

Il est décédé peu avant le jour de mon douzième anniversaire.

Cet album est en partie un hommage à cette personne qui fait toujours partie de ma vie.

La perte de mon grand-père fut très pénible en fait. J’ai eu beaucoup de mal gérer sa disparition.

Il m’a beaucoup donné, à moi, à mon frère, à ma sœur ; à ma famille en général.

Cet album est en fait également un hommage à ma famille.

  • On ressent vraiment la force de cet hommage à l’écoute des morceaux de ton album. Des titres vraiment profonds, qui mettent en valeur toute la sincérité qu’évoque ta musique et tes paroles. C’est un très bel hommage que tu leur livres ici.

Merci, cela me touche profondément Fréd.

J’espère que les gens le ressentirons aussi de leurs coté.

  • J’en viens à un autre titre de ton album, qui s’est traduit par un clip vidéo ; The Lines. Je veux bien que tu m’en dises quelques mots.

The Lines est une chanson phare de l’album. Elle est l’histoire, sous un tas de métaphores, d’une période de ma vie ou je ne trouvais plus le moyen de m’exprimer.

Je n’écrivais plus, je ne jouais plus, ou du moins je n’y arrivais plus.

En anglais, ca s’appelle « the writer’s block effect ». C’est un peu comme le phénomène de la page blanche.

Alors au lieu de me forcer à écrire, je me suis forcé à raconter ce que je vivais. Et cela m’a beaucoup soulagé, pour être honnête.

  • Et comment s’est fait le travail sur l’adaptation vidéo du clip car il s’agit d’une réalisation un peu surprenante.

Tout à fait, mon ami Azure Pepe Valencia, a énormément aimé la chanson, tout particulièrement la référence aux lignes. Et l’idée de projeter un film au rythme de la chanson vient de lui. J’ai adoré le concept, et donc nous avons pris une heure pour filmer le tout.

Mais c’était beaucoup plus de travail pour lui. Je trouve que cette vidéo est belle, et magnifique de simplicité, bravo a lui !

  • On approche de la fin de l’interview. On va revenir sur la sortie de Grande prévue pour le mois de mars si je ne me trompe pas. Ca sortira où et sur quelques supports ?

Tous les supports digitaux bien sûr ; iTunes, Spotify, Amazon, etc, mais aussi en physique sur la boutique du label Tape Club Records.

Sortie prévue le 14 mars !

  • C’est noté pour ma part, et sinon d’autres projets à venir ?

Un troisième album en cours d’écriture.

  • Très bien, on suivra ton actualité de près  pour nos lecteurs. Merci Morgan pour ce beau moment d’échange en ta compagnie, c’était un plaisir de discuter avec toi sur la sortie de ton premier album et sur tes projets.

Merci a toi pour cette opportunité! A très bientôt !

Retrouvez Morgan Manifacier sur http://morganmanifacier.com

Suivez également la sortie de l’album « Grande » sur Facebook :
www.facebook.com/pages/Morgan-Manifacier/50757545603

www.facebook.com/event.php?eid=181695788531038&ref=ts

Et notez que « The Lines » est en téléchargement gratuit pour vous faire patienter sagement jusqu’à la mi mars :
http://soundcloud.com/morganmanifacier/the-lines

Rencontre avec Fred Pradel, chanteur de Léonie

Léonie ou l’histoire d’une rencontre entre des potes passionnés de sports de glisse et de musique.
Rencontre avec Fred Pradel, chanteur et violoniste du groupe.

  • Salut Fred ! Tu fais partie du groupe angevin Léonie, peux tu présenter la formation musicale aux lecteurs d’indiemusic ?

Alors le groupe est composé de deux guitaristes, un bassiste, un batteur, un trompettiste, un tromboniste et moi même au chant et violon.

  • Peux tu présenter le style musical du groupe et les grandes influences de ta formation ?

Alors le style est pop rock cuivré et les influences vont de la Ruda à Noir Désir en passant par Téléphone !

  • Léonie, c’est une sacrée formation musicale aujourd’hui, ça a toujours été le cas ou ça a évolué au fil du temps ?

Non, elle à toujours été comme ça ! Quelques membres du groupe ont changés mais la formule a toujours été la même.

  • D’ailleurs, le groupe existe depuis plusieurs années déjà, quand est-ce que tout à commencé ? Et comment ?

Il y a 4 ans maintenant ! Nous avions un autre groupe basé en Vendée aux Sables-d’Olonne et nous étions mon frère et moi venus à Angers pour étudier au Conservatoire ! Et nous avons eu naturellement envie de remonter un projet sur place avec des personnes qui avaient les mêmes envies que nous.

  • D’accord, donc un groupe de férus de musique à l’origine. Depuis les débuts du groupe, avez-vous sorti des enregistrements ?

Oui ! Notre premier EP date de 2006, ensuite nous avons sorti un second EP en 2008, puis un cd acoustique en 2010 !

  • Je te pose donc la fameuse question, où peux-t-on se les procurer ?

Le premier EP n’est plus disponible mais les autres sont disponibles en vente par correspondance ! Il suffit de nous envoyer un mail a info@leoniemusique.com

  • Et je suppose qu’on peut également les obtenir lors des concerts du groupe ?

Oui, également !

  • On va parler un peu des concerts d’ailleurs ! Léonie, si ça devait se résumer en plusieurs dates, tu retiendrais lesquelles, et surtout pourquoi ?

Notre premier concert à Paris il y a un mois ! (Grosse pression car les maisons de disques venaient nous voir et également car il y a eu une ambiance de folie dans la salle du Bus Palladium ). Le festival Doumer Show à Nort-sur-Erdre (car nous avions été sélectionnés parmi 80 groupes, par des collégiens et qu’il y avait 900 personnes devant nous le soir du concert complètement hystériques) et enfin tous les concerts qu’on a pu faire cet été en acoustique car on a eu un échange génial avec les gens.

  • Donc si je résume un peu l’ensemble, le public parisien vous a totalement séduit et la tournée acoustique de Léonie a été une réussite cet été !

Oui voilà !!!

  • Comment s’est passé cette transition de l’amplifié-cuivré à l’acoustique pur pour préparer cette tournée estivale ?

On pensait que ça serait plus dur d’avoir un bon rendu en acoustique, mais finalement au terme de quelques répètes on s’est rendu compte que les morceaux fonctionnaient super bien comme ça.

  • Et du coup, vu le succès de cet été, une nouvelle tournée estivale en acoustique pourrait-elle être au programme ?

Oui elle est même déjà prévue ! mais elle devrait être moins intense que l’an passé car quelques dates en électrique commencent à tomber.

  • On suivra tout ça de près pour les lecteurs d’indiemusic. On va parler un peu de l’actualité de ton groupe. Des dates à venir ?

Oui quelques unes sont déjà confirmées comme la coopérative de mai à Clermont-Ferrand le 22 Janvier, ou encore le Canal 93 à Bobigny le 23 Janvier… toutes les dates sont sur notre myspace et d’autres devraient arriver prochainement.

  • On peut donc retrouver tout ça sur www.myspace.com/leoniemusique. Et sinon, tu parlais des labels qui s’étaient déplacés pour découvrir votre groupe en live au Bus Palladium, des retours déjà ?

Oui mais pour l’instant encore un peu tôt pour en parler, mais ça avance dans le bon sens ! On a appris à être patients et c’est pour ça qu’on s’enflamme pas devant les premiers retours.

  • Et tant mieux ! Vu que Léonie est un groupe d’Angers, je vais en profiter pour te proposer de présenter un peu aux lecteurs parisiens quelques groupes de par chez toi, avec qui tu as pu partager des scènes ou que tu apprécies tout simplement.

Tout d’abord, on ne peut pas ne pas citer la Ruda, Lo’Jo, ou encore Zenzile. Et ensuite pour les groupes avec qui on a pu partager des scènes ou avec qui on s’entend bien je dirais Djak, les Nifty Lies et Kwal (avec qui j’ai tourné pendant deux ans ) !

  • Dans Kwal où tu étais violoncelliste, c’est bien ça ?

J’étais altiste !

  • On va parler juste un peu de ton tourneur, Sofiane Prod, c’est qui, c’est quoi, et de quels groupes s’occupe-t-il ?

Sophiane, c’est notre tourneur en effet ! Il est de Clermont-Ferrand et s’occupe de pas mal d’artistes notamment de Zak Laughed, un jeune chanteur compositeur.

  • Très bien. Plutôt pas mal d’actu pour le groupe. Et a priori ça ne fait que commencer pour Léonie ! Merci Fred pour ta disponibilité pour cette interview et je te souhaite une excellente continuation à toi et ton groupe ! A bientôt.

Merci Fréd !