Vetiver, la pop au sens large du terme

Pochette minimaliste à l’allure vintage, musique planante sur fond d’évasion.

Vetiver, groupe indie pop de San Francisco sortira son nouvel album, 10 titres, intitulé de The Errant Charm le 14 juin.

Sur des purs moments pop, on se laisse aller à la décontraction. On oublie tout, sa journée, ses soucis, et que ça fait vraiment du bien. Ma thérapie par la musique peut commencer.

Le groupe californien qui en est avec The Errant Charm à son cinquième album déjà vous propose un incroyable voyage dans la pop américaine indépendante.

Andy Cabic, leader du groupe, a choisi d’écrire ses morceaux pour la ballade, et à vrai dire, on a bien envie de s’imaginer parcourant à notre tour la ville du Golden Gate sur cette bande-son aux allures estivales.

L’album s’ouvre sur It’s Beyond Me, titre absolument somptueux, où chaque apparition d’un nouvel instrument vient embellir l’instrumentation générale. Le titre a beau faire plus de six minutes trente, on ne voit pas le temps passer.

Worse for Wear pose l’univers du quintet américain. Une musique infiniment riche, portée par mille accords venant envahir les quatre coins d’une pièce. Une telle invitation à découvrir leur musique ne peut se refuser.

Can’t You Tell, troisième piste de The Errant Charm, propose un surprenant mélange expérimental entre ses instrumentations vintages à l’orgue et ses beats très dansants.

À la cool, Hard to Break est l’exemple même de la pop façon Vetiver. Elle va à l’essentiel, repose l’esprit et apporte sa touche de bonne humeur à la manière d’un Math and Physics Club (autre groupe américain que je vous invite vivement à découvrir) ou de The Weepies.

Fog Emotion, cinquième titre, est le slow de l’album. À l’ancienne, il rappellera aux plus âgés d’entre nous les bandes-son des années quatre-vingt.

Right Away rappellera quant à lui ce bon Neil Halstead et ses titres pleins de tendresse et de douceur.

Des airs joyeux sur des instrumentations folks qui donnent le sourire. Que demander de plus.

Ce sera de même pour Wonder Why, entrainant titre pop rock qui chez moi m’évoquera les efficaces pop songs de l’Australien Ben Lee.

Ride Ride Ride tant même dans le rock n roll. L’acoustique laisse enfin place à la musique amplifiée avec un rock simple mais efficace. Dansant à souhait, si après ce titre vous n’avez pas une pêche d’enfer, ce n’est pas normal.

Faint Praise fait carrément l’inverse de Ride Ride Ride avec un titre plein de douceur. Parfait pour aller se mettre au lit et commencer à rêver…

The Errant Charm se termine sur le fantomatique Soft Glass, titre planant et contemplatif. Morphée arrive…

The Errant Charm est un chouette album à posséder. Il  surprend en proposant d’explorer à chaque nouvelle piste un nouvel univers, une nouvelle ambiance. Et à chaque fois, c’est une réussite. Épatant.

Disponible le 14 juin chez Sub Pop Recordswww.subpop.com

Wonder Why, extrait du nouvel album, est à télécharger gratuitement sur le site officiel du groupe : http://vetiverse.com/

Photos par Alissa Anderson

Palpitation, deux muses venues du nord

Palpitation est certainement, parmi les centaines de gigas de musiques numériques que je cumule inlassablement (mais méticuleusement) depuis une bonne décennie sur mes disques durs, l’un des groupes les plus précieux de ma collection.

Il va me falloir justifier mes mots, donc je le ferais. Je m’y engage. Je sens bien qu’une présentation du groupe susnommé s’impose.
Palpitation, c’est le nom de ce tandem indie pop suédois formé autour de deux muses, la blonde Maria Vejde et la brune aux cheveux longs Ebba Carlén. Ça fait très conte nordique, je sais !

Petit retour dans le passé du groupe ; elles sortent tout d’abord un premier EP « I’m Happy Now » en mai 2008 sur leur propre label et s’offrent rapidement l’opportunité de tourner dans des clubs et festivals populaires en Suède et en Allemagne. À cette époque-là, je ne les connais guère.
C’est en avril 2010, avec la sortie de leur premier album éponyme sur le label suédois Luxury, que je les découvre enfin. Et là, c’est immédiatement le coup de foudre. La claque musicale puissance infini. Mon cœur s’emballe. Je suis sous le charme, y’a pas à dire, c’est superbe.

Aux harmonies splendides empruntes d’évasion et de volupté se croisent deux voix, celle de Maria éraillée comme il faut, et celle d’Ebba, délicate et aérienne  à souhait. La magie opère instantanément sur ce mélange vocal où ces deux voix viennent se confondre et ne faire plus qu’une.
Maria et Ebba ou deux artistes transcendées, œuvrant à la réalisation de compositions impérissables au grand dam des pseudoartistes formatés par la culture de masse des majors.

Bien loin des schémas traditionnels de l’indie pop-ulaire, Palpitation nous offre un bien autre voyage, celui d’une musique riche, habitée et émotionnelle.
Moi qui voulais à la base vous parler de leur nouvel EP, je réalise finalement que cet écrit n’a fait que révéler un peu plus encore la profonde admiration que j’ai pour ce groupe. « I’m Absent, You’re Fareway », nom du nouvel EP colle décidément bien à l’univers du groupe.

À travers les six titres qui rythment cet enregistrement, c’est comme si je reprenais la route où m’avait laissé le précédent album du groupe, aux croisements d’une pop aérienne et d’un indie rock chaleureux et enivrant. Une boite à rythmes entraine le tout sur des riffs mêlants acoustique et électrique, comme pour mieux tempérer une musique en constante évolution avec ses poussées d’adrénaline et ses moments d’apaisement contemplatifs.
Me voilà donc poursuivant leur univers singulier et qui m’est pourtant aujourd’hui si familier.

Nul doute que vous succomberez aux charmes quasi mystiques de ces deux belles Nordiques si vous prenez le temps un instant d’y porter une écoute attentive.
Découvrez les sur leur site officiel : http://palpitation.se/ et téléchargez gratuitement sur leur page le premier extrait de leur nouvel EP « We don’t need to, we don’t have to ».

Arctic Monkeys, le retour !

Deux ans que Humbug était sorti et revoilà déjà les singes sur le devant de la scène. Cette chronique de l’album est une « avant-première » vu que l’album ne sort que lundi prochain mais le groupe a eu la gentillesse de l’offrir gratuitement en écoute via leur site.

Pochette minimaliste et saturation abondante. On se retrouve très loin de leur univers du début. Fini les riffs groovy et les sons dansants, Arctic Monkeys continue sa lancée sur un son beaucoup plus puissant et profond. J’avais été un peu déçu par le son du précédent opus, il est vrai que le changement était radical et que il m’avait fallu du temps pour m’y habituer. Mais là… QUELLE CLAQUE ! Le groupe nous avait déjà donné un bon aperçu avec le single « Brick by Brick » dans un style très Queen Of The Stone Age mélangeant le son des guitares saturées et leur habitude (principalement dans leurs précédents EP) à sortir des titres très psychédéliques, et il est plaisant de pouvoir entendre enfin plus de 10 titres du groupe ! La continuité est bien construite, et l’album d’avant nous sert comme de tremplin pour savourer parfaitement celui-ci. Les titres s’enchainent facilement déroulant tout ce que le groupe fait de mieux avec des petites pépites comme : «Reckless Serenade » ou « Library Pictures ».

L’album sera surement dans le Top 10 des albums de cet été avec ses ballades mélancoliques. Le songwriting d’Alex Turner est toujours aussi épatant et on savoure d’écouter un groupe sachant nous faire voyager aussi bien par les notes que par les mots. Arctic Monkeys fait maintenant parti des grands de la musique. Il est clair que le groupe s’adoucit beaucoup d’album en album, il murit et cela a du bon. Je donnerai mon coup de cœur à « Piledriver Waltz »  qui fait aussi partie (dans un autre arrangement) de l’EP composé par Alex Turner pour le film Submarine. Les deux versions sont magnifiques et nous transportent instantanément. L’album tourne déjà à fond sur mon pc et j’attends impatiemment de pouvoir me le procurer en vinyle !

Voici le lien pour écouter l’album : http://www.arcticmonkeys.com

KAKK MADDA FAKKA, plait-il ?

Les sept Norvégiens ont suscité le « WTF KAKMADAFAKOI ? » dans l’esprit de tout humain normalement constitué.

Imprononçable mais parfaitement audible, KAKK MADDA FAKKA signifie en fait << Cock Mother Fucker >>… Rassurés ?

Après leur premier LP Down To Earth sorti en Septembre 2007, les « cool kids » originaires de Bergen ont mis au monde leur nouvel album Hest en février dernier.
On y retrouve un fabuleux mélange d’influences principalement pop-rock-electro-indie (imprécis ?) mais également quelques traces de funk, jazz, disco…
Alléchant n’est-ce pas ? Les scandinaves ont un don pour mettre la pêche un matin option gueuledebois-cheveuxsales (lendemain de ma traversée de la Manche, voir l’aventure Miles Kane).

De plus, ils se retrouvent parfois jusqu’à 12 sur scène et Paf! ça donne un show ultra funky.
Bref, une pop entraînante et étourdissante qui ne demande qu’à être écoutée.

Je vous recommande vivement de vous procurer Hest et/ou les découvrir sur scène : Ils seront à La Flèche d’Or le 4 Juin prochain !

Le mot de la fin : Cock Mother Fucker !

MAP est mort, vive Charlie Foxtrot

Je vous faisais part il y a quelques semaines d’un coup de cœur venu du Québec avec les pop-rockeurs d’On A Créé Un Monstre.

Voilà qu’on me propose de chroniquer le premier album, « Mise en abîme », de Charlie Foxtrot, quatuor qu’on a du mal à classer dans un genre, proposant des titres entre punk rock ravageur, rock garage punchy et instants pop maitrisés. Et ce n’est pas leur premier projet ensemble pour ces quatre là ! En effet, eux quatre participaient auparavant au groupe punk rock MAP qui a quand même officié de 1995 à 2008. Ce n’est pas rien !

L’album débute sur le très rock « Pas un public cible », où l’on ressent toute l’énergie des Charlie Foxtrot, à peine on en fait la découverte. Deux voix se relayent sur le titre comme un surenchère de phrasés plus engagés les uns des autres. On cerne déjà bien l’ambiance que nous réserve cet album !

Dans « Le monde est beige », Charlie Foxtrot donne sa vision de la société qu’il trouve bien triste. « Marre d’un monde en noir et blanc » chantent-ils !

S’en suit « Éternel pessimiste », titre assez lourd où le groupe se met dans la situation d’un type aux antipodes d’eux-mêmes, une personne terne qui ne se prend pas en main et qui n’a plus l’envie de rien.

Engagé, pourquoi pas ! Avec « Économie Rock », ça critique les  businessmen qui pensent la musique au nom du profit et non dans l’idée de faire du bon son. Le tout est servi par un rock n roll garage super frais !

Et comme Guillaume Guité, le chanteur, le dit, au sujet de la musique des majors  » Je m’en sacre – je m’en crisse Je les emmerde ! » C’est dit !

« Echap » avec des sonorités électroniques arrive ensuite ! Ca surprend après la livraison de plusieurs titres purement rock. C’est dansant, même sautillant ! Et quel refrain, plein d’efficacité. Ils sont doués ces québécois !

Echap laisse alors place à une petite interlude d’une minute « Charlie Foxtrot Blues » qui rappellera à certains les bons vieux albums de NOFX, puis ça enchaine cash sur « Foxtrot ». Titre bien rentre dedans autant par le son que par les voix posées dessus. Un refrain punk qui balance des bonnes vibrations. On en redemande !

Un rock punk avec quelques notes pop par moments nous attends suite à ça avec « Tes parfaites imperfections ». Les refrains hyper toniques sont clamés avec passion et envie, et ça se comprend vu que ça parle de la fille que Guillaume aime (semble-t-il) ! « Je perds le Nord et tu sais bien que j’adore Tes parfaites imperfections Je vénère les défauts, les travers Que tu portes avec passion ». La love song de l’album.

« Le futur inécrit » est l’avant dernier titre que nous réserve Charlie Foxtrot. Plutôt apaisé, sacrément blues, après des titres pleins d’énergie auxquels ils nous avaient presque convaincu, on assiste à un titre doux, mêlant paroles en français et en anglais, avec la participation de leur ami canadien Paul Cargnello qui les a assisté tout au long de l’enregistrement de ce premier album.

Et comme toute bon chose a une fin, on termine par « Le goût du vitriol » qui repart sur la même énergie que le début de l’album !

On partirait bien pour une seconde écoute finalement, surtout que l’album ne fait que trente minutes. Mieux vaut privilégier la qualité, que la quantité, finalement ça colle bien avec ce qui est dit dans « Économie Rock » !

L’album « Mise en abîme » de Charlie Foxtrot est sorti ce lundi chez Slam Disques et si vous aimez le bon rock québécois, c’est à mettre sur votre liste de disques à commander !

Charlie Foxtrot est sur myspace : www.myspace.com/charliefoxtrotqc et sur leur blog : http://charliefoxtrot.ca/, et  nos amis de chez Slam Disques www.slamdisques.com

Pour vous procurer l’album, il est disponible chez www.cd1d.com en version numérique et en version physique sur la boutique Slam Disques de www.bandpromo.ca

Big up à Pierre-Luc pour la découverte !

[LP] Young The Giant – Young The Giant

Young The Giant, jeune groupe californien, arrive en France avec bien du retard. Déjà 5 mois que l’album est sorti aux États-Unis et que le groupe écume toutes les salles de l’autre côté de l’Atlantique. L’été arrive, le soleil brille dans le ciel, un temps parfait pour entendre une pop américaine décontracte, sans envie de révolution.

Pour être franc avec vous, le single « Apartment » ne m’avait pas du tout séduit, de la pop commerciale facile d’écoute, du vu et du revu.  J’avais donc laissé le groupe de côté en attendant un son plus prometteur.  Et quelle claque en écoutant l’album ! Alors bien sur vous allez me dire qu’ils ne révolutionnent pas le style et c’est certain. A la première écoute on ressent derrière eux le passé de dizaines de groupes américains. Mais Young The Giant a réussi le pari de mélanger tous ses groupes (Maroon 5, Snow Patrol, Travis, Kings Of Leon ou The Killers) et d’en sortir un album plus qu’éclectique.  Tantôt rock puissant, puis pop mélancolique pour finir dans le groove, il est clair qu’on s’y perd un peu. Mais la force du groupe est de savoir mélanger chacun de ces styles et de les maitriser à la perfection ! Car s’ils ne révolutionnent pas le style, on ne peut nier qu’ils le maitrisent parfaitement.

Le groupe m’a marqué avec la sortie du single « My Body », un single produit pour les charts et qui ne sonne pas si mal. Un refrain accrocheur et un son bien mixé, il n‘en fallait pas plus pour monter le groupe vers le haut (La première partie de Kings Of Leon aidant aussi un tout petit peu).  L’album m’a bien surpris, agréablement surpris. Plusieurs titres comme « Cough Syrup » ou « 12 Fingers » ont retenu mon attention. Cependant avec 12 titres, l’album s’épuise petit à petit, on a vite fait le tour du style et la delay de la guitare agace parfois. J’aurai préféré moins de titres mais plus efficaces. Une mention spéciale pour « Islands » qui sort totalement du lot et qui serait intéressante à voir multipliée sur un futur album.

L’album sera parfait pour vous accompagner lors de vos sorties d’été sur la plage ou dans un parc, on ne dira jamais non a un peu de fraicheur vu les températures qui arrivent !

GOS : un son qui déménage !

GOS a sorti dernièrement son premier album. Un douze titres qui s’est quand même fait attendre…
Ca fait cinq bonnes années que David, Olivier, Pierre Frank et Richard, les quatre membres du groupe parisien sortent des titres totalement dingues. A l’image de leur premier single : Make It Short. Make It Dance! qui leur a valu un passage dans l’émission culte de Nagui.

J’entreprends donc l’écoute de cet album, Red Mess And Many Nights.

GOS fait le choix de démarrer en rythme avec l’efficace Too Many Too Long et son refrain entêtant porté par un David en très grande forme.

S’enchainent alors Machine et NYPD, deux des premiers enregistrements du groupe, titres rock incontestablement, ayant en commun des passages énergiques qui montent crescendo et qui trouvent du souffle sur les refrains avant de repartir de plus belle.

La suite a toutes les composantes d’un film noir, I Run, nous plonge dans le vécu d’un homme, haletant, poursuivi par la police en pleine nuit. Le tout est porté par un son très heavy, qui rappellera par moments l’univers d’un Rage Against The Machine tandis que les paroles très noires nous font entrer encore plus dans l’univers décidemment très rock de ce quatuor rock de la capitale.

On se demande à la fin du quatrième titre, si notre cœur va tenir, avec tout ce concentré d’énergie déployé. GOS nous livre alors Away, l’un des titres les plus personnels du groupe. Ecrit par David pour sa mère, GOS sait aussi faire dans l’émotionnel.

A force de trop rester dans les mêmes sonorités et à user les mêmes stratégies, Sorry Masters déçoit sans être pour autant mauvais, loin de là l’idée.
C’est bien l’inverse pour le titre suivant, Illusion où la GOS touch est présente, mais où l’alternance de moments de pur blues, d’envolées électro-électriques et de lyrisme dans la voix de son chanteur surprend et séduit.

Vient ensuite le tube par quoi tout a commencé – semble-t-il – pour GOS, Make It Dance. Make It Short !

Je les avais découvert avec ce titre où GOS en quelques phrases courtes convainc qu’ils sont les rois du dancefloor et on a bien envie de les suivre !

Piste suivante please ; Your absence avec son univers sombre. Pas franchement l’un de mes favoris. Tout comme Back In Town, le suivant, qui malgré ses envolées plutôt efficaces, n’arrive pas vraiment à la cheville des autres titres de l’album.

The Living Dead and The Spy, en voilà un nom de morceau qui a de la gueule, même sans en entreprendre l’écoute. Pierre Frank, le bassiste du groupe, livre un titre sur lequel les GOS devront s’appuyer dans les prochaines semaines. Efficace, bien découpé, avec un début guitare-batterie à la QOTSA propre et assuré. Un chouette morceau !

Enfin Drop The Match, clôt joliment l’album par un titre en acoustique où le groupe s’entoure d’amis aux chœurs et nous laisse une agréable touche de douceur sur la fin de cette écoute.

Voilà donc pour la visite du propriétaire ! N’hésitez pas à explorer leur univers à votre tour, univers d’ailleurs pas seulement musical mais aussi graphique ; GOS ayant mis tous ses potes et ses musiciens sur le coup pour illustrer les différents titres de l’album.

A vous désormais de vous faire votre propre idée de l’album !

www.myspace.com/gos605
www.deezer.com/fr/music/gos#music/gos/red-mess-many-nights-923542

Merci à Gaël Rouxel, manager du groupe, pour sa disponibilité.

La douce insouciance des Dandies

Ils ne (se) prennent pas la tête ces quatre là.
A travers à un premier six titres qui s’écoute simplement, d’une traite ou en boucle, on passe un bon moment. C’est efficace et puis c’est tout.
Les soirées, les filles, les potes, toutes les préoccupations de ces jeunes musiciens y passent.

Et les mélodies harmonieuses à base de riffs profondément marqués par un pop rock anglo-saxon y participe naturellement. C’est d’ailleurs dans cette culture rock que Dandies puise son inspiration à travers les rythmes enivrants des Kinks, Smiths et Libertines.

Pour autant, le français est ardemment défendu dans les textes et est justifié par l’une des influences majeures du groupe en la personne de Françoise Hardy. C’est eux qui le disent !
Moi j’y trouve surtout quelques similitudes avec la génération des susdits « baby rockeurs » ; des Peter Pan rockeurs, héritiers de Téléphone, qui ne veulent surtout pas se préoccuper des histoires d’adultes. « Profitons de notre jeunesse, et vivons le moment présent », voilà à quoi pourrait ressembler un cours de philosophie donné par Dandies.

Bon, ok, Dandies ne fait pas dans l’originalité à travers des histoires déjà vues, mais qu’est-ce qu’on s’en fout, non ?
Ces jeunes musiciens du Mans livrent un premier EP qui donne la pêche, et rien que pour ça, l’écoute en vaut la peine !

Dandies sort son premier EP dans deux semaines, et si vous ne connaissez pas, vous pouvez dès lors découvrir quelques uns de leurs titres sur leur myspace www.myspace.com/dandiesofficiel