MAP est mort, vive Charlie Foxtrot

charlie foxtrot

Je vous faisais part il y a quelques semaines d’un coup de cœur venu du Québec avec les pop-rockeurs d’On A Créé Un Monstre.

Voilà qu’on me propose de chroniquer le premier album, « Mise en abîme », de Charlie Foxtrot, quatuor qu’on a du mal à classer dans un genre, proposant des titres entre punk rock ravageur, rock garage punchy et instants pop maitrisés. Et ce n’est pas leur premier projet ensemble pour ces quatre là ! En effet, eux quatre participaient auparavant au groupe punk rock MAP qui a quand même officié de 1995 à 2008. Ce n’est pas rien !

L’album débute sur le très rock « Pas un public cible », où l’on ressent toute l’énergie des Charlie Foxtrot, à peine on en fait la découverte. Deux voix se relayent sur le titre comme un surenchère de phrasés plus engagés les uns des autres. On cerne déjà bien l’ambiance que nous réserve cet album !

Dans « Le monde est beige », Charlie Foxtrot donne sa vision de la société qu’il trouve bien triste. « Marre d’un monde en noir et blanc » chantent-ils !

S’en suit « Éternel pessimiste », titre assez lourd où le groupe se met dans la situation d’un type aux antipodes d’eux-mêmes, une personne terne qui ne se prend pas en main et qui n’a plus l’envie de rien.

Engagé, pourquoi pas ! Avec « Économie Rock », ça critique les  businessmen qui pensent la musique au nom du profit et non dans l’idée de faire du bon son. Le tout est servi par un rock n roll garage super frais !

Et comme Guillaume Guité, le chanteur, le dit, au sujet de la musique des majors  » Je m’en sacre – je m’en crisse Je les emmerde ! » C’est dit !

« Echap » avec des sonorités électroniques arrive ensuite ! Ca surprend après la livraison de plusieurs titres purement rock. C’est dansant, même sautillant ! Et quel refrain, plein d’efficacité. Ils sont doués ces québécois !

Echap laisse alors place à une petite interlude d’une minute « Charlie Foxtrot Blues » qui rappellera à certains les bons vieux albums de NOFX, puis ça enchaine cash sur « Foxtrot ». Titre bien rentre dedans autant par le son que par les voix posées dessus. Un refrain punk qui balance des bonnes vibrations. On en redemande !

Un rock punk avec quelques notes pop par moments nous attends suite à ça avec « Tes parfaites imperfections ». Les refrains hyper toniques sont clamés avec passion et envie, et ça se comprend vu que ça parle de la fille que Guillaume aime (semble-t-il) ! « Je perds le Nord et tu sais bien que j’adore Tes parfaites imperfections Je vénère les défauts, les travers Que tu portes avec passion ». La love song de l’album.

« Le futur inécrit » est l’avant dernier titre que nous réserve Charlie Foxtrot. Plutôt apaisé, sacrément blues, après des titres pleins d’énergie auxquels ils nous avaient presque convaincu, on assiste à un titre doux, mêlant paroles en français et en anglais, avec la participation de leur ami canadien Paul Cargnello qui les a assisté tout au long de l’enregistrement de ce premier album.

Et comme toute bon chose a une fin, on termine par « Le goût du vitriol » qui repart sur la même énergie que le début de l’album !

On partirait bien pour une seconde écoute finalement, surtout que l’album ne fait que trente minutes. Mieux vaut privilégier la qualité, que la quantité, finalement ça colle bien avec ce qui est dit dans « Économie Rock » !

L’album « Mise en abîme » de Charlie Foxtrot est sorti ce lundi chez Slam Disques et si vous aimez le bon rock québécois, c’est à mettre sur votre liste de disques à commander !

Charlie Foxtrot est sur myspace : www.myspace.com/charliefoxtrotqc et sur leur blog : http://charliefoxtrot.ca/, et  nos amis de chez Slam Disques www.slamdisques.com

Pour vous procurer l’album, il est disponible chez www.cd1d.com en version numérique et en version physique sur la boutique Slam Disques de www.bandpromo.ca

Big up à Pierre-Luc pour la découverte !

[LP] Young The Giant – Young The Giant

Young The Giant, jeune groupe californien, arrive en France avec bien du retard. Déjà 5 mois que l’album est sorti aux États-Unis et que le groupe écume toutes les salles de l’autre côté de l’Atlantique. L’été arrive, le soleil brille dans le ciel, un temps parfait pour entendre une pop américaine décontracte, sans envie de révolution.

Pour être franc avec vous, le single « Apartment » ne m’avait pas du tout séduit, de la pop commerciale facile d’écoute, du vu et du revu.  J’avais donc laissé le groupe de côté en attendant un son plus prometteur.  Et quelle claque en écoutant l’album ! Alors bien sur vous allez me dire qu’ils ne révolutionnent pas le style et c’est certain. A la première écoute on ressent derrière eux le passé de dizaines de groupes américains. Mais Young The Giant a réussi le pari de mélanger tous ses groupes (Maroon 5, Snow Patrol, Travis, Kings Of Leon ou The Killers) et d’en sortir un album plus qu’éclectique.  Tantôt rock puissant, puis pop mélancolique pour finir dans le groove, il est clair qu’on s’y perd un peu. Mais la force du groupe est de savoir mélanger chacun de ces styles et de les maitriser à la perfection ! Car s’ils ne révolutionnent pas le style, on ne peut nier qu’ils le maitrisent parfaitement.

Le groupe m’a marqué avec la sortie du single « My Body », un single produit pour les charts et qui ne sonne pas si mal. Un refrain accrocheur et un son bien mixé, il n‘en fallait pas plus pour monter le groupe vers le haut (La première partie de Kings Of Leon aidant aussi un tout petit peu).  L’album m’a bien surpris, agréablement surpris. Plusieurs titres comme « Cough Syrup » ou « 12 Fingers » ont retenu mon attention. Cependant avec 12 titres, l’album s’épuise petit à petit, on a vite fait le tour du style et la delay de la guitare agace parfois. J’aurai préféré moins de titres mais plus efficaces. Une mention spéciale pour « Islands » qui sort totalement du lot et qui serait intéressante à voir multipliée sur un futur album.

L’album sera parfait pour vous accompagner lors de vos sorties d’été sur la plage ou dans un parc, on ne dira jamais non a un peu de fraicheur vu les températures qui arrivent !

GOS : un son qui déménage !

GOS a sorti dernièrement son premier album. Un douze titres qui s’est quand même fait attendre…
Ca fait cinq bonnes années que David, Olivier, Pierre Frank et Richard, les quatre membres du groupe parisien sortent des titres totalement dingues. A l’image de leur premier single : Make It Short. Make It Dance! qui leur a valu un passage dans l’émission culte de Nagui.

J’entreprends donc l’écoute de cet album, Red Mess And Many Nights.

GOS fait le choix de démarrer en rythme avec l’efficace Too Many Too Long et son refrain entêtant porté par un David en très grande forme.

S’enchainent alors Machine et NYPD, deux des premiers enregistrements du groupe, titres rock incontestablement, ayant en commun des passages énergiques qui montent crescendo et qui trouvent du souffle sur les refrains avant de repartir de plus belle.

La suite a toutes les composantes d’un film noir, I Run, nous plonge dans le vécu d’un homme, haletant, poursuivi par la police en pleine nuit. Le tout est porté par un son très heavy, qui rappellera par moments l’univers d’un Rage Against The Machine tandis que les paroles très noires nous font entrer encore plus dans l’univers décidemment très rock de ce quatuor rock de la capitale.

On se demande à la fin du quatrième titre, si notre cœur va tenir, avec tout ce concentré d’énergie déployé. GOS nous livre alors Away, l’un des titres les plus personnels du groupe. Ecrit par David pour sa mère, GOS sait aussi faire dans l’émotionnel.

A force de trop rester dans les mêmes sonorités et à user les mêmes stratégies, Sorry Masters déçoit sans être pour autant mauvais, loin de là l’idée.
C’est bien l’inverse pour le titre suivant, Illusion où la GOS touch est présente, mais où l’alternance de moments de pur blues, d’envolées électro-électriques et de lyrisme dans la voix de son chanteur surprend et séduit.

Vient ensuite le tube par quoi tout a commencé – semble-t-il – pour GOS, Make It Dance. Make It Short !

Je les avais découvert avec ce titre où GOS en quelques phrases courtes convainc qu’ils sont les rois du dancefloor et on a bien envie de les suivre !

Piste suivante please ; Your absence avec son univers sombre. Pas franchement l’un de mes favoris. Tout comme Back In Town, le suivant, qui malgré ses envolées plutôt efficaces, n’arrive pas vraiment à la cheville des autres titres de l’album.

The Living Dead and The Spy, en voilà un nom de morceau qui a de la gueule, même sans en entreprendre l’écoute. Pierre Frank, le bassiste du groupe, livre un titre sur lequel les GOS devront s’appuyer dans les prochaines semaines. Efficace, bien découpé, avec un début guitare-batterie à la QOTSA propre et assuré. Un chouette morceau !

Enfin Drop The Match, clôt joliment l’album par un titre en acoustique où le groupe s’entoure d’amis aux chœurs et nous laisse une agréable touche de douceur sur la fin de cette écoute.

Voilà donc pour la visite du propriétaire ! N’hésitez pas à explorer leur univers à votre tour, univers d’ailleurs pas seulement musical mais aussi graphique ; GOS ayant mis tous ses potes et ses musiciens sur le coup pour illustrer les différents titres de l’album.

A vous désormais de vous faire votre propre idée de l’album !

www.myspace.com/gos605
www.deezer.com/fr/music/gos#music/gos/red-mess-many-nights-923542

Merci à Gaël Rouxel, manager du groupe, pour sa disponibilité.

La douce insouciance des Dandies

Ils ne (se) prennent pas la tête ces quatre là.
A travers à un premier six titres qui s’écoute simplement, d’une traite ou en boucle, on passe un bon moment. C’est efficace et puis c’est tout.
Les soirées, les filles, les potes, toutes les préoccupations de ces jeunes musiciens y passent.

Et les mélodies harmonieuses à base de riffs profondément marqués par un pop rock anglo-saxon y participe naturellement. C’est d’ailleurs dans cette culture rock que Dandies puise son inspiration à travers les rythmes enivrants des Kinks, Smiths et Libertines.

Pour autant, le français est ardemment défendu dans les textes et est justifié par l’une des influences majeures du groupe en la personne de Françoise Hardy. C’est eux qui le disent !
Moi j’y trouve surtout quelques similitudes avec la génération des susdits « baby rockeurs » ; des Peter Pan rockeurs, héritiers de Téléphone, qui ne veulent surtout pas se préoccuper des histoires d’adultes. « Profitons de notre jeunesse, et vivons le moment présent », voilà à quoi pourrait ressembler un cours de philosophie donné par Dandies.

Bon, ok, Dandies ne fait pas dans l’originalité à travers des histoires déjà vues, mais qu’est-ce qu’on s’en fout, non ?
Ces jeunes musiciens du Mans livrent un premier EP qui donne la pêche, et rien que pour ça, l’écoute en vaut la peine !

Dandies sort son premier EP dans deux semaines, et si vous ne connaissez pas, vous pouvez dès lors découvrir quelques uns de leurs titres sur leur myspace www.myspace.com/dandiesofficiel

La Saint Patrick a trouvé son égérie

L’insidieux Miles Kane nous attire dans son piège.

Miles Kane, comme un grand, on l’attendait depuis l’annonce de la sortie de son premier album solo “Colour of the Trap” (perso j’ai coché mon calendrier).
Le scouser de tout juste 25 ans sort de l’ombre (au sens propre aussi, il fait beau à Liverpool) après deux ans d’absence, deux tournées avec The Last Shadow Puppets et The Rascals, une séparation (RIP The Rascals) et sûrement beaucoup de réflexion.

Pari gagné pour ceux qui avaient misé sur la relève du rock british 3.0. Le talent de Kane est presque palpable dans ses morceaux trop bien orchestrés, le lad a concocté “Colour of the Trap” comme s’il était le précurseur de la pop alternative. Malgré quelques minimes déceptions, je pourrais tout de même traverser la Manche à la nage (sans bouée !) et faire du stop – et tout cela ivre morte – jusqu’à Liverpool pour trouver la recette de sa pop vintage gracieuse et ultra classe.

Bref, “Colour of the Trap” est THE album “made in UK” à suivre.

En espérant que son rock so 60s prenne le ferryboat autour du Monde et poursuive son voyage accross the universe.

Ils ont créé un pop-rock monstrueusement efficace !

Propulsé par quatre jeunes trentenaires élevés à l’indie rock américain, le projet On a créé un monstre, initié en 2006, compile sur son douze titres l’avenir du pop-rock québécois.

L’Iceberg – c’est le nom de leur premier album – est sorti le 8 mars dernier au Québec et depuis peu dans nos contrées !

Qu’on vous rassure d’emblée, ce premier opus d’OACUM ne va pas vous fondre entre les doigts, on peut même dire que c’est du solide ; tout s’y trouve maitrisé, autant les rythmiques guitares-basse-clavier-batterie, que les textes, tout s’accorde à merveille.

Les textes, parlons-en ! Le parti pris du groupe, pour le moins audacieux, a été de défendre notre chère langue française dans un pays où la culture américaine se ressent à chaque coin de rue.

Il ressort de ces morceaux de nombreuses histoires.

Tout d’abord, des aventures souvent romancées, parfois pleines de poésie sur « Le vent d’ailleurs » (un regard incendiaire…, regard pour lequel je craque »), ou totalement fantasques sur « Ma tête sur un plateau » (tu tires sur ma langue, avec tes poings, tu tapes la cadence, tu m’embrasses par surprise »).

À côté de ces histoires d’amour, des histoires plus graves ressortent avec « Comme un samouraï« , titre en deux parties sur le mal-être d’une personne qui perd toutes ses accroches à la vie, et des histoires imaginaires comme le premier single du groupe « Brûle » sur un incendie dans un appartement et le vent de panique (et de folie) qui s’en suit (« L’étage d’en dessous flambe maintenant, je suis lucide et je suis ailleurs en même temps) !

L’album se termine sur trois titres que les fans des débuts d’OACUM connaissent bien, dont « Ok! Mardi. Café » ou le récit à la première personne d’un homme tombant sous les charmes d’une jolie jeune fille (« Il fait chaud, tu me regardes, il fait chaud, c’est malade ! »).

Concernant les mélodies, les influences des groupes indés américains se ressentent, notamment avec un jeu guitare-piano sacrément efficace. L’Iceberg alterne des morceaux très dynamiques et dansants comme sur « Ma tête sur un plateau« , et d’autres bien plus posés, reposants, c’est le cas de « Ver d’Oreille« . Et entre les deux, des titres comme « Je pleure ou je ris » viennent faire jeu double, avec une rythmique à la fois tonique par moments, et qui prend toute son ampleur sur le refrain, et des moments bien plus calmes où toute la dynamique du morceau se calme pour mieux repartir.

L’univers pop d’On a créé un monstre ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il sera pour beaucoup le parfait accompagnement d’un début de soirée calme.

Véritable vent de fraicheur venu de Sorel Tracy, l’Iceberg vous fera certainement aimer encore un peu plus la musique indépendante venue de chez nos « cousins » de l’autre côté de l’Atlantique.

L’album est à découvrir sans plus attendre sur www.onacreeunmonstre.com et disponible en téléchargement sur iTunes et sur CD1D.com

Et leur premier clip sur le morceau « Brûle » est à découvrir ci-dessous :

Lucky Lindy, un billet d’embarquement pour la folk

Parfois certains groupes vous font partir loin, très loin à travers leur sonorités empruntes de voyages. Lucky Lindy en est un sacré exemple, et le fait avec originalité, en nous faisant partager les trépidantes aventures – aériennes si on se réfère au titre de leur album « The Greatest Aviators » – de quatre musiciens multi-instrumentistes originaires de la région parisienne.

Je vous les présente, Loïc, chanteur maniant aussi bien le banjo, l’accordéon, le kalimba et le ukulélé, Thomas, guitariste-chanteur trompettiste adepte du toy piano, Léo, violoniste contrebassiste et Benoit, batteur-guitariste. Surprenant quatuor qui, entre ses huit mains, a de quoi monter tout un orchestre !

Il n’est donc pas étonnant de retrouver dans ce premier album, treize titres qu’on pourrait penser issus d’une compilation d’artistes variés plutôt que d’un seul et même groupe. Et ce n’est pas pour nous déplaire !

Il ressort de l’album des quatre parisiens, une folk profonde et généreuse sur l’excellent « Sweet Hurts » (disponible au passage sur le volume 2 de This Is Select) et parfois intimiste comme sur « Old Sam ».

Leur univers n’est pas pour autant enraciné dans la folk, « Mission », morceau le plus dansant de l’album nous démontre que Lucky Lindy maitrise également avec brio les codes de la pop.

Et les influences du rock se ressentent sur de nombreux morceaux comme sur le refrain de « Get Out Of The Shadow ».

On pourra même noter les influences de la musique celtique sur « Sea Song » qui se révèle en parfaite illustration du voyage auquel le groupe nous invite. Dépaysement garanti !

Il serait donc vraiment dommage de passer à côté d’un album si remarquable par la variété de ses instrumentations navigants entre la folk alternative de Devendra Banhart, l’indie rock d’Archive et la pop des Sunday Drivers.

Lucky Lindy est un groupe à suivre, talentueux et généreux sur scène, qui ne va certainement pas révolutionner le monde de l’aviation, mais qui vient apporter sa pierre à l’édifice bâti au fil des années par les artisans de la folk.

Et l’aventure de Lucky Lindy ne s’arrête pas là, elle continue sur leur site officiel : www.luckylindyband.com

Kings of Tales – Land Of Tales

Jeune groupe d’Angers, Kings of Tales possède déjà, en à peine deux années d’expérience, un joli parcours dans sa région. On m’a proposé de les découvrir il y a quelques jours, et j’avoue avoir trouvé dans leur identité musicale un certain intérêt.

A la première écoute, à la première seconde, il n’y a aucun doute ; Kings of Tales s’inspire énormément de Muse (le citant d’ailleurs eux-même). Peu de groupes ont le courage ou la volonté de s’impliquer dans ce genre de rock mêlant l’alternatif et le lyrique. Inconsciemment, je me suis retrouvé au collège écoutant dans ma chambre les premiers albums du célèbre groupe anglais avec ce son bien grave et ces accords hurlants à la pelle. Aux Kings of Tales, on reconnaitra un travail impressionnant livré en si peu de temps avec deux EP sortis à quelques mois d’intervalle. Cependant Land of Tales, second EP du groupe, s’essouffle un peu en longueur, tombant même parfois dans le surplus. La voix de Florian, chanteur-pianiste de Kings of Tales, porte aussi l’inspiration de Muse, cependant elle aussi perd en puissance par moments, car ressembler à Matthew Bellamy n’est pas donné à tout le monde. Je retiendrai cependant la chanson « Broken Helmets » qui possède une introduction au piano digne des plus grandes chansons du groupe anglais, et réussir cela c’est déjà un grand exploit. J’y retrouve en effet la douceur du piano de Matthew et dans les chœurs un air de « Take a Bow ».

Alors bien sur Kings of Tales a encore beaucoup de chose à apprendre et à travailler. Mais on ne leur enlèvera pas la technique que ces cinq musiciens ont pu acquérir durant ces deux années, qui est assez incroyable. Leur son est juste et  ils ont la chance d’avoir un second EP très bien mixé. Certes la production est très générale mais n’oublions pas qu’ils n’en sont encore qu’à leurs débuts. En regardant la pochette qui me rappelle vaguement le dernier album de Wolfmother, je me suis aperçu que derrière ce son très lyrique, Led Zeppelin pouvait aussi se ressentir dans les influences du groupe (surtout l’introduction de « Elusive Childhood »).

Le son de Kings of Tales est pour le moins original, même s’il n’est pas encore véritablement défini, car leur style à force de partir dans plusieurs univers prend le risque de s’essouffler : virant tantôt dans le métal, tantôt dans le lyrique, tantôt dans le heavy. On s’y perd un peu ! Mais ce qui est à retenir, c’est que pour le jeune âge de la formation,  la technique est décidément bien là et cela mérite amplement d’être souligné.

Le second EP des Kings of Tales « Land of Tales » est disponible en écoute et en téléchargement gratuit sur bandcamp : http://kingsoftales.bandcamp.com/album/land-of-tales