[Entourage #38] Théo Maxyme

Fondateur depuis 2016 du jeune label, distributeur et studio Active Records (Gaumar, Mat Hood, Abakan, Lunaxy, Abel Chéret…), l’hyperactif Théo Maxyme est également musicien, auteur et interprète à ses heures restantes. Il le prouve en cette fin d’année avec un premier EP enregistré en live dans les studios parisiens de Ferber. Dans ce disque sobrement intitulé « Live à Ferber », il y présente la riche palette d’émotions, d’humeurs et d’influences entre rock, blues et chanson française. Un projet à l’image des artistes éclectiques qu’il accueille régulièrement au sein de sa structure. Pour indiemusic, Théo partage avec nous cinq artistes et groupes qui ont croisé sa route ces dernières années et qui ont parfois tout changé pour lui.

Gaumar

Mon rayon de soleil. J’ai rencontré Gaumar à la soirée de lancement de mon label Active Records. Nous avions organisé une grande jam-session au Réservoir à Paris quelques jours avant le lancement officiel pour partager un beau moment de musique et découvrir des talents, mais je crois que rien ne m’avait préparé à la fusée Gaumar. Autour de minuit, elle a retourné la jam en deux chansons. Je voyais des sourires partout. Aussi simple que talentueuse, elle a été un coup de foudre personnel et musical. Nous avons fait son premier EP « Yellow » avec Thomas Leiva, mon éternel ailier, et nous sommes actuellement sur un album qui lui promet sans doute de beaux lendemains…


Moonshine Blast

Un petit iceberg. Je savais depuis longtemps que mon batteur Nicolas avait son propre groupe de rock progressif : Moonshine Blast. Ils bossaient depuis des mois sur un album très mystérieux dont on ne voyait pas la couleur ! C’était très secret, mais on sentait un travail évident. Le premier titre « Mars » est arrivé pratiquement du jour au lendemain. Et là, c’est la claque. Sept minutes de dynamite comme on n’en avait pas entendu depuis Deep Purple ou encore Emerson, Lake and Palmer. L’album est sorti dans la foulée, et, comme c’était pas vraiment suffisant visiblement, ils m’ont remis une énorme baffe à leur release party au Backstage by the Mill. Je suis vraiment heureux pour Nico et son équipe, et j’espère qu’ils auront un jour la reconnaissance que mérite leur passion.


Jody Jody

Dieu comme c’est joli. Jody Jody est apparue comme venue des anges à l’avant-première du Rootstock Festival 2018. Large chapeau et petites lunettes, elle a atterri sur scène avec sa Telecaster turquoise et a posé sa voix sur un fil en apesanteur au-dessus de nous. J’ai pu découvrir son 1er EP, qui est une véritable merveille entre pop, jazz et soul. Le genre de perle qu’on ne trouve qu’au fond de l’océan. Le tout avec le charme des Néréides, grâce à un humour et une gentillesse implacables.


Pédro Kouyaté

Exotisme inattendu. J’ai rencontré Pédro Kouyaté… dans le métro. Avec sa voix éraillée, grave et pleine de souvenirs, il est venu enregistrer à mon studio après avoir remporté un tremplin sur Facebook. On a fait ensemble une bonne partie de son EP « Aïna » dédié à sa fille. J’ai appris énormément à ses côtés depuis enregistrer une calebasse jusque faire preuve de positivité et de poésie en toutes circonstances. Il a une histoire fascinante qu’il racontera bien mieux que moi. Il est revenu vers moi pour son album « Vis ta vie » qui est une réussite artistique totale. Son style électro-blues mandingue est unique, à découvrir absolument.


Hugo Jardin

Hugo Jardin, c’est une vieille connaissance, et sans doute un ami de toujours. On s’est assis à côté un matin en classe prépa. Il a sorti un médiator de sa poche, puis on a parlé de Bowie pendant près d’une heure, avant de sécher le cours de philo pour sortir les guitares chez moi. J’ai écrit mes premières chansons avec lui. C’était il y a presque 10 ans et il avait déjà ce titre « Yuma » toujours inédit. Un chef d’œuvre porté par un texte à vous en arracher les larmes sans demander la permission. On a fait bon nombre de concerts ensemble avant de prendre chacun nos routes artistiques. On se voit encore, la dernière fois à la release party de mon EP en octobre. Ce sera un jour un immense artiste. Je n’en doute pas, et surtout je le lui souhaite.


Chez Théo Maxyme, la douceur effleure la passion avec une élégante gravité. Il le prouve avec « Sur le fil », où les notes de piano, lentes et accueillantes libèrent une énergie rock collective et harmonieuse ou sur « Restless », titre pop-rock central de cet EP, évoquant avec un timbre plus grave le Coldplay de « Parachutes ». Entre tendresse, mélancolie et pas mal d’audace en reprenant en français le célèbre « Hey Joe » de Jimi Hendrix, Théo Maxyme se fait doucement, mais sûrement une place parmi les nouveaux talents à suivre de la chanson française, ouverts sur l’international.

« Live à Ferber » de Théo Maxyme est disponible depuis le 19 octobre 2018 chez Active Records.


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rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques

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