[Flash #21] Fuzeta, Amoure, Postaal, The Slow Readers Club et Barbarossa

Pour la 21e échappée musicale de notre format Flash, nous avons eu l’ambition de réunir jeunes espoirs français et talents montants et confirmés de la scène anglaise autour de la sortie du premier album du duo Postaal. Coup de projecteur sur les nouvelles sorties de Fuzeta, Amoure, The Slow Readers Club et Barbarossa.

Fuzeta – What We’ve Drawn

4 mai 2018 (autoproduction)

Avant la sortie de son premier album, Fuzeta porte son regard vers l’avenir avec l’EP « What We’ve Drawn » où résonnent quatre titres d’une puissance fraternelle inouïe. Évocatrice, unificatrice, la musique des Bretons s’y affirme avec force, ambition et justesse, quand elle libère ses embruns mélodiques et harmoniques. Chaque titre devient une affirmation authentique de leur identité pop et lumineuse, désormais pleinement assumée, fouillant dans nos tiroirs à souvenirs des émotions à raviver. Un disque nécessaire pour se souvenir et se construire.


Amoure – Vague

4 mai 2018 (Deaf Rock Records)

Nouvel importateur du zouk, Amoure déferlait début mai sur la pop française et solaire avec son second EP « Vague » contant allègrement les amitiés complices et les romances d’été. Avec une fraîcheur ingénue et intacte, le trio strasbourgeois emmené par l’enjoué et espiègle Nicolas Lietaert compile quatre brises d’airs fraîches et séduisantes. Le pop-rock remuant de « Vague », la fièvre sensuelle de « Sable », le portrait de l’intrépide « Claire » et leur reprise du classique de Daho, « Week-end à Rome » à la hauteur de l’original ne manqueront pas de réveiller chez nous votre besoin de vitamine C.


Postaal – Postaal

30 mars 2018 (Pop Records / Polydor)

Bien plus qu’un simple pont entre la pop anglaise et la french touch, Postaal est d’abord le fruit d’une bromance entre le chanteur londonien Dennis et le producteur parisien Hervé. Deux ans après son 1er EP « AA1 », l’élégant duo poursuit l’écriture de classiques instantanés pour faire danser (et chanter) timides mélancoliques (le délicieux « All Change » en duo avec Margaux Avril) et clubs bondés (les hymnes « Darkness » et « Wasted ») à l’unisson. En douceur et avec élégance, le premier album de Postaal devient le porte-parole d’une génération polyamoureuse, à jamais éperdue de nouvelles sensations et de rencontres.


The Slow Readers Club – Build A Tower

4 mai 2018 (Modern Sky Entertainment)

Depuis son précédent album « Cavalcade » sorti en 2015, The Slow Readers Club emmené par les frères Aaron et Kurtis Starkie n’a cessé de gagner en reconnaissance auprès du public et des médias anglais pour devenir en quelques mois le Next Big Thing mancunien. En maturité également. Revenu fin 2017 avec « Lunatic », captivant et brillant single d’ouverture de « Build A Tower », le quatuor new wave britannique confirme les prédictions au fil des titres suivants. À travers, entre autres, la montée en puissance et en voix de « Supernatural », l’imperturbable cérémonial post-punk « You Opened Up My Heart » ou encore l’addictif « On The TV ». Passé maître dans l’art de livrer une œuvre sombre et habitée au fil des titres et des émotions, The Slow Readers Club sort de sa zone d’ombre pour mieux brûler ses ailes au soleil.


Barbarossa – Lier

30 mars 2018 (Memphis Industries)

Trois ans après l’étonnante œuvre synthétique « Imager », l’Anglais James Mathé alias Barbarossa revient avec un quatrième album « Lier », plus organique et apaisé en apparence. S’il n’y délaisse pas son approche électronique et son fourmillement mélodique détaillé, presque scientifique et expérimental, le Londonien signe bien un disque bien plus accessible et contemplatif. Parfaitement maîtrisé du premier au dernier titre, « Lier » porte en lui un vague à l’âme absolu (le magnétique « Don’t Enter Fear » entre autres), échappé de l’esprit rêveur et parfois nébuleux de l’Anglais, capable de s’immiscer sans peine dans nos songes éveillés.

rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques

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