[Live] Drahla et SCHØØL au Point Éphémère

Lundi dernier, les fans du groupe art rock DRAHLA se pressaient au Point Éphémère. Tout droit venu de Leeds, le combo anglais bouclait sa tournée européenne autour de son deuxième album, « angeltape », avant de rentrer au pays. En première partie, SCHØØL, nouveau projet parisien musical rappelant les sonorités grunges et shoegaze des années 90 ralliait sur scène des membres venus de Rendez-Vous, Dog Park, Special Friend, Marble Arch et Liquid Face. Tous les ingrédients étaient finalement réunis pour partager une bonne soirée à la nostalgie d’un rock nineties.

Drahla © Arthur Loiseau

Formé à l’automne dernier, SCHØØL foulait sa toute première scène seulement quelques jours après avoir dévoilé son premier single « N.S.M.L.Y.D » (pour « Nothing Satisfies Me Like You Do ») sur les internet. C’est donc dans une ambiance bienveillante que le collectif parisien a sorti ses meilleurs riffs heavy mixés à une reverb remémorant My Bloody Valentine comme Slowdive. Des premières minutes intenses dans lesquelles les spectateurs ont agréablement dégusté les décibels, avant une succession de chansons plus mélancoliques qui auraient idéalement trouvé leur place dans la bande originale d’un film de l’époque. En conclusion du set, sur son single aux notes de synthé évoquant une sonnerie de téléphone, le public répond par la danse pour valider cette éclosion musicale réussi et un plaisir auditif bien réel pour les plus nostalgiques d’entre nous.

Le public du 10e arrondissement maintenant sacrément échauffé, les natifs de Leeds débarquent avec pour donner une leçon de punk radical, héritière d’une histoire typiquement anglaise. Dans la salle, les têtes réjouies headbangent. Le quatuor anglais dégage tant d’énergie d’entrée de jeu que le microphone du bassiste s’écrase au sol, enchantant l’audience comme on pouvait l’espérer. Un « Ça, c’est rock ! » est lancé d’on ne sait où, des éclats de rire fusent et c’est reparti ! Le moment le plus marquant de la soirée fut pour nous la complémentarité impressionnante entre le batteur et le bassiste, offrant des changements de tempo sur des riffs toujours tranchants. Pogos et sessions de crowdsurfing sans discontinuer, le rythme, mais surtout une relation qu’entretient Drahla avec son public fait l’effet d’un cocktail festif. À la fin du set, le rappel ne se fait pas prier devant un auditoire maintes fois rassasié et satisfait.


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Arthur Loiseau

Arthur Loiseau

Photographe passionné de musique basé à Paris