[Live] Voyou, Bagarre et Pendentif au Festival Indigènes

Dans le cadre du festival Indigènes organisé par Stereolux, les frenchies à l’affiche du samedi, sous les Nefs des Machines, avaient beaucoup d’amour à donner. L’innocence pop de Voyou, la passion des clubbers nés de Bagarre et le romantisme chill de Pendentif étaient à l’honneur de cette grande fête, aux instants mémorables et collectifs. Retour express sur ses faits marquants.

Bagarre – crédit : Fred Lombard

La soirée commence pour nous sous les Nefs avec l’amical Voyou et sa pop lumineuse, pleine d’entrain. À l’image de son récent premier EP « On s’emmène avec toi », le chanteur nantais livre une prestation joviale, pleine de fraîcheur et de légèreté. Vif d’esprit et de mots bien troussés, Thibaud Vanhooland place le public sous son aile bienveillante pour former son tandem de choc. Virevoltant de la guitare aux rythmiques éclairées, du chant à la trompette, l’artiste, agile occupant de la grande scène extérieure, fait les beaux jours d’une chanson française bien dans sa tête et dans son corps.

Échauffée par les pollens concentrés dans l’air, la foule devient folle et tumultueuse aux premiers signes annonciateurs de l’entrée sur scène de la meute Bagarre. Ils sont cinq à prendre les commandes de la soirée, à prendre à tour de rôle le lead dans un échangisme de positions, sain, mais sauvage. De la guitare aux machines, des claviers à la batterie, du micro aux percus, Emmaï Dee, La Bête, Majnoun, Maître Clap et Mus font claquer les beats lourds sur le dancefloor des Nefs. L’ambiance devient tropicale et animale, à l’instar de leur premier album « Club 12345 » ; célébration libre d’un polyamour contagieux et triomphant pour les musiques nocturnes. « Béton armé », « Danser seul », « Claque-le » et une reprise de « La jeunesse emmerde le Front National » finiront de mettre en nage un public chaud comme la braise, mais toujours bon esprit.

Pour faire redescendre les températures de ce Printemps brûlant, nous trouvons refuge sous les néons corail et bleu cobalt de Pendentif. Guidé par le chant évanoui de l’exquise Julia Jean-Baptiste, les corps se réaniment pour s’ambiancer avec sensualité sur le groove des Bordelais jouant avec passion le fruit mûr et défendu de leurs deux albums. De la caresse auditive aux plaisirs des yeux, la jeune tigresse et ses trois compagnons font palpiter en douceur les cœurs hyper émotifs. De « Vertige exhaussé » à « La nuit dernière », de « Embrasse-moi » à « Rétroviseur », Pendentif revisite chaleureusement, magistralement, vigoureusement son incandescent répertoire propice à l’extase collective.

rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques

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