[Entourage #31] Tchaz Locke (STEVE AMBER)

Emmené par son chanteur franco-britannique au chant habité évoquant aussi bien Steven Wilson que Brian Molko, STEVE AMBER sort ce lundi son nouvel EP « From A Temple On The Hill » enregistré dans le studio parisien du même nom. Pour mieux saisir tout l’esprit de fraternité qui habite l’ambitieux combo psych rock parisien, nous sommes partis à la rencontre de son leader, Tchaz Locke, afin qu’il nous confie quelques franches anecdotes sur ses compagnons de galère, de studio et de répétition de tournée.

crédit : Adrien Di Bona

The Psychotic Monks

Comment ne pas parler des Monks ? C’est un de mes groupes préférés, et en plus ce sont mes potes. Ils ont beau être des monstres sur scène (allez les voir, ça vaut le coup), ce sont les quatre mecs les plus posés que je connaisse. Je trouve toujours le moyen d’être embarqué dans leurs aventures. Entre les enregistrements, les tournées, les résidences paumées au fin fond de la Creuse, j’ai un tas d’histoires à raconter sur eux, mais ça ne vous regarde pas. Allez écouter leur musique plutôt !


Shoefiti

Shoefiti, c’est le petit bébé d’Henri D’Armancourt. Un mec super talentueux. En plus, il est à moitié américain, et ça fait plaisir d’entendre un vrai accent chanter des textes qui défoncent. Et les lives sont bien barrés aussi ; genre, à un moment, il file sa guitare à quelqu’un dans le public pour aller trifouiller ses pédales d’effet, c’est génial. Les Psychotic Monks, Shoefiti et mon groupe STEVE AMBER, on forme une petite famille. On a des membres en commun, on s’enregistre, on se filme, on se refile des plans pour des salles, on se corrige des textes. Il y en a même qui vivent en colloc.


Howard

Des gars dans la même galère que nous. Non seulement, ils ont donné un nom propre à leur groupe, mais eux aussi partent en tournée en Peugeot 307 et sont embrigadés dans des histoires bizarres sur les aires d’autoroute. Le tout pour quoi ? Aller jouer devant 12 personnes et coller leur sticker à côté du nôtre dans les chiottes.


Salamander Jive

Les Salamader Jive, un groupe de Bordeaux, nous a invité pour une soirée underground organisé par l’asso Sonatik. Littéralement. C’était dans une cave. Super ambiance, super concert, super accueil. Il y avait même des toilettes sèches. Autant vous dire que j’étais conquis. Le chanteur de Salamander Jive, John, est un petit bilingue comme moi (amazing), et on a tous fini en after chez l’organisateur de la soirée. C’est cool quand tu tombes sur des gens chaleureux comme ça, c’était vraiment un bon souvenir de tournée. Tu te dis que ça valait bien l’aller retour Paris-Bordeaux.


Electric Retro Spectrum

Le groupe qui te plaque au sol avec un son monstrueux et qui ne te lâche pas de tout le concert. T’es arrivé sobre, mais tu hoches la tête comme si t’étais pompette. Entre les guitares bien fat de Marko et la voix crade et magnifique de Tara, ils ont trouvé leur son et, purée, ça fait du bien. En plus, Tara aussi parle anglais couramment, et ça fait plaisir à entendre. On avait fait une vidéo psyché ensemble il y a quelques temps, et en les filmant il s’est passé la même chose qu’en concert : je suis parti en transe. C’est un groupe qu’il faut absolument vivre en live, allez les voir !


Le nouvel EP de STEVE AMBER est une épopée collective à la vision hallucinée et palpitante. Témoin de cet appel sauvage, « Dust » nous ramène aux origines de l’homme et à son invariable dessein. Un titre infiniment planant et stellaire qui nous convie à un voyage intérieur des plus intenses et surnaturels. De l’ombre à la lumière, de la lumière à la poussière.


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rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques

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